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9 Un mois avant Jeudi

Jeudi

 

Le jeudi matin commençait de façon on ne peut plus habituelle, je me levais bien avant ma douce moitiée. Je cuisinais à nouveau le petit déjeuner pour deux. Je préparais la part de mon petit ange sur un plateau et je vins la réveiller d’un baiser tel le prince charmant des contes. Dans la pénombre de la chambre à coucher toujours plongée dans l’obscurité nous échangeâmes embrassades et promesses d’amour éternelles. Si nous n’avions pas été un jour en semaine avec toutes ses obligations, il y aurait eu le match retour de la veille. 

Je quittais ma petite Tara sur le rappel de la vaisselle de la veille. Cette flèche du parth était mesquine mais elle valait pour toute les fois où c’est elle qui m’a assassiné. Je vous prie de croire lecteur que Tara peut être très cruelel avec moi. C’est elle qui insiste toujours pour glisser un rappel des tâches ménagères dans ces moments là, elles sont moins douloureuses ensuite. Mon petit ange me promit de le faire avant d’aller à son rendez vous chez le tatoueur. Oui, le tatoueur, avec tout ça j’avais presque oublié cette histoire de marque étrange sur le cul.

Je partais au boulot presque en sifflotant. Deux fois en moins de trois jours et en plus sur une semaine de travail pour nous deux. Notre couple avait des regains d’activité qui me plaisait.

 

J’étais en salle des profs avec les collègues à raconter nos mercredis respectifs autour de la sacro sainte tasse de café du matin. Le sujet dérivait autour de la course perpétuelle que constituait le mercredi pour un parent :  devoir trimballer ses différents bambins d’une activité à l’autre. Pourquoi la salle de gym est elle toujours à l'autre bout de la ville par rapport au stade de foot, hein ? 

C’est alors que je reçus un SMS de mon petit ange. Ce devait un truc du genre :

“Ah! Ah ! Très drôle la coiffure. Fais attention que je ne vois pas ROUGE la prochaine fois qu’on se croise mon coeur, [smiley du diablotin] Je sors, je serai de retour ce soir” suivi du smiley qui embrasse.

8h15 et elle était déjà sur le pont ?! Et bien son rendez vous avec son tatoueur devait lui tenir à coeur. Je supposais que le passage par la salle d’eau a dû être plus court que d’habitude.

La classe commençait dans presque cinq minutes, j’avais le temps de lui répondre. Je tentais un truc du genre “Mais c’est parce que rouge ça va plus vite” avec un smiley tirant la langue et un coeur. Oui le rouge permet de voler plus vite.

 

La matinée se déroula de façon extrêmement calme. La classe roulait toute seule. 

Au moment de la récréation j’étais de surveillance de cours et je compris rapidement pourquoi tout était si calme sur l’école aujourd’hui : deux des trois C.M.C. étaient absent, y compris Clément qui était dans ma classe. J'avisais le dernier membre du trio, Mohamed, s’il savait quelque chose. D’habitudes ces trois là passent leur mercredi ensembles à réaliser ce qu’ils appellent leur “quête”. Le gamin me confirma qu’en effet ils avaient passé leur après midi côte à côte à jouer à je ne sais quelle histoire abracadabrantesque de magie, de licorne, de pégase et de poney magique. A tout les coups ça c’était encore une idée de Clara, pour ce qui de l’imaginaire j’ai rarement rencontré une enfant aussi fertile. Il faut juste la canaliser un peu. Je demandais à Mohamed s’il savait pourquoi les deux autres étaient absents. Il me répondit par la négative avec tellement d’empressement que je sentis le mensonge à des kilomètres. Je dûs le tarabiscoter un peu mais il y a deux trois choses qu’on apprend en tant qu’animateur puis enseignant avec les années et faire parler un gosse sans en avoir l’air ça en fait parti. Il finit par me lâcher que les deux C, Clément et Clara, étaient peut-être malades de façon assez grave… Des gens bizarres étaient venus les voir dans la soirée eux et leur parents. Je frottais la tête du minot avant de le renvoyer, la récréation était presque terminée. J'appellerai les parents de Clément demain soir s'il ne revenait pas vendredi, histoire de m'informer. Ah et avertir Catherine, l’enseignante de Clara. Je me notais in petto que les C.M.C. avaient encore dû jouer avec des colorants car Mohamed avait des reflet mauve-violacé dans les cheveux alors que sa peau avait des teintes un peu verdâtre. Il faudrait vérifier les stocks de peinture et d’encres des différentes classes, avec ces zouaves valait mieux prévenir que guérir.

 

Un peu avant 11h soit plus d’une heure avant la pause méridienne mon téléphone se mit à vrombir. C'était ma petite Tara qui me contactait. Un SMS du genre “rappelle moi vite!” Elle ne me contacterait jamais sur le temps du travail sauf si c'était grave ou urgent. J’envoyais un duo d’élèves chercher Hélène, la directrice pour qu’elle prenne ma classe cinq minutes, le temps de l’apple. Je sentais que ces cinq minutes allait avoir l'élasticité des minutes à la Freezer de DBZ. 

Notre directrice Hélène est là depuis paraît-il une petite quinzaine d’année maintenant. Dans l'établissement il n’y a que Catherine, l’autre enseignante de CM1 qui soit plus ancienne qu’elle sur cette école. C’est le genre de bonne femme qui fait parti des meubles. Elle connaît tout le monde dans le quartier et tout le monde la connaît et la respecte pour ce qu’elle fait c’est à dire du bon boulot à son poste. Il lui reste encore six ou sept ans avant la retraite, l’essentiel de sa carrière est derrière elle. Des fois elle nous parle de ses enfants qui finissent leurs études. Elle en a même un qui est parti s'installer au Canada. Elle s’espère bientôt grand-mère mais aucun de ses rejetons ne semble pressé de sauter le pas.

La directrice arriva assez promptement, je lui expliquais la situation en trois mots. En temps normal je ne me permettrais pas ça avec un directeur mais je savais qu’avec Hélène je pouvais me le permettre, elle l’avait déjà fait pour certain collègues avec des enfants. En quatre ans sur l’établissement c’était la première fois que je lui demandais un tel service.

 

Je sortais sur le couloir et je décrochais. Je me fis immédiatement agresser verbalement par mon petit ange. Ma douce moitié était à bout de nerf et elle me déversa des tombereaux de cris, de pleurs et d’insulte. Il me fallut un certain temps pour la calmer. Je regrettais d’être au téléphone et pas physiquement à ses côtés. Il y avait tellement de chose qui passait par le non verbal avec elle : un geste, un regard, une intention… Surtout que je savais que ma petite Tara était tactile : il lui fallait un contact physique, sentir la personne, que le courant passe pour la rassurée. Avec juste la parole cela allait être coton et tout du moins particulièrement long.  

Après une infinité de temps en cajolerie, promesse que tout irait bien et autres propos rassurant le débit de parole était enfin compréhensible. J’arrivais à comprendre de ses explications décousues un peu du pourquoi de son actuelle crise de panique. La première raison qui émergea du chaos de ses propos était que ses cheveux étaient passés au rouge pétard dans la nuit. Pas vraiment une teinte naturelle. Je me souvins que déjà la veille elle se plaignait que ses collègues du centre de loisir lui aient teint des pointes de certaines mèches. Je tentais maladroitement de la rassurer. En fond je voyais ma directrice me faire de grands signes par la porte pour me signaler que ma classe attendait et surtout qu’on entendait tout. 

Maudit soit ces murs aussi épais que du papier cigarette qui isole de rien du tout. Avec le moulin à rumeur qu’est cette école il ne faudrait pas 48h avant que la moitié des parents me saute dessus pour X ou Y raisons, comme s’ils avaient besoin d’une raison tiens ! Heureusement que Tara travaillait sur une autre commune et que nous habitions sur une troisième, sinon ce serait encore pire. 

Je m'éloignais davantage, me réfugiant jusqu’à la salle des maîtres et sa photocopieuse. Je brodais une histoire qui moi-même ne me convainquait pas à moitié à propos de colorant à retardateur qui se déclenche plusieurs heures après leur application. Je mis des trésor d’imagination à convaincre ma petite Tara de prendre sa mâtiné du lendemain pour aller voir sa coiffeuse pour qu’elle lui ratrape tout ça. La facture du brushing serait pour moi.

Mais ce n’était pas ça le pire, non le pire est qu’elle sortait de chez le tatoueur qui l’avait gardé presque une heure de plus que prévue. D’après lui ce n’était pas un tatouage, ou en tout cas pas un tatouage réalisé avec des méthodes connues. Il n’y avait aucune trace de cicatrice ou autre sur la peau, c’était plus comme une tâche de naissance. De plus les colorants utilisés n'avaient rien d’artificiel, c’était des dérivés inconnus de mélanine qui donnait ces teintes. Cela n’avait rien de commun et de normal. Surtout le type était super enthousiaste, il voulait l'envoyer à ses frais dans une clinique dermatologique spécialisée pour faire des tests et prélèvements.

Aîe ! Clinique, donc blouses blanches et tutti quanti, je comprenais enfin l’origine de la panique de ma douce moitiée. 

Il faut savoir que ma petite Tara est quelqu’un d’adorable et de très rationnelle sur beaucoup de points mais sur les médecins et les hôpitaux c’est un peu compliqué. Pour faire simple Tara a perdu un proche de façon brusque et brutale dans un hôpital et elle rendait le corps médical plus ou moins responsable. Elle gardait depuis une méfiance confinant à la phobie de tout ce qui se rapproche de près ou de loins au milieu hospitalier. 

Je dus faire preuve de trésor de diplomatie pour la rassurer, cette histoire de clinique dermatologique ce n’était qu’une proposition, il n’y avait rien d’obligatoire. C’est dans ce genre de cas que je me souvenais que mon petit ange était un coeur fragile qui avait volé en mille morceaux et dont il avait fallu recoller les morceaux patiemment. La colle avait beau être forte, les fêlures étaient toujours là. 

Dehors la cloche avait sonné et les élèves se mettaient en rang pour la cantine ou rentrer au domicile pour la pause déjeuner. Plus d’une heure que j’étais au téléphone. Ce n’était qu’une question de minute avant que les collègues qui restaient sur l’école pour la pause arrivent ici en salle des maîtres pour manger, il me fallait de nouveau me déplacer, pourtant je ne pouvais pas la laisser comme ça et raccrocher. 

Traverser les couloirs encombrés d’élèves et noyés dans le brouhaha de la sortie des classes n’était pas ce que j'appellerai une idée de génis. Je dus hurlé pour garder le contact, le flot de parole devait être maintenu. Autant pour mon image de personne pondérée et responsable. 

On dirait pas comme ça mais l’école Jules Ferry c’est 14 classes, soit près de 400 élèves (380 et des brouettes au dernier conseil d’école) C’est trois bâtiments et deux cours, plusieurs étages et de nombreux escaliers et couloirs. Sans être fort Boyard il y avait de quoi se perdre sur cette structure et encore je ne comptais même pas le centre de loisir parascolaire attenant. Je décidais de me réfugier à la bibliothèque de l’école, au dernier étage du bâtiment B, celui des CM. Là j’étais sûr de ne pas être dérangé.

C’est par sa conscience professionnelle que je réussis à canaliser ma petite Tara. Il était midi et elle n’était pas sur sa structure à accueillir les enfants ? Mais qu’est qu’elle faisait ?! Elle était professionnelle de l’animation depuis ses seize ans, diplômée du BPJEPS, animatrice confirmée et directrice adjointe de talent. Ah quel exemple, bravo ! Elle allait immédiatement se mettre en route, prévenir sa structure et s'excuser de son retard. En se dépêchant elle serait sur son école pour la demie. Son service terminé, elle rentrerait ensuite à l’appartement pour 14h30 et s’occuperait cette après midi de l’administratif qu’elle n’avait pas fait mercredi. Elle déjeunerai sur le pousse d’un grec ou d’un sandwich pris en bas de l’immeuble, à l’angle de la rue. Ensuite elle retournerai bosser à 16h dans la joie et la bonne humeur. J’ai dû me montrer ferme et directif pour cette fois car je sentais qu’elle perdait pied. 

Avec ça comme programme elle tiendrait sans paniquer au moins jusqu’à ce soir que je rentre. Un de ces quatre il lui faudrait vraiment consulter un psy. Je savais que nous avions plus de 9 ans d’écart elle et moi et que parfois j’étais plus un père de substitution que son amant, mais putain elle ne m’avait pas fait de crise de panique pareille depuis… Au moins six ans, depuis le moment où l’on avait enménagé ensemble en fait. Cela me renvoyait sept ou huit ans en arrière, aux deux premières années de notre relation. Si je pouvais éviter d’en repasser par là. 

Je raccrochais enfin, vidé. Le déjeuner et le reste de la journée se passèrent dans un vide absolu pour moi, j’étais passé en mode automatique. Je prévins Hélène que ce soir je ne ferais pas les études et je quittais l’école dès 16h30 et la fin des cours, avec autant de promptitude et de discrétion qu’un voleur. La directrice grinça un peu des dents mais elle comprenait. Une fois n’est pas coutume le réseau de transport transilien fonctionna sans problème et j’arrivais chez moi sans encombre ni retard. Je fis un petit crochet par l’épicerie fine. Je m’arrêtais au rayon fromager et à la poissonnerie. De façon exceptionnelle j’étais de retour à l'appartement avant mon petit ange. 

En entrant je découvris la table du salon sens dessus dessous, elle était encombrée des dossiers et papiers de ma petite Tara, tout son travail du mercredi était étalé là, inachevé et en cours. Logique qu’elle ait tout laissé en plan elle ne m'imaginait pas à la maison avant au moins sept heures du soir, elle serait rentrée entre temps et aurait sans doute rangé. En parlant de ça j’avais à peine une grosse demi heure avant qu'elle ne soit là. La première chose que je fis c’est prendre une douche rapide, j’avais besoin de me sentir propre, la deuxième fut de me mettre à la cuisine. Je n’avais plus beaucoup de temps avant son retour. Une fois que l'on sait comment préparer du sashimi, c’est prêt en deux deux, après tout c’est juste du poisson cru. Par contre il faut du bon poisson et qu’il soit très frais, vraiment très frais. Et ça ça coûte un bras. Une fois de temps en temps c’est pas ça qui allait tuer nos finances, si ? Le reste n’était que accompagnement et hors d’oeuvre.

Vers six heure trente l’huis s'ouvrit sur ma Tara toute surprise de me voir déjà rentré. Une embrassade plus tard je pus constater qu’en effet sa chevelure avait prit une teinte rouge vive digne d’une marque de voiture luxe italienne. Je crois que de nombreux coiffeurs et chimistes se damneraient pour trouver la recette d’une coloration aussi éclatante. les couleurs étaient si vives… C’était étrange.

Elle commença par s'excuser de m’avoir dit toutes ces choses ce matin au téléphone, elle n’en pensait pas la moitié. Elle avait paniqué, elle s’en était rendue compte et s’en excusait. Le fait de se remettre au travail l’avait aidé, elle n’y avait plus pensé. Je lui ébouriffais la tête et lui rappelait que ce n’étais pas à cause de la taille que je l'appelais “ma petite” à tout bout de champs. Elle se jeta dans mes bras en sanglotant.

La demi heure suivante se passa dans un gros câlin silencieux sur le canapé, serré l’un contre l’autre. Etait-ce juste une impression ou alors mon petit ange me semblait encore plus petit et vulnérable que d’habitude.

Je me remis ensuite à la cuisine. je fus interrompu par mon petit ange qui revient de l’atelier avec sa guitare. le temps que je finisse elle me joua divers airs et balades. On faisait tout le temps ça les deux premières année où l’on a emménagé ensemble. Elle chantant ou jouant et moi s'activant au fourneau. Avec le train train de la vie quotidienne nous l’avions de moins en moins fait. 

Retrouver cette habitude m’allait parfaitement.

Durant le repas Tara me fit un résumé détaillé de sa journée : de mon départ au matin à nos retrouvailles au soir. Il n’y avait pas grand chose de notifiable que je ne savais pas déjà. A si, il y avait le fait que pas grand monde ne semblait réagir à ses cheveux, c’est comme si les gens ne les remarquaient pas; enfin s’ils en faisaient la remarque c’étaient toujours des amis ou collègues qui la connaissait déjà et en général ils se contentaient de souligner que ses cheveux n’étaient plus comme avant mais il y en avait aucun pour souligner l'étrangeté de la situation. Enfin cette coloration n’avait rien de naturelle. Sur le coup je ne l’ai pas relevé. C’est moi qui aujourd’hui en écrivant la scène à partir de mes souvenirs souligne ce détaille, mon moi de l’époque ne pensais pas du tout à ça. 

Non à ce moment je me concentrais sur le fait d’écouter mon petit coeur parler, cela avait quelque chose de relaxant. Sa voix était si mélodieuse et chantante, tout le contraire de ce matin : crispée et angoissée. A présent c’était comme si elle chantait tant son débit était enchanteur. 

Au moment du dessert je la questionnais un peu sur ce fameux dessin sur ses fesses. Elle me confirma que c’était une sorte de marque, comme une tache de naissance. C’était complètement dingue. Je sentais ma tendre moitiée réticente : elle me cachait quelque chose à ce sujet. Certains parlent de mensonge par omission, moi je considèrais que c’était son jardin secret. Je ne voulais pas la brusquer, elle m’en parlerait quand elle l'estimera nécessaire. Si j’avais su je l’aurais un peu forcée ça aurait évité bien des tourments, à elle comme à moi. 

Au moment du dessert je la questionnais un peu sur ce fameux dessin sur ses fesses. Elle me confirma que c’était une sorte de marque, comme une tache de naissance. C’était complètement dingue. Je sentais ma tendre moitié réticente : elle me cachait quelque chose à ce sujet. Certain parle de mensonge par omission, moi je considèrais que c’était son jardin secret. Je ne voulais pas la brusquer, elle m’en parlerait quand elle l'estimera nécessaire. Si j’avais su je l’aurais un peu forcée ça aurait évité bien des tourments, à elle comme à moi. 

Au moment de débarrasser mon petit ange a ensuite complètement changé de sujet. Elle souhaitait se rendre à la maison de sa grand mère en Normandie, peut être pas ce weekend puisque nous avions déjà prévu d’aller voir ma grand mère pour le déjeuner de samedi mais la semaine suivante peut-être ? La demande était étrange: la maison était vide depuis le décès de la bonne femme et les rares fois où Tara y était retournée ce n’était à proprement parlé un bon souvenir. Le travail de deuil n’était pas vraiment terminé. J’acceptais la proposition avec empressement. Si ma douce moitié pouvait faire la paix au moins avec ça.

 

Après le repas nous nous sommes retrouvés sur le canapé devant un film. Nous devions revoir pour la xième fois Edward au main d’argent, son préféré. Mon petit ange a une attention toute particulière pour Tim Burton et c’est une fan inconditionnelle de Johnny Depp, que dis-je une groopy. Le générique avait à peine commencé qu’elle s’est presque jeté sur moi. D’habitude il y a un minimum de préliminaire de type calinade et baisers. 

Je ne tiens pas à donner trop de détail de cet épisode ce n’est pas le propos ici. Pour faire simple, disons que ce fut… intense et bestial, désolé, je si n’ai pas d’autres mots. Ma petit Tara était comme possédée. Elle me posa au moins trois fois la question :

« Est ce que tu m’aimeras toujours ? Malgré tout ce qui pourrait m’arriver ? » 

Bien sûr j’ai à chaque fois hurlé sans trop réfléchir à la question que oui je l’aimerai toujours quoiqu’il arrive. De toute façon je n’avais plus assez de sang pour irriguer mon pauvre cerveau à ce moment là. 

Nous finîmes là notre nuit, sur ce pauvre canapé qui n’avait pas la résistance de notre lit.

Note de l'auteur

La version originale de ce chapitre et les suivants ont été effacé, j'ai dû tout réécrire. C'est encore pire que de partir d'une page blanche.

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