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An Unusual Friend

Phénomène de foire, monstre, enfant du démon, tu ne seras jamais des nôtres...

Les mots résonnaient à travers les cauchemars de Screwball.

Retourne au jardin de Canterlot là où se trouve ta place !

“Non”, murmura-t-elle dans son lit.

Tu es mauvaise, tout comme ton père !

"Non non !"

Discord vint instantanément à son chevet. Heureusement qu'elle n'avait pas mis une barrière magique autour de sa chambre.

"Screwball, chérie ?" Il en eut le souffle coupé. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

La pouliche hurla quand ses yeux s’ouvrirent. Elle soupira de soulagement à la vue de son père.

“Je vais bien, papa. Je viens juste de faire un cauchemar."

"Oh, je vois." Il s'assit sur son lit. ”Tu veux en parler ?"

"C'était ... les choses qu'ils ont dit à propos de moi aujourd'hui ... elles ne veulent pas partir ..."

"C'est tout ?" Il la prit dans ses bras et lui caressa le dos. "Là, là. Qu'est-ce que je dis toujours ?"

Screwball fronça le nez. "Qu'il n'y a rien de drôle dans la logique ?"

"Non, non, l'autre chose."

"Ne jamais amener une tarte à une bataille de gâteau ?"

"Non, non, non ! Je veux dire à propos des injures !"

"Oh. Les bâtons et les pierres peuvent me briser, mais les mots ne pourront jamais me faire de mal."

"Exactement ! Bien que techniquement, les bâtons et les pierres ne pourront pas te faire mal, après un sort de guérison, mais enfin tu vois le tableau."

Elle se dégagea de son étreinte et le regarda désespérément. "Mais papa, s’ils avaient raison ? J'ai perdu l'esprit aujourd'hui ! J'ai même fait peur à mes amis !"

Il agita sa patte comme si ce n'était qu'un détail mineur. “Chaque poney perd l'esprit de temps en temps. Tu aurais dû voir ta mère à son premier Grand Gala Équestre !" Il tapota son menton. "En fait, tu peux !"

Il claqua des doigts et une image apparut sur le mur. Screwball sursauta à la vue d'une version légèrement plus jeune de sa mère dans une robe de bal déchirée, debout à côté d'un immense filet.

“Je vais vous attraper, mes petits !" dit-elle d’une voix terrifiante aux animaux recroquevillés de peur. "Oh, oui. Dès que l'un de vous, petit oiseau, singe ou ours, touchera ce filet, vous serez à moi ! À MOI !"

Elle lâcha ensuite un rire machiavélique, puis de la foudre sortit de nulle part. Screwball ne savait pas si elle devait être amusée ou effrayée. C'était difficile de croire que la jument qu'elle regardait était sa douce et tendre mère.

Discord soupira d’un air rêveur. "Oui, n'est-elle pas ravissante ?" Il claqua des doigts et l'image disparut instantanément. "Maintenant, tu sais qu’il ne faut pas énerver ta mère. La crise qu’elle nous a faite aujourd’hui n'était rien du tout."

“D'accord, je ne suis pas aussi mauvaise que je le pensais”, admit Screwball. “C'est pire ! Je suis folle des deux côtés !"

Elle gémit en enfonçant sa tête dans son oreiller.

"Screwball, Screwball, Screwball", dit Discord, en secouant la tête. "Tous les poneys sont fous ! Sauf que certains le montrent mieux que les autres."

"Je ne suis pas comme eux", marmonna-t-elle en se retournant de son côté.

"Il n'y a rien de honteux, ma chérie", lui assura son père tout en lui caressant la tête. "Tu as juste quelque chose que les autres poneys n'ont pas : le chaos."

“Et qu'est ce que ça peut me faire ? Regarde où ça t’a mené !"

Discord fut surpris. Screwball se redressa et lui fit face.

“Je suis désolée, mais ..." Elle serra ses genoux. “Parfois, je pense que je pourrais devenir beaucoup trop folle ... que je pourrais mal tourner ... Et qu'ils seront obligés de me transformer en pierre !"

"Oh, ma chérie, ne dit pas une chose pareille !" dit-il en enveloppant tendrement ses bras autour d'elle. "Personne ne va te transformer en pierre, ou te faire du mal, pas tant que je serai ici pour te protéger." Il essuya une larme de son visage. "T'ai-je déjà parler du temps où je me suis séparé de ta mère ?"

La pouliche secoua la tête en reniflant.

"Eh bien, c'est arrivé quand ta mère était encore ma prisonnière. C'était le jour de son anniversaire et j'ai laissé ses amies lui rendre visite. Au milieu d'une conversation... elle leur a dit qu'elle ne m'aimait pas. Elle ne savait pas que j'étais en train de l'écouter et ... eh bien, elle a brisé mon coeur ainsi que ma santé mentale. Je t'épargne les détails, mais disons juste que dans ma crise de folie, j'ai transformé tante Applejack en boîte de céréales et la corne de Twilight en canne à sucre. "

Screwball ricana en imaginant la scène.

“Ça peut paraître drôle dit comme ça, mais si tu l'avais vue à ce moment-là, tu n'aurais pas ri." Il soupira en se souvenant de ce jour fatidique. “J’avais tellement perdu la tête que j'ai fini par blesser physiquement ta mère. Je ne pouvais plus la garder, en sachant qu'elle ne me pardonnerait jamais après ce que je lui avait fait. Donc, je l'ai laissée partir. Mais tu sais quoi ? Elle est revenue à moi et nous nous sommes finalement avoués nos sentiments l'un pour l'autre !"

"Et alors, quel rapport ça a avec moi ?" demanda Screwball avec un léger ton impatient. "Tu veux dire que peu importe ce que je fais, aucun poney n'y verra de problème ?"

"Seulement ceux qui comptent pour toi. Dis-moi, Screwy., après l'incident d'aujourd'hui, combien de poneys t’ont pardonné ?"

Elle réfléchit. "Mes amis ?"

"Alors ce sont les seuls qui comptent. Pour moi, ce fut ta mère et c'est elle qui m'a sauvé de ma démence. Tes pouvoirs sont spéciaux, ma chérie, mais ne perds jamais de vue ce qui est vraiment essentiel. Tu comprends ?"

Elle ne comprenait pas complètement, mais elle hocha quand même la tête.

"Bon", son père sourit. "Maintenant, nous allons nous remettre au lit, d’accord ?"

Screwball rampa sous les couvertures et sourit au Draconequus quand il la borda.

"Tu peux me chanter une berceuse, papa ?"

Il s'arrêta et se mit à rire. "Je pense que tu préfèrerais que ce soit ta mère qui chante pour toi."

«Non, sa voix est magnifique, mais j'aime aussi quand tu chantes."

Il soupira et chanta la berceuse qu'il avait écrite pour elle. Cette fois, il avait ajouté un nouveau couplet:

Tu te souviens de cette journée,

Où je t’ai emmenée au match de base-ball ?

Où tu as obtenu ta marque de beauté.

Les choses ne furent plus tout à fait les mêmes.

Tes lancers sauvages volaient

Et rendaient les poneys tous fous.

Parce que je ... suis Discord, ton papa, 

Et tu es... une partie de moi.

C'était un subtil rappel de la façon dont elle était spéciale pour lui.

"Je t'aime, papa", dit Screwball quand il eut terminé.

Il l'embrassa sur le front. "Je t'aime aussi, ma petite abomination."

 

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Lorsque Screwball se réveilla, l'aube était proche. Se lever tôt était pour elle une occasion idéale pour se faufiler en dehors de la maison. Elle avait besoin de vider sa tête.

Après avoir mis son chapeau, elle entrouvrit la porte et vit que son père était encore endormi sur le canapé. Elle flotta dans les airs et fit lentement son chemin vers la porte d'entrée. Voyant que son père ne bougeait pas, Screwball se téléporta à l'extérieur du château coloré, traversa le pont et s'enfonça dans la forêt Everfree.

La téléportation était plus difficile qu'on ne le pensait. À son âge, la pouliche ne pouvait pas voyager plus loin que quelques mètres. Et à cause de son léger problème de vertige, elle avait du mal à voler et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle elle courut le reste du chemin.

Elle se rendit vers un lac brun, celui qu'elle avait trouvé il y a quelques années. La première fois qu'elle l'avait trouvé, l'eau n'était pas brune. Elle avait transformé l'eau en chocolat au lait, de sorte que les créatures de la forêt ne viennent pas y boire, donc elle était toute seule.

C'était son sanctuaire. Là où elle pouvait propager librement son chaos. Pas de règles, pas de jugement, pas de poneys, juste elle et le chaos.

 

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À mille lieues de là, dans une forêt beaucoup plus sombre et plus sinistre que la forêt Everfree, la Reine Chrysalis était assise sur son trône, imaginant de sombres desseins. Un de ses serviteurs l'aborda avec prudence.

"Euh, Votre Majesté ?" gémit-il en s'inclinant. "Le prince est ici pour vous voir."

"Oh, oui", murmura la reine. "Laissez-le venir."

Le changelin qui s'approchait était légèrement différent des autres. Il avait un corps noir élégant, le dos d'un coléoptère, des ailes translucides et des jambes déformées, il avait des cheveux bleus qui tombaient jusqu'à ses épaules et les yeux verts avec des fentes noirse. Il était très jeune, et semblait être une petite version masculine de la reine.

“Ah, mon fils”, dit-elle avec fierté.

Elle descendit de son trône pour inspecter sa croissance. Elle lui leva le menton afin qu'il puisse la regarder dans les yeux.

"Aujourd'hui, tu vas effectuer ta première chasse. Si jamais tu dois régner comme roi, alors tu devras être en mesure de trouver de la nourriture pour tes sujets. Es-tu prêt, mon cher ?"

Le prince se redressa, la tête haute. “Je le suis, mère !"

“Montre le moi ! Quelle est la première règle de chasse ?"

"Ne pas se faire attraper !"

"Et la deuxième ?"

"S'assurer que le poney en qui on se change n'est pas là !"

"Et notre devise ?"

“L'amour est une faiblesse pour nos ennemis, mais une force pour nous !"

"Excellent ! Maintenant, puisque tu es encore jeune, je te suggère de garder un objectif simple, peut-être un jeune poulain pour commencer. Évite Canterlot. Là-bas, ils sont toujours à l'affût des ‘personnages suspects’. Et ne reviens que quand ton ventre sera plein. Allez, mon fils ! Fais la fierté de ta mère ! "

Le prince hocha la tête et prit son envol. Il n'avait jamais quitté la forêt des changelins sans escorte et il n'était pas familier avec le monde extérieur. Il resta bouche bée devant la verdeur du monde qui l'entourait. Il imagina ce que ce serait de se rouler dans l'herbe.

Mais il chassa cette pensée de son esprit. Il avait un travail à faire.

 

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Son expédition le conduisit vers la forêt Everfree. Le meilleur moyen d'attraper un poney sans défense, c'était toujours dans les zones fermées, sauf qu'il n'était pas au courant des dangers de la forêt ou de son absence de poneys. Il atterrit sur une sentier et commença ses recherches.

Ses oreilles se dressèrent quand il entendit un bruit. Il se cacha dans les buissons et écouta encore le son. Il était doux, obsédant. C'était la plus belle chose qu'il ait jamais entendue.

Le son le guida jusque dans une clairière. Il resta bouche bée à sa vue. Les arbres étaient d'énormes cannes à sucre avec d'énormes boules de gomme qui les entouraient. Le sol était rose avec des champignons à pois oranges et verts et des sucettes tourbillonnantes qui grandissaient autour de lui. Quel genre d'endroit était-ce?

Le prince sursauta quand quelque chose émergea du lac boueux. C'était une pouliche de son âge qui portait un masque et un tuba. L'eau brune coulait de sa crinière blanche et violette bouclée et de son pelage rose. Quand elle commença à fredonner, le prince comprit que la belle mélodie qu'il avait entendue venait d'elle.

La pouliche soupira. "Nager peut devenir tellement ennuyeux."

Un petit chapeau en papier apparut sur sa tête. Le prince était stupéfait. Il aurait juré ne pas avoir vu sa corne.

"Mettons les voiles, cependant", dit-elle.

Elle fit apparaître un petit bateau avec à son mât un drapeau noir avec une vis et une balle de baseball dessus, correspondant à sa marque de beauté. Puis elle fit apparaître un bandeau noir sur son œil.

"Argh !" grogna-t-elle. "Ohé, moussaillons ! Prochain arrêt, Fillydelphia, où nous allons leur voler leur or, leurs bijoux et leurs tartes à la crème !"

Le prince étouffa un petit rire. Cette pouliche était assez amusante.

"Yo ho, yo ho, la vie d'un pirate c'est la plus belle des vie !" chanta-t-elle.

À ce moment là, quelque chose se mit à battre à toute vitesse à l'intérieur de la poitrine du prince. Il pensait que c'était sa faim et se souvint pourquoi il était venu ici. Il repensa aux leçons de sa mère et regarda les proches de la pouliche à travers son esprit . La première chose qu'il vit le fit sursauter, car c'était une horrible créature qu'il pensa être son animal de compagnie. Le suivant était une pégase jaune qu'il supposa être sa mère. Ça n'allait pas le faire. Il n'avait pas encore maîtrisé la transformation des adultes. Puis il vit une pouliche licorne avec des yeux étranges. Il grommela à l'idée de se transformer en fille, mais c'était le mieux qu'il pouvait faire.

Il ferma les yeux, se concentra et prit la forme du poney dans une flambée de flammes vertes.

Le changelin déguisé sauta hors des buissons et s'approcha de la pouliche et de son bateau.

"Te voilà !"

Screwball hurla de surprise. Elle n'avait pourtant révélé à personne l'existence de ce lieu, encore moins à sa meilleure amie.

"Dinky, qu'est ce que tu fais ici ?"

Le prince eut le souffle coupé quand la pouliche flotta sur le rivage et changea son chapeau de papier en chapeau à hélices. Il jeta un coup d'oeil à ses yeux quand elle atterrit. Ils ne ressemblaient en rien à ce qu'il avait vu auparavant et il ne pouvait que se perdre dans ces spirales hypnotiques.

"Dinky ?"

Il sortit de sa transe, se souvenant qu'il était déguisé en la pouliche licorne (Dinky, c’est ça ?) Il utilisa une des excuses que sa mère lui avait apprises :

“Je suis venue te chercher car ta mère est morte d'inquiétude !"

“Mais pourquoi tu es ici ?" demanda Screwball , en inclinant la tête. "Tu sais pas que c'est dangereux ici ?"

“Si c'est vraiment dangereux, alors pourquoi t’es là ?"

"Eh bien oui, mais je vis pratiquement ici. D'ailleurs, je pensais que cette forêt te faisait peur !"

Le changelin hésita. "Euh, oui ! Mais je suis courageuse ! Ta mère te cherche !"

Il pouvait sentir le goût de l'amour sur sa langue. L'amitié n'était pas le plus appétissant des repas, mais ça avait un goût décent.

Screwball, au même moment, était de plus en plus suspecte. Elle ne pouvait pas l'expliquer, mais elle pouvait sentir quand un poney lui mentait et Dinky n'était pas du genre à mentir.

"Tu n'es pas Dinky", déclara-t-elle.

Les faux yeux du changelin s'élargirent et puis il rit. "Ne sois pas stupide ! Bien sûr que je suis Dinky !"

Il poussa un cri quand elle le prit par la queue et le retourna. Il fit face à son adversaire à l'envers. Non ! Il ne pouvait pas être pris pour sa première chasse !

"Lâche-moi ! C'est vraiment moi ! Je suis Dinky !"

"Non, tu ne l’es pas !" cria la pouliche en piétinant du sabot. "Montre-toi !"

Le prince reprit involontairement sa véritable apparence. Screwball regarda la créature avec émerveillement. Des jambes trouées comme un fromage suisse, des cheveux en toile d'araignée, une corne déformée, des ailes semblables à celles d'un insecte : Elle n'avait jamais rien vu de tel auparavant.

"Qui es-tu ?" demanda-t-elle en tournant autour de lui.

"Comment tu as fais ça ?!" demanda le prince, qui parla enfin à la pouliche. "Plus important encore, comment fais-tu ça sans corne?"

"Ce ne sont pas tes affaires ! Je sais pas ce que tu es, mais usurper l'identité et se présenter comme mon amie, c'est franchement pas très sympa !"

"Mais comment tu savais que ...?"

Il cria quand elle enfonça sa tête dans le sol.

“Réponds à ma question ! Qui es-tu et que fais-tu ici ?!"

"T’es folle ?!" cria le prince avant de recevoir un coup dans la tête.

"Je ne suis pas folle ! Je suis Screwball !"

"C'est quoi la différence ? Aïe !"

"Je vais te le demander une dernière fois ! Que fais-tu ici ?"

Il agita ses sabots désespérément. "Écoute, je ne veux pas d'ennuis ! J'avais tellement faim et …”

Un sourire apparut sur le visage de la pouliche. "Eh bien, pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ?"

Le prince cria une fois de plus quand elle le fit tomber au sol. Il se frotta la tête, qui lui faisait mal.

"Si tu as faim, je peux te donner quelque chose !" dit gaiement Screwball. "Tu aimes la barbe à papa ?"

"Hein ?"

"Que dirais-tu d'un chocolat au lait ?"

"C'est quoi un chocolat au lait ?"

Screwball sursauta comme si elle avait été poignardée par un couteau. "Tu n'as jamais goûté de chocolat au lait ?! Dans quelle maison de dingue est-ce que tu as grandi ?! Oh eh bien. Je dirais qu'il est grand temps d'essayer."

Elle fit apparaître un verre et le plongea dans le lac. Puis elle le tendit au changelin, qui le regarda comme s’il ne savait pas quoi faire avec.

"Allez, bois !" exigea la pouliche.

Il grimaça. "Tu veux que je boive de l'eau boueuse ?"

"C'est pas de l'eau boueuse. C'est du chocolat au lait ! Crois moi, tu vas adorer !"

Il pensa qu'il devait lui dire qu'il ne pouvait pas manger ou boire, mais pour une certaine inconnue, il ne voulait pas décevoir la pouliche. Il essayait toujours de comprendre comment elle l'avait démasqué et pourquoi elle ne s'était pas enfuie maintenant qu'elle savait qui il était. Alors, il prit le verre en hésitant et le porta à ses lèvres.

Ses yeux s'ouvrirent quand le liquide toucha sa langue. Il ingurgita ensuite le reste du contenu dans sa gorge.

"Ce truc est incroyable !" hurla t-il. "Ça a le même goût que l'amour !"

Screwball pencha la tête. "Eh bien, je ne sais pas grand chose à ce sujet, mais je t'avais dit que tu allais aimer !"

Elle rit quand l'étrange poulain mit son verre dans le lac. Elle ne savait pas encore ce qu'il était.

“Je n'ai jamais vu de créature comme toi avant", déclara-t-elle.

"Je pourrais dire la même chose sur toi", dit le prince en l’observant. "Comment fais-tu tout ça sans corne ? Et tes yeux sont très ..."

"Étrange, je sais."

“Non je voulais dire... captivants."

Elle rougit. "Eh bien, je suis un ... poney unique. On peut dire que suis la seule de mon espèce."

"Vraiment ? Oh, qu'est-ce que je ne donnerais pas pour être le seul de mon espèce !"

"Pourquoi ? Y il en a beaucoup des comme toi ?"

Il joua avec son verre. "Disons juste que j'ai cinq mille frères et sœurs à la maison."

"Cinq mille ?!" cria Screwball dans l'incrédulité. "La vache ! J'imagine pas les factures d'épicerie !"

Le prince éclata de rire. "En fait, nous obtenons notre nourriture des ..."

Il s'arrêta quand ils entendirent un grand fracas dans la forêt. Les poulains se tournèrent pour voir un grand manticore surgir des arbres. Il était furieux, agitant son dard de scorpion frénétiquement. Le prince saisit le sabot de Screwball.

"Allons-nous-en !"

"Mais je peux ..." Elle essaya de protester.

"Cours !"

Il la souleva pratiquement du sol en la tirant. Elle était étonnée de voir la force qu'il avait, estimant que la sienne était légèrement inférieure.

"Attends !" cria-t-elle en lâchant son sabot.

"Tu es folle ?" demanda le changelin. "Cette chose est énorme !"

Elle l'ignora et s'approcha de la bête rugissante.

"Doucement, mon garçon !" dit Screwball en tendant ses sabots. "Ou ... Une fille. Lequel tu es ?"

Le manticore était toujours en colère.

"Vas-tu te taire et arrêter de bouger pendant une seconde pour que je puisse t'aider ?!"

Cette fois, la créature s'arrêta et tourna son attention vers la pouliche.

"Voilà qui est mieux," dit-elle en caressant sa patte avec son museau. "Tout va bien. Je ne vais pas te faire de mal."

"Comment tu pourrais lui faire mal ?" dit le prince.

Screwball regarda le manticore avec un sourire. Il montra ensuite son autre patte, révélant une épine.

"Typique", soupira-elle. "Vous devriez regarder où vous marchez, vous autres manticores. Maintenant, ne bouge pas, ça ne prendra qu'une seconde."

Elle utilisa sa magie pour faire disparaître l'épine. Le manticore rugit. Le prince était sur le point de hurler quand la bête commença à lécher sa crinière. Screwball rigola.

"Oui, oui, je sais, de rien." Elle lissa ses cheveux décoiffés. "Mais promets-moi d'être plus prudent, maintenant."

Le manticore acquiesça avec un sourire et disparut dans la forêt. Le prince regarda la pouliche, bouche bée.

"Comment as-tu...?"

“Maman m'a dit de montrer à tous les animaux un peu de gentillesse", expliqua Screwball. "Ce qui me stupéfie, c'est le nombre de manticores qui ont des épines dans leurs pattes."

“C'était incroyable ! Tu es…” Il fit une pause alors que lui et la pouliche se regardaient droit dans les yeux . "Le poney le plus courageux que j’ai jamais rencontré."

Elle rougit. "Tu n’étais pas mal non plus en essayant de me sauver. Hé ! Nous n' avons pas été correctement présentés. Je m'appelle Screwball."

Il leva un sourcil. "Screwball ? C'est bizarre."

“Je sais. C'était pas mon idée."

"Non, je veux dire c'est bizarre, parce que mon nom c'est Mothball."

Elle poussa un cri de surprise. "Nos noms se terminent tous les deux par Ball ! Nous pourrions inventer un nouveau sport avec nos noms ! Hé, ça te dit qu'on traîne ensemble ?"

Le Prince Mothball cligna des yeux, comme s’il n'avait jamais entendu l'expression avant.

"Qu'on traîne ensemble ?"

"Ouais ! J'ai pas école aujourd'hui. On pourra jouer toute la matinée !"

"Jouer ?"

Elle pencha la tête vers lui. "Quel est le problème ? Tu ne sais pas comment jouer ?"

Il ne dit rien.

"Oh. Eh bien, je vais t'apprendre !"

Le prince était sceptique à ce sujet. Il devait vraiment être de retour à la ruche, mais il se sentait si étrange quand il était avec ce poney. Il supposa que c'était à cause des émotions positives qu'elle émettait vers son estomac. Sa mère lui avait dit de ne pas revenir jusqu'à ce que son ventre soit rempli, et il pouvait obéir à ce commandement en restant avec la jeune fille.

"Eh bien ..." balbutia-t-il. "Puis-je avoir plus de chocolat au lait ?"

Screwball gloussa. "Bien sûr."

Aucun des deux n'avait remarqué le changelin éclaireur qui planait au-dessus d'eux, déguisé en mouche. Il avait été envoyé pour garder un œil sur le prince. La reine n'allait pas être contente de la tournure inattendue des événements.

 

À suivre.

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