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Chapitre 12 (ARC 1)

Le tourbillon tournait, emportant tout sur son passage. Les trois âmes endormies, étaient baladées dans ses courants, inconscientes de ce qu’il se passait autour d’elles. Elles flottaient, tout simplement. Les torrents les rapprochaient et les séparaient sans cesse, jouant avec elles. Les âmes s’entrechoquaient, se frôlaient. Elles semblaient s’abandonnées les unes les autres avant de se rejoindre, coopérant ensemble.

Elles voyageraient ensemble, peu importe ce qui pourrait leur arriver. Elles étaient trois et elles le resteront. Les liens entre elles étaient peut-être invisibles, mais ils étaient forts. Peu importe ce qu’il arrivera, elles le resteraient.

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Célestia sortit de ce sombre couloir. Une émotion fatiguée et indescriptible lui collait à la peau. Sa douce et belle fourrure blanche pastelle avait perdu de son éclat habituel. Elle utilisa sa magie pour lever à la hauteur de son regard ce qu’elle transportait. Ce qu’elle vit lui donna envie de vomir. Pourquoi est-ce qu’elle devait faire ça ?! Elle devait protéger, elle ne devait pas…

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[Musique ambiance n°1]

"L’avenir de l’univers mérite bien quelques sacrifices."

"Mais ne sommes-nous pas censés protéger la vie…" demanda Célestia d’une voix tremblante en touchant le visage rouge peint sur son armure.

"L’avenir de l’univers mérite bien quelques sacrifices ! " hurla la voix avant de soupirer de dépit. "Et effaces-moi donc cet ignoble graffiti. Tu sais pertinemment que nos titres et nos devoirs nous interdissent de rejoindre l’une de leurs factions ou leurs petites rixes idiotes de Sparklins ! Dire qu’ils appellent cela une guerre d’idéologies. De là où il se trouve, même le grand Démon, lui-même, doit trouver cela ennuyeux à mourir. Et bien que j’aie honte de le dire, je partage sans aucun doute les mêmes avis que cet être infâme. Hilarant, d’un côté, cela en est presque jouissif. "

"Ce ne sont pas des idioties de Sparklins !" cria Célestia avant de bégayer. "Pardonnez-moi, mais, ne sommes-nous pas censés montrer les faits aux autres Cybertroniens ? Nous sommes en temps de guerre ! Elle a été prédite dans toutes les anciennes prophéties et les contes légendaires ! Il faut que l’on guide tous les robots ! Et l’obligation dictant que nos Sparks doivent être le plus pur possible pour transmettre la vérité, cela ne vous fait rien du tout ?! Je suis sûr qu’il…"

"Il n’en fera rien ! De toute manière, l’ordre a été exécuté."

"Comment ?!" s’étouffa Célestia. "Non, il n’a pas pu…"

"Oh mais, il l’a déjà fait."

"Tout va dépérir à grande vitesse ! Et si on en croit les contes c’est hors de Cybertron que…"

"Il n’y a pas d’inquiétude à avoir face à cela. Cybertron trouvera un moyen de se remettre et de prospérer sans cette antiquité inutile et défectueuse. De toute manière, nous n’avons pas forcément besoin de cette chose pour nous reproduire. Les futurs nouveaux Sparks rejoindront naturellement Cybertron et trouveront une enveloppe au sein des protoforms que la Maternusine (1) forge en permanence", marmonna la femme d’une voix hautaine et fatiguée. "Et de toute manière, tu seras celle qui protégeras la prochaine."

"Que voulez-vous dire ?"

"Ce que je veux dire ?" rit la voix comme si Célestia venait de dire quelque chose d’idiot avant de redevenir sérieuse, cachant à peine sa gaité malsaine. "Prépare-toi pour la cérémonie de demain. Au levé du second Soleil de Cybertron, une fois l’échange accomplit, tu la serviras officiellement."

"Qu-quoi ?! Mais, je ne lui sers que de guide le temps qu’elle passe au sein de notre ordre, en Caminus et en Cybertron. Je ne lui sers à rien d’autre", bégaya Célestia. "Comment moi, comment pourrais-je faire ? Je ne peux pas accomplir votre devoir fondamental ! Je n’en suis pas digne ! Je ne suis pas celle…"

" Tu ignores donc que pour que l’échange fonctionne, il faut que les deux parties partagent quelque chose de spécial. Il faut qu’il se tisse une espèce de complicité entre eux en quelque sorte. De l’Amitié, si l’on peut dire. Dégoutant, encore une idiotie, si tu veux mon avis. Mais, je suis forte heureuse de voir j’ai visé juste en t’employant comme femme Bot de compagnie auprès notre invitée ", rit mauvaisement la voix. " Et ne cherche pas à me contredire. Je sais comment vous vous appelez entre vous. Ces noms de codes sont forts adorables d’ailleurs."

"Comment savez-vous… ?" bégaya Célestia, le haut de ses joues se colorant fortement.

" Les communicateurs indiscrets ont tendances à trainer tu sais", rit mauvaisement la voix avant de tirer un lien, activant un carillon. "Aurais-tu donc oublié qu’ici, j’ai tous les droits et pouvoirs ? Je dicte les lois. J’ordonne, on obéit à mes quatre volontés ! Grandes Doyennes, venez donc préparer cette jeune femme Bot pour la cérémonie. Qu’elle soit aussi resplendissante que les trois soleils de Cybertron. Je souhaite que l’esprit du grand Primus lui-même en soit mortellement jaloux. Demain sera un grand cycle solaire après tout."

 Les immenses et lourdes portes dorées derrière le trône s’ouvrirent, dévoilant une dizaine de femmes Bots. Bien que leurs visages soient tous caché par des voiles, Célestia ressentait leur mine sévère et leurs optiques sombres peser sur elle. La princesse se retourna, commençant à courir. Il fallait à tout prix qu’elle fuie cet endroit. Ils sauraient quoi faire pour l’aider et la protéger.

[Fin musique ambiance n°1]

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Célestia cligna des yeux. Il ne fallait pas qu’elle repense à tout cela. Elle ne le devait pas. Quelques gouttes éclaboussèrent son visage, la ramenant à la réalité. Elle secoua la tête et se frotta le visage. Elle regarda ses sabots tâchés. Elle déglutit, s’étranglant presque avec sa salive. Pourquoi ce qui habituellement l’effrayait, lui faisait à présent tellement envie ? Elle avait horreur de le voir jaillir des autres êtres vivants, mais il suffisait qu’il sorte précisément de ces choses pour que cela aiguise son instinct et que son corps s’excite.

Ne résistant plus, elle lécha et avala les précieuses goutes. A peine avaient-elles descendus son œsophage qu’une étrange puissance se répandit dans son corps. Ses yeux devinrent intégralement noirs, des larmes obscures et noires en tombaient abondement, coulant le long de ses joues, colorant sa peau. Une brume noire et opaque, telle des tentacules, sortait de tous les pores de sa peau. Un sourire fou et hilare s’immisça sur ses lèvres. Qu’est-ce qu’elle adorait ça. Toute cette puissance qui circulait dans toutes les cellules de son corps, une pure jouissance. Une jouissance mêlée à un froid et à un désespoir sans fin…

Non ! Une fois la tension disparue, tout son corps trembla. Célestia se réveilla. Un hurlement sortant de sa bouche. Elle ne se contrôlait plus. Elle hurla les noms de ceux qui lui manquaient. Elle appelait à l’aide.

Célestia arrêta d’hurler, regardant son corps. Elle avait tellement perdu contrôle d’elle-même, qu’elle avait repris son apparence originelle. Elle se frotta vigoureusement les bras, essayant de se calmer et de se réchauffer un peu. Elle activa son chauffage interne, espérant ne plus ressentir cette froideur. Le pressoir à côté d’elle se stoppa. Le moteur forçait, signe que la plaque supérieure avait atteint le fond de l’appareil. La femme Bot appuya sur les quelques boutons d’une table de contrôle et tourna une manivelle. Le poids se décoinça, quittant la partie inférieure dans un mélange de bruits liquides et de craquements dégoutants. Quelque part, la princesse remercia ce petit déclic qui l’avait poussé à reprendre son ancienne apparence. Sinon, elle serait en train de se vider violemment l’estomac.

 

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[Musique ambiance n°2]

 

« C’est de l’union du sang et du regard du Pourfendeur, de la force et le savoir du Juge ainsi que de l’énergie et du cœur de l’Ange, que naitra la salvation de nos Maitres. C’est ainsi que l’égalité règnera. Et tu ne seras pas l’exception à la règle. Ne l’oublie pas. »

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Tu ne seras pas l’exception à la règle. Pourquoi cela devait être elle ? Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter tout cela ?! Est-ce qu’elle était une menace ? Mais pourquoi ? Elle n’a jamais fait de mal ! Même sous son apparence de poney, elle essayait toujours d’être la plus juste possible ! Elle protégeait en permanence ! Elle faisait en sorte de ne jamais être égoïste et ne provoquait jamais de destruction !

L’avenir de l’univers mérite bien quelques sacrifices.

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« Je ne vais pas te laisser le devenir. Je vais assombrir ton Spark. Tu seras obligé de l’assombrir, tu verras. »

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Elle appuya sur quelques boutons, débloquant le bouchon au fond de la cuve. Peu à peu l’immonde bouillie s’écoula dans le compartiment qui se trouvait en dessous, laissant une odeur absolument insupportable derrière elle. Cette vue était ignoble. La cuve en dessous débordait, régurgitant le surplus. Elle se tourna vers ce qui lui restait. Est-ce qu’elle devait l’utiliser maintenant ou attendre un peu ? Est-ce que ce qu’il y avait déjà était suffisant ?

Célestia soupira. Elle ne savait plus quoi faire. Elle ne pouvait pas faire cela ! Après tout, c’était sa… Elle la caressa délicatement du bout des doigts. Son image lui traversa le processeur. Non ! Hors de question ! Elle ne la laisserait jamais partir !

 

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« Tu aimeras, tu verras. Tu apprendras à adorer ces faits. Après tout, tu as été créée et programmée pour ça n’est-ce pas ? »

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!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Elle y enfonça le bout des doigts, récupérant les deux petites sphères qui l’intéressait. Elle jeta négligemment ce qui restait par-dessus son épaule. Elle l’utiliserait si elle en aurait besoin. Elle arriverait bien à trouver quelque chose. Elle regarda les deux globes le sourire aux lèvres. Qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour les croquer ici et maintenant ! Les sentir explosés sous la pression de ses dents et se qui se trouvait à l’intérieur se répandre dans sa bouche et descendre dans son exosquelette. Rien que d’y penser, son Spark frétillait et implosait presque d’envie.

Mais elle n’y avait pas droit. Elle devait les garder. Et puis, avec ceux qui allaient arrivés, il n’y aurait aucun mal à ce qu’elle flanche face à la tentation, non ? Célestia jeta les deux globes dans la cuve.

Première étape de la création, accomplie !

Le sang et le regard du Pourfendeur.

Elle sauta du pressoir, regardant l’étrange substance ténébreuse aux reflets rougeâtres qui se trouvait dans la cuve. Deux minuscules lumières y brillaient avec peine. Elle fut même surprise de voir que les minuscules lumières se rapprochaient de la vitre, se collant à elle. Dévoilant ainsi ce qu’elle avait eu tellement envie de dévoré. Ils l’analysaient, la toisaient du regard. Est-ce qu’ils étaient encore ? Célestia éclata de rire à cette idée. Qu’ils l’observent si c’était là leur souhait, ils ne pourraient plus rien faire d’autre de toute façon. Ils ne le pouvaient plus.

La princesse du Soleil reprit sa forme équine, se dirigeant vers ce qui semblait être un gros tambour. Elle se mit dos à lui, ruant plusieurs fois. A chaque coup de sabot qu’elle donnait, elle ne faisait pas simplement appel la force des poneys terrestres qu’elle possédait, mais à toutes les autres. Licornes, Pégases, la force de chaque race de poney passait au travers de ses sabots. Peu à peu, la toile métallique blanche du tambour prit une couleur terreuse, elle se retourna. Illuminant sa corne, la princesse se mit à dessiné un étrange signe, déchirant la toile au passage. Des étincelles dorées et une étrange force semblaient émerger de l’intérieur du tambour.

Deuxième étape, check !

La force et le savoir du Juge.

La troisième et dernière étape par contre… L’alicorne blanche réfléchit un petit instant. Bon sang ! Qu’est-ce que cette énigme voulait dire, à la fin ?

L’énergie et le cœur de l’Ange.

L’énergie de l’Ange ? Cela ne pouvait qu’être l’Energon.

Non, ce serait beaucoup trop facile. A moins que… L’alicorne blanche se mit à galoper, quittant la salle. Elle passa par le sombre couloir où cette fraiche odeur était encore bien présente. Elle arriva dans son laboratoire, tournant autour de la table de pierre, Célestia regarda le robot désactivé en son centre. Mais oui ! Cela ne pouvait qu’être ça ! Si ce robot était venu dans un immense cube d’Energon, c’est que cela ne devait pas être une coïncidence. Même si, il était de toute évidence une épave, Célestia se sentit désolé pour lui. Qu’il soit mort ou vivant, un robot, qu’il soit Autobot ou Decepticon, aucun ne méritait ce qu’il allait arriver.

La jument blanche regarda l’Energon qui lui restait. Elle haussa la tête, contente d’elle-même. Elle n’avait pas eu les yeux plus gros que le ventre et ce qu’elle avait suffirait largement. Elle en avait même beaucoup trop. Et puis, une petite réserve de plus ne ferait pas de mal. Cela faisait des Eons qu’elle n’avait pas gouté à de l’Energon frais qui ne venait pas de simple ration de survie.

Avec l’aide de sa magie, elle transporta le corps du robot et les cristaux roses. Elle utilisa un sort de téléportation, elle ne voulait pas repasser par le couloir. Elle ne voulait pas céder à la tentation. Elle était trop près du résultat pour échouer maintenant. Cela devait être recréé. Ils en auront tous besoin.

L’avenir de l’univers mérite bien quelques sacrifices.

Célestia arriva vers le dernier élément. Celui-ci ressemblait à un immense entonnoir. Elle déposa à son entrée le robot puis les cristaux rosés. La princesse du Soleil fut surprise, cela ne s’enclenchait pas ! Où était donc l’erreur ?! Où est-ce qu’elle avait bien put fauter ?

L’énergie et le cœur de l’Ange. L’énergie et le cœur de l’Ange.

L’énergie. Et. Le cœur. De l’Ange.

Célestia comprit alors ! Le cœur de l’Ange ! Si cela devait être relié aux trois grandes espèces, il fallait que chacune d’entre elle irradie d’une trace d’énergie vivante ! Les yeux pour l’un, la magie pour l’autre. Il fallait un Spark ! Mais avec ce robot-ci… Cela semblait faire assez longtemps que toute trace de vie avait quittée son corps. La jument blanche soupira, elle n’avait ni assez de temps, ni d’Energon jaune pour créer un autre simulacre d’étincelle ! Elle tourna un instant la tête vers un étrange coffret doré qui avait la forme d’un bourgeon de fleur. Non, elle en aurait besoin plus tard, elle ne pouvait pas l’utilisé maintenant.

L’alicorne blanche se toucha la poitrine du sabot. Si elle faisait cela, la création allait la… Alors soit ! Célestia rit tristement. De toute manière, elle était préparée à cette éventualité. Et elle avait laissé des instructions au préalable. Des instructions que Luna arriverait à comprendre et à mener à bien. Célestia avait changée celle qu’elle était au fond d’elle-même. Celle qu’elle était à l’origine n’était plus. La princesse de la Lune saurait y faire, la jument blanche l’avait bien élevée et formée.

La jument blanche prit une grande inspiration. Sa poitrine s’ouvrit dévoilant l’intérieur de son corps qui était fait de métal et de tout autre élément électronique. Une lumière bleutée brillait en son centre. Elle serra les dents en y enfonçant son sabot. Elle retira alors une partie de cette lumière. Ce n’était pas assez pour la mettre à terre, mais cela était largement suffisant pour la privée de la moitié de ses pouvoirs, capacités et énergies. Célestia tremblait, ses pattes et sabots tanguaient.

L’alicorne regarda la petite lumière qui brillait doucement dans son sabot. Elle sourit tristement quand elle l’enfonça dans le torse du robot. Celui-ci, ressentant ce minuscule regain de vie, frissonna et commença à se mouvoir légèrement. La princesse du soleil sursauta quand elle vit les optiques du robot se mettre à grésiller d’une lumière magenta avant qu’elles ne s’éteignent à nouveau. Ca n’avait pas durée plus d’une seconde, mais c’était amplement suffisant pour perturber la jument blanche. Enfin bon… Cela ne serait pas assez pour réellement ramener ce robot à la vie, mais cela suffirait largement à duper la machine.

L’intérieur de l’entonnoir commença alors à brillé d’une lumière blanchâtre. Une espèce de courant d’énergie émergea de l’intérieur, entourant le robot et les cristaux rosés. Réagissant à ces courants, l’Energon se liquéfia et se mit à voleté dans l’air, entourant le robot dans une bulle de liquide protectrice.

Voilà… Les trois éléments de la création étaient enfin réunis. Il ne manquait plus que le corps qui l’accueillerait et le cœur qui la stabiliserait. Célestia se dirigea alors vers un drôle de coffre. Elle ouvrit la porte et récupéra ce qu’il y avait à l’intérieur. Heureusement qu’elle avait réussi à préservé celui-ci, elle ne se serait pas vu aller récupérer un membre de son peuple ou aller chercher elle ne savait quel cadavre. Elle avait déjà assez joué les Nécronomicons(2) pour aujourd’hui.

Célestia le déposa dans la capsule, l’installant confortablement. Elle mit alors en son centre, le petit cristal rouge qui stabiliserait sa transformation. Elle rit intérieurement. Si Merlin savait où elle l’avait trouvé. Si elle le pouvait, la jument remercierait les deux humains qui le lui avaient donné. Comment ils s’appelaient déjà ? Bumdi-truc-or et quelque chose qui avait un rapport avec une flamme… Elle ne savait plus exactement quel était leur nom. Elle se demandait comment ils pouvaient allés tous les deux. Elle sourit en se rappelant sa rencontre avec ces deux hommes. C’était d’ailleurs le barbu qui lui avait donné l’idée de créer une école pour aidée les jeunes licornes à apprendre à contrôler leur magie.

La princesse du soleil secoua la tête ! Elle ne devait absolument pas penser au passé. Cela la retiendrait, elle y était presque, plus rien ne devait la distraire.

[Fin musique ambiance n°2]

"Seigneur… Que tout cela m’a l’air bien macabre."

Célestia se retourna ! Cette voix, ce rire… C’était lui. La jument blanche se transforma, reprenant sa forme d’origine. Elle prit son trident, le serrant à s’en faire désarticuler les mécanismes de la main. Elle leva son autre servo vers la capsule qui se fit entouré d’une sphère de verre, celle-ci se remplissait d’un drôle de liquide argenté aux nuances rosées, bleues et noires.

"Que venez-vous faire chez moi ?" demanda Célestia.

"Chez vous ?" rit l’intrus en faisant apparaitre un parchemin dans sa main. "D’après ce que je tiens ici, vous ne pouvez plus désigner ces terres comme un «chez vous». Cet endroit ne vous appartient plus. A part si vous parlez de ce drôle d’édifice où nous nous trouvons, bien entendu. Enfin bon, revenons à notre sujet et soyez bonne joueuse. Je me suis montré généreux en vous laissant un peu plus de temps que prévu. Normalement, ces terres devaient me revenir immédiatement après la réunion et le retour des enfants de ma race en leur terre d’origine. Je me suis montré patient en vous laissant quelques années de plus. Je me présente même en gentleman en venant personnellement vous reprendre mes terres. J’aimerais, si possible, évité au maximum les bagarres inutiles."

"Ce n’est pas ce que nous avions convenu Obéron !"

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Quelque part, beaucoup plus haut, dans les appartements de Célestia, dans le château de Canterlot, les yeux d’un rapace s’illuminèrent. Elle s’agita dans sa cage dorée, poussant ses cris aigus. Sa propriétaire, il arrivait quelque chose à sa propriétaire ! Leur lien qui coulait dans ses veines faisait bouillir son corps. C’était encore pire que les flammes qu’elle pouvait produire.

A cause ou grâce à l’agitation de l’oiseau, la cage quitta son perchoir, s’éjectant dans les airs. Sous l’effet de la chaleur produite par son corps, les fins barreaux de sa petite cellule fondirent en à peine quelques microsecondes. Une boule de flamme blanche volait à présent dans la pièce. La fournaise qui s’en échappait, n’était pas suffisant pour tout bruler. Non, étrangement, tout ce qui rentrait dans le diamètre de quelques mètres qui l’entourait, fondait comme neige au soleil. Le carrelage au sol, le plafond, les tissus et même les meubles.

Son beau plumage tombait petit à petit au sol en goute ardente. Les ailes de l’oiseau se solidifièrent, se rapprochant et se collant dans son dos, comme deux lames d’une hache viking. Un casque doré d’où les côtés semblaient forgés en ailes d’ange recouvrait tout son crâne, laissant voir un visage blanc féminin. Le côté droit du visage semblait avoir complètement fondu, recouvrant et scellant sa bouche. Un œil entièrement rosé héliotrope, grésillait vers un bleu safre. Elle semblait être habillée d’une robe de soirée dorée élégante, aux motifs de flammes rouges et orangées, une ceinture de perles noires autour de sa taille. Coupée sur le côté droit, la robe laissait entrevoir une petite jambe dodue, mais attrayante, recouverte d’une botte à talon aiguille noire qui s’arrêtait à mi-cuisse. Ses bras étaient recouverts de longs et élégants gants noirs.

L’ancien oiseau amena sa main au côté gauche de sa tête, appuyant sur son communicateur. Son unique œil s’illumina et clignota dans un étrange assemblage de sons semblable aux mélodies jouées sur un xylophone. Elle attendit quelques longues secondes avant d’appuyer à nouveau sur son communicateur et de répéter la mélodie. Elle le refit deux, trois, non, quatre fois. Chacune était plus rapide que la précédente. Si sa bouche était dans un immobilisme constant, son œil qui s’écarquillait de plus en plus, était le messager évident de sa grande inquiétude. Elle avait beau essayer, elle ne recevait pas de réponse de sa maitresse.

Elle regarda alors vers un coin de la pièce. Le mur de pierre fondait petit à petit, dévoilant alors un mur fait d’un étrange métal. Si elle le pouvait encore, elle arborerait bien volontiers un sourire sarcastique. C’était normal que ce métal ne fonde pas aussi facilement au contact de sa chaleur, il avait été créé pour résister aisément à celle que dégageait une supernova de force 10. Autant dire que sa chaleur à elle était à peine plus forte à celle des dernières cendres d’un feu sur lequel on venait de jeter des cascades et des cascades d’eau glaciale.

Elle caressa le métal, tapotant la carlingue ici ou là. Cela ne devait pas être bien loin, où pouvait bien se cacher ce lecteur de code interne ? Un petit trou apparu à même le métal, elle y enfonça alors son petit servo. Enfin, du point de vu de sa propriétaire, le trou devait sans doute être de petite taille, mais pour elle, ce serait un bon endroit si elle devait se cacher et se protéger d’un ennemi dangereux. Elle senti quelque chose traversé le métal de sa peau, illuminant l’intérieur de son servomoteur. Qu’est-ce qu’elle détestait cette sensation, c’était en train de lire son code, l’identifiant ainsi comme une allié ou un ennemi. L’ayant facilement identifié, un hologramme à son image s’afficha à même le métal. Une porte, à sa taille, s’ouvrit. Elle libéra son bras et s’empressa de volé dans l’ouverture, la porte se refermant après son passage.

Un étrange portail s’ouvrit dans un coin de la pièce, laissant place à une grande alicorne sable et à la crinière terre de sienne illuminée de bleu. Elle regarda l’endroit horrifié avant de se mordre la lèvre suspicieuse. Son corps avait réagit de lui-même quand elle avait ressentit cette drôle d’énergie. Il la faisait souffrir, comme s’il la rejetait elle et sa magie. En réalité, tout son être la rejetait. Intellectuellement, elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. Mais physiquement et inconsciemment, elle savait qu’il serait bientôt temps. Elle marcha vers un coin de la chambre, récupérant avec sa magie ce qui devait être autrefois un cadre photo. Une photographie semblant représenter Célestia, Luna et deux petits Batponys s’y trouvait. Mais, seul le visage de la jument blanche était encore visible.

"Cet événement a été produit par la déformation temporelle qui s’est produit il y a quelque temps. C’est fort agaçant que ne nous puissions pas encore savoir comment agir. Il n’est pas encore temps que je le rende", marmonna l’alicorne pour elle-même en posant son sabot sur sa poitrine. "En attendant le minimum que nous puissions faire est de réparer cet endroit."

Elle illumina sa corne d’un rayon vert d’eau. Une étrange sphère d’énergie apparue, suivie de plusieurs flashs de lumière. Quand les flashs s’éteignirent, la chambre de Célestia avait retrouvé son apparence d’entant. Même la petite cage était de retour sur son perchoir. Mais pour évité le moindre malentendu et la moindre inquiétude, l’alicorne sable prit la peine d’ouvrir les fenêtres et petite porte la cage. Comme cela, si un des domestiques du château rentrait dans la pièce, il comprendrait que l’animal de la princesse s’était envolé pour l’une de ses promenades.

Comment l’alicorne savait cela ? Seul le temps peut le dire. Elle ressentit à nouveau cette étrange sensation. Son corps la faisait à nouveau souffrir. Elle illumina sa corne, faisant apparaitre un portail. Il en sortit un ruban, des images y étaient dessinées, un peu comme des pellicules de film. Elle fit rapidement défilé le ruban devant ses yeux, regardant d’un œil rapide, mais attentif et expert chaque image qui s’y trouvait. Son cœur manqua un battement quand elle s’arrêta à une image en particulier. Là, voilà ou elle devait aller ! C’était sa prochaine destination…

Elle souffla doucement sur cette image, faisant apparaitre un nouveau portail où elle se jeta sans sourciller le moins du monde. Le précédant portail se ferma de lui-même après sa disparition.

Elle apparu alors dans un étrange endroit. La première chose qu’elle remarqua était qu’elle marchait dans l’eau. Presque par réflexe, elle amena son sabot à sa bouche, goutant quelques goutes d’eau. C’était salé. Tout autour d’elle, cela sentait le sel. Elle releva la tête avant d’écarquiller les yeux. Elle ne le sut comment, mais elle se trouvait sous l’eau. Dans un tunnel de verre, entouré d’eau. Et à voir les étoiles de mer collées de l’autre côté de la vitre, les baleines, requins et autres animaux marins, elle se trouvait sous l’océan. Et certainement, très profondément sous la surface de l’eau car même en levant la tête, elle n’arrivait pas à l’apercevoir. L’alicorne regarda alors plus intentivement l’environnement qui l’entourait. Elle se trouvait dans une ville… Une ville sous l’eau ! D’immenses gratte-ciels s’élevaient un peu partout et le tunnel de verre dans lequel elle se trouvait reliait d’ailleurs deux de ces étranges buildings. D’anciens néons accroché à leur parois éclairaient un minimum l’océan et ici où là des lumières en éclairaient l’intérieur. Cela avait l’air abandonné et pourtant, elle ressentait la présence de quelques êtres vivants se baladant dans quelques immeubles. L’alicorne plissa des yeux, des créatures semblaient s’agité derrière certaines fenêtres. Mais qui habiterait dans un tel endroit, cela tombait en ruine !

L’alicorne sable appuya son sabot sur le verre, se rapprochant. Elle y colla presque son visage. D’autres choses s’agitaient dans l’eau. Elles s’accrochaient aux bâtiments, marchaient sur d’autres tunnels de verre… Elle se concentra un peu plus avant de soupirer rassuré. Cela devait être grace à leur étrange armure intégrale qu’ils arrivaient à supporter la pression de l’eau. Quand elle retira son visage de la vitre, elle entendit un horrible bruit. Tournant son regard, effrayé, elle remarqua que le verre sous son sabot craquait. D’immenses fissures se répandaient sur la vitre. L’une d’elle craqua, projetant sur le visage de l’alicorne un petit mais puissant jet salé. Elle retira immédiatement son sabot, s’extirpant du flot qui se déversait. Elle se frotta les yeux, essayant d’éliminer le sel tout en toussant vigoureusement, expulsant l’excédant d’eau de ses poumons. Elle releva la tête en entendant d’autres parties de la vitre explosées sous la pression de l’eau. L’alicorne s’étouffa presque avec son cri quand elle se demanda comment un verre aussi épais pouvait se briser aussi facilement. Elle regarda les bordures de fer qui maintenaient les vitres soudé entre elles. Le fer était complètement rouillé et semblait sur le point de céder. Mais bordel, depuis combien de temps cet endroit n’avait été réparé convenablement ?!

L’alicorne sable commençait à perdre son sang froid, il fallait à tout prit qu’elle s’échappe ! Elle ne pouvait pas se téléporté ou créer un autre portail, elle était hors du temps, elle n’appartenait pas à cette continuité, ce qui faisait qu’elle ne pouvait pas utiliser sa magie comme elle le souhaitait. Un autre endroit de la vitre céda, agrandissant d’avantage les trous déjà présents. Elle ne faisait pas partie de cet espace-temps, ce qui faisait que si elle mourait dans cette époque, elle réapparaitrait à son époque d’origine, mais elle ne souhaitait tout de même pas expérimenté ce semblant de mort. Elle se mit donc à galoper aussi vite qu’elle le pouvait. Le tunnel étant très étroit, elle ne pourrait pas ouvrir ses ailes et décoller comme elle le voudrait. Elle réfléchit à toute vitesse. D’abord trouver un endroit sécuriser et ensuite aviser quand viendra le moment. L’alicorne ne sut pas combien de temps elle courut, mais cela lui avait largement suffire pour atteindre une certaine hauteur qui était équipé de portes spéciales. Une fois fermées, elles retenaient l’eau enfin… Pour un moment, ce qu’elle espéra très fort.

Alors qu’elle reprit sa course, cherchant un moyen de se sortir de ce pétrin. Elle rentra de force avec quelqu’un, s’écroulant et perdant connaissance quelques secondes. Quand elle se réveilla, se relevant tout en secouant la tête, elle vit alors ceux qui lui avaient foncé dessus. Un Batpony lavande à crinière noire et trois humains. Une jeune femme blonde habillée d’une chemise de nuit blanche avec une veste noire sur les épaules, un vieil homme aux cheveux et à la barbe blanche bien taillée dont la tenue évoquait celle d’un majordome. Et le dernier qui semblait aussi âgé que le premier, avait… la peau bleue, de grandes moustaches grises et une armure de samouraï dont le casque était surplombée d’une grosse étoile dorée.

Si la surprise et l’incompréhension s’empara de ses traits cela changea quand elle releva la tête et qu’elle vit ce qui arrivait du fond du couloir. Bordel de merde, dans quel endroit avait-elle encore atterrit ? Et pourquoi devait-elle être là bon sang ?! 

 

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[Musique ambiance n°3]

 

Le noir.

Le froid.

La solitude.

Les limbes.

Le Néant.

Le vide.

La peur.

Voilà où est-ce qu’ils se trouvaient tous les trois. Perdu dans le noir et l’ignorance. Ils flottaient dans une espèce d’absence à la fois bienvenue et regrettée. Aucun des trois ne ressentait quelque chose. Ils ne ressentaient plus rien. La vue, l’ouïe, l’odorat, le touché, le goût… Qu’est-ce que c’était exactement ?

Leurs connaissances, leurs amis, leurs parents, leur famille, leur entourage… Est-ce qu’ils en avaient seulement eu un ? A quoi cela pouvait servir d’être entouré de toute manière ? Aucun d’eux ne le méritait. Pas après ce qu’ils avaient fait.

Le noir.

Le froid.

La solitude.

Les limbes.

Le Néant.

Le vide.

La peur.

Ils relevèrent la tête, ils regardaient la douce et belle lumière au-dessus d’eux. Même au travers leurs paupières closes, elle leur était parfaitement visible. Chaude et bienveillante, elle les appelait. Est-ce qu’ils pouvaient au moins répondre pour lui demander de repartir ? De ne pas s’intéresser à eux ? Il n’y avait pas d’espoir pour eux. Il n’y en avait plus.

Quelque chose sortit de la lumière, pleurant, hurlant, tendant désespérément la main vers eux. Les larmes qui coulaient de ses yeux étaient emportées par cette apesanteur inversée. Retournant encore et toujours inexorablement vers cette lumière qui les attirait. Est-ce qu’il existait finalement un fin espoir pour eux ?

Le noir.

Le froid.

La solitude.

Les limbes.

Le Néant.

Le vide.

La peur.

Chacun d’eux tendirent leur main, essayant sans effort d’attraper la sienne. C’était vain. Leur main, faite d’ombres, la traversait. Cela ne servait à rien. La Tristesse ne pouvait rien contre la Joie. Les Ténèbres s’effaçaient face à la Lumière. La Mort ne s’accordait pas avec la Vie.

Ils baissèrent leur bras et leur main. Ils ne pouvaient rien faire. Ils n’en avaient pas le droit. Ils n’avaient plus le droit.

Le noir. Lumière

Le froid. Chaleur

La solitude. Famille

Les limbes. Réalité

Le Néant. Création

Le vide. Existence

La peur. Espérance

Les larmes qu’ils n’avaient plus le droit de laisser couler, tombèrent d’elles-mêmes de leurs yeux. Chacune d’entre elles leur brulait peu à peu la peau. Chacune de ces goûtes interdite tombaient peu à peu dans les ténèbres. La moindre gouttelette les enfonçait un peu plus. Elles étaient leurs poids. Elles étaient leurs fardeaux. Elles étaient leurs crimes.

La Vie.

L’amour

"Réveillez-vous", leurs murmura une voix.

Ils ouvrirent les yeux.

Un regard simple au-dessus de son épaule, qui se transformait en une compagnie joyeuse, drôle et chaleureuse pour l’un.

Une étreinte envahissante presque étouffante qui évoluait en un soutient et une protection amicale et inestimable pour l’autre.

Un baiser surprise et intrusif qui devenait langoureux et tendre. Quelque chose de vital auquel le dernier pouvait se raccrocher.

Ils la ressentirent alors. Cette douce et délicate présence. Au-dessus d’eux, une forme féminine émergeait de la lumière. Elle était magnifique et au centre de sa poitrine, une lumière bleutée se trouvait et vibrait dans un délicat ronronnement. Le bleuté qui constituait la lumière était doux et bienfaiteur, mais il était également fade et opaque. La lumière était entourée par d’étranges visages sculptés à même la roche. Chacun avait les yeux noirs et vides, dans leur gueule ouverte se trouvait un petit trou-noir qui semblait tout avaler sur son passage. Des tentacules d’ombre sortaient de la bouche de chaque statue. Chaque tentacule était propulsé vers la lumière, poignardant et transperçant la forme féminine en son centre. Dès qu’elle était touchée, une partie de son corps perdait sa resplendissante lumière, devenant ainsi d’un gris obscur et maladif. La Lumière dont elle émergeait devenait aussi rougeâtre et sombre que le sang humain, ses yeux se peignaient de la même couleur. Un liquide noirâtre, poisseux, gluant et putride sortait de sa bouche et de ses yeux. Il tombait en cascade, la forme féminine vomissait encore et encore sans s’arrêter. Le liquide tombait en cascade sur eux, les alourdissant et les enfonçant encore et encore vers les ténèbres. Ils essayaient en vain de nager à travers pour sans sortir. Ils en avalaient par grande gorgées. Ils étouffaient. Ils s’y noyaient.

C’est alors qu’ils la virent. Au centre de la noirceur qui constituait le liquide, une lumière bleutée irradiait. Utilisant leurs dernières forces, ils nagèrent vers elle. Découvrant peu à peu que la lumière était en réalité un cristal. Mais quelque chose ne semblait pas aller. Comme si il n’était pas entièrement terminé. Comme si la fabrication n’était pas arrivée à bon terme. Elle n’était pas complète. Mais ils s’en fichaient. A leurs yeux, il était parfait. Ils devaient juste l’atteindre, l’effleurée. Ils devaient simplement être auprès d’elle. Pour le protéger et être protéger en retour.

C’est tout naturellement qu’ils y posèrent leur main. Ils ressentaient une douce et bienveillante énergie traverser plusieurs fois leur corps. Ils frissonnaient dès qu’une nouvelle onde parcourait leur organisme. Ils fermèrent les yeux tout en soupirant d’aise. Quelque chose grandissait en eux. C’était puissant et hors norme, mais cela n’était pas effrayant. C’était même apaisant.

L’amour

Domination

La forme féminine se précipita vers la sphère, l’attrapant dans ses mains avant de la briser en millions de morceaux et de cristaux. Ils la regardaient faire incapable d’agir. Ils ne savaient pas quoi faire, la peur les pétrifiait et stoppait leur capacité à réfléchir. Ils regardaient les cristaux qui tournaient autour d’eux. Ils leurs jetaient de brulants rayons de chaleur. C’était douloureux. Ils hurlaient. La douce puissance qui, peu avant cela, coulait dans leurs veines s’évaporait petit à petit de leur corps. Ils avaient à nouveau l’impression de tout perdre. Le fin espoir qu’ils venaient d’entrevoir était en train de se dissoudre sous leurs yeux. Ils échouaient à nouveaux.

Domination

Non… Le premier ouvrit ses immenses ailes et s’élança. Il l’avait perdu une fois et c’était la fois de trop. Il s’était battu toute sa vie pour devenir ce qu’il était. Il était peut être faible, mais il n’abandonnerait plus jamais. Il allait la retrouver, il se le promettait et quelque chose lui disait qu’elle était beaucoup plus proche qu’il pouvait le penser.

"Goliath…"

"Goliath…"

"Goliath…"

"Goliath…"

"Goliath…"

"Goliath…"

"Goliath…"

Une ombre ailée géante aux yeux rouges surgit derrière lui.

"Aile-Brisée…"

"Aile-Brisée…"

"Aile-Brisée…"

"Aile-Brisée…"

"Aile-Brisée…"

"Aile-Brisée…"

"Aile-Brisée…"

Ses yeux brillèrent en blanc, une forme lumineuse sortit de son dos avant de se fondre sur son corps, le recouvrant comme une armure. Il avait l’air d’un chevalier croisé. Une masse gigantesque semblable à un marteau apparue entre ses mains. Il la dressa au-dessus de sa tête, prêt à l’abattre.

"Va-sy le Démon ! Défonce tout!''

"Vous avez toute ma confiance Goliath."

[Mise en pause de la musique ambiance n°3]

0*0*0*0*0

Le bruit du vent, l’odeur de l’eau et du sel… Goliath essaya d’ouvrir les yeux. C’était étrange, il faisait sombre mais le simple fait de les ouvrir l’éblouissait. Il prit sa tête entre ses griffes. Tout dans cet endroit sifflait, c’était surement le vent qui provoquait ce son et cela était absolument insupportable. Le géant prit une grande respiration et ouvrit les yeux. Tout va bien, l’ouïe et la vu de l’ange nocturne s’étaient habitués à cet environnement.

Il se releva lentement, glissant sur la pierre mouillée. Il ignorait par quel miracle il avait réussi à se redresser et à enfoncer ses griffes dans le mur en roche. Elle était tellement lisse. C’était encore pire que du verre ou de la glace. Et encore, ces éléments auraient déjà cédés sous la puissance de ses griffes pour que le géant puisse s’y accrocher. Là cela lui était absolument impossible. Goliath avait l’impression que s’il continuait à appuyer sur la roche, ce ne serait pas simplement ses griffes qui se briseraient, mais les os de sa main et surement de ses bras.

Contractant tout les muscles de son corps, dans un effort immense de rester coller contre la paroi en pierre, l’ange nocturne essaya de regarder derrière lui, par-dessus son épaule. Goliath n’arriva pas totalement à reconnaitre l’endroit. Enfin, pas exactement… Cet endroit lui était complètement inconnu, mais un sentiment nostalgique résonnait en lui comme s’il l’avait déjà arpenté dans un passé lointain. Il se trouvait dans ce qui semblait être l’intérieur d’une caverne. Le géant plissa légèrement des yeux. Ils ne s’étaient pas encore bien habitués à l’obscurité. Ce qui était étrange vu que ses sens et ses forces de gargouille étaient deux fois plus aiguisés et se démultipliaient quand il était dans l’obscurité la plus complète.

C’était étrange, l’intérieure de cette grotte était comme dévoré par l’obscurité elle-même et pourtant, quelque chose semblait y briller. Et d’où venait ce putain de vent bordel de merde ! L’inconscient de Goliath tilta un instant. Est-ce qu’il venait vraiment de penser ces mots vulgaires ? L’ange nocturne ne put retenir son petit rire d’épuisement en passant ses griffes sur son visage.

Une légère lumière éclaira alors l’intérieure de la grotte. Le géant regarda son bras gauche… Le lien illuminait son corps, projetant quelques rayons de lumière et éclairant ainsi la caverne. L’ange nocturne grogna presque de peur et de surprise. Avait-il activé son lien sans le vouloir ? C’était bien la première fois ! Mais curieusement, les sensations qu’il éprouvait habituellement durant cet événement magique étaient différentes. Goliath avait l’impression que sa peau se solidifiait. Pas comme quand il se changeait en pierre. C’était complètement différent. C’était comme-ci on lui versait du métal fondu bouillant directement sur le corps. Du métal qui reprenait rapidement son apparence solide, l’enfermant dans un assemblage métallique complexe et glacial. C’était un mélange de chaud et de froid douloureux et affreusement corrosif. Le géant avait même l’impression que son œil gauche allait éclater comme une ampoule qui recevrait une surcharge d’électricité.

Les parois de pierre réfléchissaient doucement la lumière, semblant nourrir les pierres précieuses qui s’y trouvait encastrée. Le géant passa ses griffes sur l’une d’entre elles. Les sensations qu’il ressentit étaient sidérantes. Il entendait des voix, elles résonnaient dans sa tête. Il voyait même d’étranges images apparaitre dans sa boite crânienne, comme s’il visionnait ou revivait les souvenirs de quelqu’un d’autre. Il voyait des gargouilles et d’autres créatures ailées semblables à des démons arpenter ce qui ressemblait à une cité antique. Il voyait d’autre images comme celle de plusieurs groupes et clans de gargouilles atterrir il ne savait où, une gargouille blanche portant une cape se retournait vers la lune qui semblait énorme. Dans ses griffes se trouvait une énorme masse de combat, elle semblait débordé d'énergie.

Goliath se réveilla… Qu’est-ce que s’était que ses visions ?! Il voulu retirer ses griffes de la pierre précieuse. Mais il ne réussit pas, elles étaient comme collées. L’ange nocturne se demanda même si elles n’avaient pas carrément fusionnée avec la pierre elle-même. Il tira de toutes ses forces, posant ses pieds contre la paroi, poussant vigoureusement. Quand il réussit enfin à se libéré, Goliath était en train de chuter en arrière, tombant dans cette crevasse d’où s’échappaient ces vents tonitruants et assourdissants.

L’ange nocturne s’attendait à faire une grande chute dans le vide, mais ce ne fut pas le cas. Il glissait, il glissait comme si il se trouvait dans un toboggan, un très long, mais extrêmement fin toboggan de pierre. Il était à peine assez grand pour laisser le passage à un enfant. Goliath, essayant de se faire le plus fin et le plus petit possible, croisa ses jambes et ses bras et replia ses ailes le long de son corps, s’enfermant dans un cocon de voile de chaire. Pour la première fois de sa vie, il maudissait la musculature dont il était si fier. Le géant espérait juste que cela se termine vite.

Cela arriva plus vite que prévu. Goliath vit rapidement l’entrée de la grotte. Arrivé à la fin du toboggan dont il fut comme "éjecté", il roula plusieurs fois sur le sol, perdant connaissance quelques secondes. Quand il se releva, il ressentit quelque chose contre sa poitrine, il ouvrit quelque bouton de sa chemise et remarque que… La pierre qui lui avait fait voir de toutes les couleurs quelques minutes plus tôt. Elle était comme incrustée dans sa chaire. Effrayé, mais gardant son sang froid, Goliath essaya de repéré toute blessure apparente et tout risque de saignement. Il essaya avec le plus de délicatesse possible d’enlevé la pierre en se préparant mentalement à une hémorragie. Mais, il ne réussit pas. C’était comme si la pierre avait fusionné avec sa peau. Cela n’était pas douloureux, mais la sensation était étrange. Comme si quelque chose bougeait en lui.

Goliath entendit tout d’un coup des petits bruits faibles, comme des gémissements. En faisant attention et en gardant sa griffe contre sa poitrine, se dirigeant prudemment vers l’endroit d’où ils provenaient. Tout en se cachant, Goliath observa ce qui semblait être une gragouille femelle. Elle était penché au-dessus d'un énorme baquet d'eau. Pensant d'abord qu'elle devait faire sa lessive, le géant changea d'avis quand il vit deux petits bras et une tête d'enfant surgir du fond de la bassine. 

 

[P.O.V. Petite Gargouille]

 Ses griffes, je n’arrive pas à les enlever. Je ne peux plus respirer, j’ai plus de souffle. J’arrive presque plus à voir de lumière. Mes yeux se ferment. J’essaye de respirer encore une fois, mais j’avale juste de l’eau. J’ai plus d’air, j’étouffe. Pourquoi est-ce qu’elle fait ça ? J’ai… j’ai peur !

Pourquoi il fait froid ? Où est-ce que je suis ? Je vois flou et il fait noir. Pourquoi je n’entends rien ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ? S’il vous plait ?! Que quelqu’un vienne m’aider, je vous en prie ! Je vous en supplie ! Je ne veux pas être tout seul.

"Respire mon petit ! Aller respire !"

De la lumière… Je me relève, j’étouffe. Je tousse, je crache l’eau que j’ai dans la gorge. Je vomis. On me met quelque chose sur les épaules. On m’emprisonne dans quelque chose de chaud. Je m’agite un peu, mais je n’ai pas peur.

"Il s’est réveiller ! Allez chercher d’autres couvertures, il est complètement gelé  !" cri quelqu’un, on dirait une voix féminine.

"Emmenez-le à l’extérieur ! Il n’est pas en sécurité tant qu’elle est ici !"

Cette voix… J’ouvre les yeux. Je n’arrive pas bien à voir, c’est flou. J’ai encore mal. J’ai chaud, cela fait du bien. Quelqu’un me porte, je suis dans une couverture. On passe à côté d’elle. Pourquoi les autres guerriers l’entourent comme cela ? Je retire un bras de ma couverture et je dresse mes griffes vers elle.

Elle a la tête baissée et ses cheveux la cache un peu, mais elle me regarde. Mais son regard, pourquoi il me fait peur comme cela ? Elle leva ses griffes vers moi, elle sauta, m’attrapant mon bras. Je cris ! J’ai mal, très mal. Elle me fait trop mal ! Je ferme les yeux ! Mais elle me lâche. Pourquoi ? J’ouvre tout d’un coup les yeux. Mon bras… Pourquoi de la peinture rouge en coule ?

"Elle est folle !" cria une voix. "Elle lui a presque arraché le bras !"

"Que quelqu’un aille chercher la Druidesse, vite !"

Mon bras me pique. J’ai mal, je pleure. Quelqu’un me prend doucement les griffes. Il met doucement un bâton contre mon bras et l’entoure d’un tissu. Cela pique encore, mais cela ne me fait plus aussi mal. Je lève la tête, c’est notre chef. Qu’est-ce qu’il fait là ? Il sèche mes larmes et me prends dans ses bras. Par réflexe, j’entoure son cou de mon bras valide et y cache ma tête.

"Pourquoi m’as-tu attaqué ?!"

"Sois heureuse que je t’ai simplement attaqué avec le dos de mon épée !" grogna férocement notre chef avant de reprendre son calme. "Je te prierai maintenant de me répondre. Pourquoi as-tu essayé de le tuer ? Et ne cherche pas à me leurrer avec tes mots. Tu sais pertinemment que cela n’a pas d’effet sur moi."

"Le tuer ? Moi ?" rit-elle nerveusement d’une voix faussement triste, mais hautaine. "Que nenni, que vas-tu croire là ? Ne vois-tu pas le baquet ? J’ai juste voulu lui faire sa toilette. Avec tous les derniers événements, il est évident que ce pauvre être a besoin de se détendre."

"N’essayes pas de nous avoir avec tes charmes ou tes mots, j’ai bien vu ce que tu faisais. Tu étais en train de l’étranglé et de le noyer", marmonna une voix.

"Druidesse ?"

"Silence, ma sœur, que fais-tu ici ? Tu n’avais pas à venir, je t’aurais apporté l’enfant", bégaya notre chef. "Et que fait cette petite ici ?"

Une gargouille à la peau délicatement dorée, aux ailes de papillon, à la chevelure rousse bouclée entre dans la grotte. Elle est accompagnée d’un mâle gargouille à la peau noire à la chevelure de feu rouge hérissée. Une toute petite gargouille à la peau ambre à la chevelure blonde, se trouve derrière eux. Elle s’accroche à la jambe de la gargouille noire. La gargouille dorée s’approche du chef, elle pose sa main sur son épaule. A ce contact, des marques blanches aux volutes noires apparaissent sur leur corps. La gargouille noire prend la petite dans ses bras et s’approche de la gargouille ambrée. Elle lève alors ses griffes à la hauteur de son visage, commençant à signer. La gargouille noire se met alors à parler, traduisant les gestes de la gargouille d’or.

"Je sais qu’en tant de Druidesse du clan, je n’ai pas le droit d’approcher de cette grotte hors la saison des voix. Mon cher frère, tu n’a pas besoin de me le répéter une énième fois. Je connais mon statut au sien de notre clan. Mais je ne peux tout simplement laisser un enfant blessé ainsi. J’entends vos cris depuis le haut de la falaise. Pour ce qui est de cette jeune fille, j’ai décidé de la prendre comme élève. Elle n’en a peut être pas l’air pour l’instant, mais je sens qu’elle deviendra une puissante guerrière. Alors imagines ce qu’elle deviendra si on lui apprend à allier la maitrise de la magie de la prière et au savoir de guérison de nos ancêtres. Ce n’est pas une simple gargouille qui rejoindra les rangs du clan, mais un prodige. Notre clan s’en verra que plus grandit et renforcé."

"D’accord d’accord ! Tu n'as pas besoin de me faire dune de tes explications à rallonges, j'ai compris" réplique le chef en soupirant avant de regarder la gargouille noire. "J’ignore comment tu arrives à suivre ses signes mon frère, j’ai perdu le fil depuis un moment déjà."

"On s’y habitue vite. C’est comme pour le combat, tout est une histoire d’entrainement", explique la gargouille noire avant de regarder à nouveau la Druidesse qui recommençait à signer. "Mon frère, ce serait plutôt moi que tu devrais féliciter. Après tout, c’est moi qui l’ai dress… Eh !"

La Druidesse pose ses griffes contre sa bouche, comme si elle imitait un rire. La gargouille noire détourne le regard en grognant, le rouge aux joues. Le chef caresse du bout des griffes l’énorme cicatrice qui se trouve sur sa gorge, il lui demande si celle-ci ne la fait pas souffrir. La gargouille d’or répond par un sourire triste en posant ses griffes contre sa gorge.

"Assez de ces fariboles !" hurle celle qui m’a fit du mal. "L’as-tu trouvé ?"

 La Druidesse la regarde surprise et effrayé avant d’hocher la tête.

"Bien, alors nous partons ! Emmène ton mâle et cette petite avec toi, nous aurons besoin de guerriers fort durant notre voyage."

"Quoi ? Partir où ? Où allez vous ?!" réplique le chef en hurlant !

"Comme si tu l’ignorais ! Il est absolument hors de question que moi ou un autre membre du clan reste ici tant qu’il vivra ! Il est dangereux, tu l’as vu par toi-même ! Si au moins tu me laissais le…"

"Ce n’est qu’un enfant !"

"Une gargouille est un guerrier et ceux dès qu’il casse la coquille de son œuf, tu ne cesse de me le dire ! Et tu laisserais vivre cette…?!"

"Tu irais jusqu’à tuer un enfant qui n’a rien fait ?!"

"Non ! Je ne tuerais jamais un enfant, mais une vermine, oui !" hurle t’elle en se jetant sur le chef.

La gargouille dorée se met entre le chef et l’autre gargouille. Retenant celle qui m’a attaquée. Elle se retourne face à elle et la regarde intensément. Elle ne parle pas. Elles se séparent.

"Est-ce que les autres sont prêts ?" demande calmement celle qui m'a attaqué.

La Druidesse hocha lentement la tête, elle reste dos à nous. Mon agresseur part de la grotte ou l’attende d’autres gargouilles du clan, je les reconnais. Ils ont chacun quelque chose de gros dans les bras. Elle en saisit aussi un qu’elle entoure de ses ailes. Elle se tourne vers la Druidesse, lui hurlant de les rejoindre. La petite gargouille ambre secoue vigoureusement de la tête, courant vers la dorée. Elle lui attrape la griffe et lui demande rester. La Druidesse s’agenouille en face d’elle, lui caressant les épaules et les cheveux. Elle la prit alors dans ses bras et vient la déposé dans le bras libre du chef. Elle lui embrasse doucement le front. Elle regarda intensément le chef et se mit à signer.

"Mon frère, protège cette petite. Fais d’elle la Druidesse dont ce clan a besoin. Je sais que tu ignores la plupart des devoirs qui m'incombent, mais ne t’inquiète pas, cette petite coquine regardait mes rituels en secret, elle en connait toutes les bases et elles sont solides. Et assidue comme elle est, elle deviendra sans aucun doute bien meilleure que moi", traduit la gargouille noire.

"Non Silence ! Ne la suis pas", réplique le chef. "Ne te laisse pas manipulée, elle est devenue complètement folle, tu n’as pas…"

"C’est justement à cause de cela que je suis obligée de la suivre. Quelle Druidesse serai-je si je laissai un membre de mon clan souffrir ainsi", explique la gargouille noire. "Ne t’en fait pas, je ne partirait pas seul. Notre frère est là pour me protéger et tu sais à quel point il est tenace. Je ne risque absolument rien avec lui."

La gargouille doré et la noire se regarde, confiant. Mais l’expression de la Druidesse changea redevenant triste. Elle s’approche du chef et le prend dans ses bras, cachant son visage dans son cou. Le chef en fait de même. Soudain la Druidesse lève son bras dans le ciel, arcan ses griffes.

"Pa…or…oi …on ère…" nous dit-elle d’une voix épuisée.

[fin P.O.V. Petite Gargouille]

Goliath essaya de se débattre. Du sang, il y en a tellement. Il n’en a jamais vu autant ! La gargouille dorée ne faisait pas de différence. Les adultes, les enfants…Toutes les gargouilles qui sont à l’intérieur de la grotte tombent les unes après les autres, incapable de faire quoique ce soit. Et elle, elle restait là, au milieu de ce carnage, l’air impassible. Seul le chant qui s'élevait de sa gorge meurtrie résonnait faiblement.

0*0*0*0*0

[Reprise de la musique ambiance n°3]

 

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

Le noir.

Le froid.

La solitude.

Les limbes.

Le Néant.

Le vide.

La peur.

Ses yeux éclatèrent. Il chuta dans les ténèbres.

"U…"

Domination

La seconde se mit à galoper. Le bruit de ses sabots résonnait dans cet espace vide. Elle n’allait pas renoncer. Elle allait corriger son erreur. Elle ferait tout pour l’aider à se réaliser. Elle lui révèlerait la vérité qui se cache derrière son existence.

"Twilight Sparkle…"

"Twilight Sparkle…"

"Twilight Sparkle…"

"Twilight Sparkle…"

"Twilight Sparkle…"

"Twilight Sparkle…"

"Twilight Sparkle…"

Une femme de liquide rosé aux yeux dorés la suivit, une silhouette liliale la surplombant.

"Harmonya…"

"Harmonya…"

"Harmonya…"

"Harmonya…"

"Harmonya…"

"Harmonya…"

"Harmonya…"

Liliale s’approcha d’elle, épousant chaque partie de son corps. Elle abandonna peu à peu sa forme quadrupède pendant qu’une protection d’acier recouvrait son corps. Elle ressemblait à présent à une valkyrie. Une lance apparue entre ses mains. Elle la leva au ciel, étendant ses bras au maximum.

"Ne rejette pas tes propres force Twilight, tu peux le faire."

"Tu as gagné mon respect jeune guerrière."

 

[Mise en pause de la musique ambiance n°3]

0*0*0*0*0

Twilight galopait. Elle ignorait où, mais elle souhaitait juste échapper à ce qui la poursuivait. Même avec toutes ses connaissances, elle n’arrivait pas à identifier son poursuivant, est-ce que c’était un Branche-loup ? Non, c’était beaucoup trop gros. Cette chose avait une taille semblable à Oursa-minor. Non, il devait approcher celle d’un Oursa-major ! L’alicorne violette essaya d’ouvrir ses ailes, mais elles restaient immobiles. Comme si elles étaient soudées à son corps. Et bien entendu, l’alicorne violette ne pouvait, ou plutôt, ne réussissait pas à utiliser sa magie. Sa corne était atrocement douloureuse, comme si on essayait de la lui arraché. Elle sentait que son corps se solidifiait comme si il se recouvrait d'une épaisse et indistructible couche de cristal.

La princesse continua de courir, sautant par-dessus les hautes racines, contournant les buissons d’épines et évitant les branches les plus basses. Bon sang, mais c’était quoi cette forêt ?! Twilight était certaine de l’avoir déjà exploré, elle la connaissait. Mais d’où ?! Mais les bois étaient beaucoup trop épais pour voir où elle se trouvait. La nuit n’était pas éclairée par la lune. Tout était d’un noir d’encre, encore plus sombre que les ténèbres.

La forêt commençait à disparaitre peu à peu. Les arbres s’écartaient, permettant à Twilight d’en voir la fin. Heureuse de voir que cela se dégageait, elle retrouva un regain d’énergie. A tel point que l’alicorne ne réfléchissait plus, elle voulait juste échapper à ce truc. C’est donc, sans réelle surprise que chuta, tombant d’une haute falaise de pierre.

Twilight réussit néanmoins à se réceptionné sur ses sabots, elle avait plus glissé qu’autre chose. Elle reprit sa course de plus belle, en tournant la tête, regardant par-dessus son épaule. La bête ne l’avait pas suivit. Elle faisait les cent pas au bord du précipice, c’est comme si elle hésitait à se jeté après et à continuer la poursuite. Après avoir, semble-t-il, soufflé d’agacement, la bête retourna à l’intérieur de la forêt. La princesse se retourna sa tête, se concentrant à nouveau sur sa course. Elle laissa échapper un soupir de soulagement, elle allait enfin pouvoir se sortir de là.

Alors qu’elle continuait de courir, Twilight heurta quelque chose. C’était étrange, elle en était pourtant sur, il n’y avait rien devant elle. L’alicorne se releva en se frottant le front. Elle allait surement avoir une grosse bosse, mais à par cela, rien de mal. Ce choc lui permit au moins de se remettre les idées en place. La princesse regarda autour d’elle, essayant d’analysé la situation. Elle se trouvait à l’intérieur d’une clairière rocheuse avec ce qui ressemblait à un château sur les hauteurs de la falaise. Mais ce qui intéressa le plus la princesse fut cette petite cabane en bois dans le coin le reculé de la clairière. Elle se trouvait à côté d'un immense rocher dont la forme évoquait presque un totem. Et à en voir la lumière derrière les fenêtres, il devait y avoir quelqu’un.

Twilight voulait s’approcher un peu plus, peut être que les habitants de cette petite maison l’aideraient. Mais quelque chose la retenait dans ses mouvements. Elle était bien rentrée dans quelque chose, elle ne l’avait pas imaginé ! Surtout que la bosse sur sa tête continuait à grossir, elle le sentait. Prudente, l’alicorne leva le sabot droit devant elle. Elle stoppa alors, elle touchait quelque chose. Elle bougea lentement le sabot sur cette surface, une onde blanche suivant son mouvement et son tracé. Ah, ah ! Un champ de force ! Les habitants de cette maison devaient surement être des sorciers ! Bon, ce n’était peut-être pas bien moralement parlant, surtout venant de la part d’une des princesses d’Equestria, mais elle avait vraiment besoin d’aide. Twilight posa sa corne contre le bouclier invisible et… Ah oui c’est vrai, depuis qu’elle était arrivée dans cette forêt, elle n’arrivait plus à utiliser sa magie.

Elle entendit tout d’un coup des bruits de sabot. Légèrement gênée et surtout ayant peur de savoir que cela pouvait être un ennemi, Twilight sauta derrière un rocher, cherchant à se cacher. Elle releva les yeux, observant le nouveau venu. A en voir sa stature, il s’agissait surement d’un étalon. Il portait une longue cape qui lui cachait la tête, néanmoins, la capuche laissait voir ce qui samblait être le bout d'une corne. Il transportait gâche à de la magie un petit coffret en bois. Au dessus de lui, une étrange sphère dorée débordant de magie flotait et le suivait à la trâce. La princesse tourna la tête vers la maison. Une jument blanche à la crinière bleu et rose, méchée d’indigo sortait de la petite maison, avec une toute petite pouliche licorne. La petite avait l’air d’être très jeune. Elle se précipita vers l’étalon mais la jument la prend entre ses sabots.

[P.O.V. petite licorne]

"Je peux savoir ce que tu caches dans ce coffre", demande Mère.

"C’est quelque chose dont j’ai besoin, mais pour que ça fonctionne je dois le connecter à la source", répond Père. "Sans cela…"

"Hors de question que tu t’en approche ! Aucun être n’en a le droit !"

"Tous sauf les gardiennes n’est-ce pas ?"

"Ce n’est pas cela, mais tu sais que je ne peux pas te laisser passer la barrière. Lady Skylar me l’a fermement ordonné."

"Et notre maison ? Comment pourrai-je y rentrer si elle se trouve à l’intérieur de ton champ de force ?" demande Père.

"Ne pense même pas y revenir après ce que tu lui as fais !"

"Ce que je lui ais fais ?! Il nous a volé !"

"Non, il n’a pas fais cela, tu le sais très bien ! Il ne ferait jamais de mal à une mouche !"

"Tu n’étais pas là quand nous l’avons découvert. Si tu avais été là, tu penserais comme moi."

"Tu ne fais pas attention à lui ! Tu ne l’as jamais écouté !" hurle mère. "Si tu t’intéressais un minimum à ce qu’il fait, tu verrais quel beau jeune étalon il est devenu ! Tu verrais le bon frère aîné qu’il est pour sa sœur ! Mais non, il faut toujours que tu le critiques et que tu…"

"Comme tu le faisais avec Lilica ?"

"Ne prononce pas le nom de cette traitresse ! Je te l’interdis… Et puis, si tu veux aller jusqu’à ces extrémités, rappelles-toi que cette idée de suivre ton élève ne vient pas de sa propre initiative. Cette idée a germé dans sa tête à cause de ton frère et rien d’autre !"

"Ton incompétente de sœur n’avait qu’à pas le charmer."

"Et à qui la faute ?! C’est bien toi qui a appris la recette du poison d’amour à Grogar non ?!"

"Assez !"

Père hurle en utilisa cette voix. Pourquoi est-ce qu’il est aussi méchant comme ça ? Surtout avec Mère ? Et pourquoi est-ce qu’ils parlent de grand frère ? Ou il est ? Est-ce que Père le sait ? Mon grand frère me manque. J’allume ma corne et je m’approche de Père. Le voile de Mère disparait et je cours vers lui, mais il me pousse d’un coup de sabot ? Pourquoi est-ce qu’il est méchant ? J’ai fais une bêtise ? Mère m’attrape et me met sur son dos.

"Ne t’avise pas de t’approcher de la source ! Tu m’entends ?!"

"Je n’ai pas d’autre choix si je veux…"

"Sa magie peut facilement devenir incontrôlable ! Si tu fais cela…"

"Tu connais mes origines, tu n’as pas besoin de me dire ce que je risque. J’ai une meilleure connaissance des dangers que toi  !" hurle père avant de reprendre un ton calme. "Si je ne fais pas cela, le pays n’aura plus aucun espoir de paix. Nous sommes donc obligé de…"

"Ne me raconte pas de sottises, je connais tes projets ! Et savoir que tu es prêts à sacrifier mon enfant pour cela…" hurle mère.

"Ton enfant ?" l’interrompt Père outré.

"Tu sais très bien ce que je veux dire.

Père nous tourne le dos. Sa cape tomba quand ils étirent ses grandes ailes. Il cours jusqu’au grand rocher qui se trouve à côté de la maison et le frappe de ses sabots. Mère me fait tomber de son dos et coure vers lui essayant de l’arrêter.

[fin P.O.V. petite licorne]

Twilight n’en crois pas ses yeux. Cette magie était tellement puissante. Comment pouvait-il même existé une magie de ce calibre. L’alicorne ne pouvait même plus bouger, cette sorcellerie circulait dans son corps, la paralysant. Elle restait là, à regarder la magie déferler, dévorer et changer l’environnement.

0*0*0*0*0

[Reprise de la musique ambiance n°3]

 

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

Le noir.

Le froid.

La solitude.

Les limbes.

Le Néant.

Le vide.

La peur.

Sa corne arrêta de scintillée et s’évapora. Elle sombra dans l’obscurité.

"Lea…"

Domination

Le dernier ferma tout simplement ses optiques. Le lumière sombre qui s’échappait de la forme féminine l’attirait et l’effrayait en même temps. Il voulait juste… Non, il ne pouvait pas. S’il faisait quoi de ce soi, cela la ferait disparaitre à petit feu. Il ignorait d’où lui venait exactement cette intuition, mais il l’écouterait. Curieusement, cette impression le rendit plus léger. Comme si le fait de refuser de faire ce que son corps et son processeur lui disaient, lui enlevait un poids incommensurable des épaules. Il se sentait tellement bien et plus léger ainsi.

Il ouvrit finalement les optiques. Il n’avait plus à s’inquiété de son passé, de son présent ou de son futur. Il pouvait maintenant regarder ce qu’il se passait autour de lui d’un regard neuf et de tout simplement se laisser aller et vivre tranquillement.

Le noir.

Le froid.

La solitude.

Les limbes.

Le Néant.

Le vide.

La peur.

Non… Il… Son corps ! Où était son corps ?

"Optimus…"

Un bruit de lames qui s’entrechoquent se fit entendre. Il tourna naturellement la tête. Non… Ce n’était pas possible, ça, cela ne pouvait pas être.

"Optimus…"

Son corps, armé d’une immense épée à la larme d’Energon d’argent et d’or en mains, filait à son tour vers la forme lumineuse. Un géant argenté derrière lui guidait chacun de ses mouvements, le manipulant comme le ferait un marionnettiste. Le blindage de son armure avait changée de forme. On aurait dit un mixe entre son apparence terrienne et son apparence Cybertronnienne. On aurait put le confondre avec un Paladin. Est-ce qu’il hallucinait ou est-ce qu’il avait le canon de Mégatron accroché sur son bras gauche ?

"Optimus…"

Il essaya de tourner sur lui-même, tentant de bouger et de retrouver sa mobilité. Ce n’était pas possible, il avait beau essayer, il n’arrivait pas à sentir le moindre mécanisme de son corps fonctionner. Il ne le voyait même pas.

"Reprends-toi Prime !"

"Aller Optimus ! Focalise-toi sur nos voix !"

Il n’arrivait à rien. Il avait beau essayer de se concentrer, rien n’y faisait. Il ferma les optiques, essayant de trouver dans les Datas de son processeur, un souvenir ou une idée qui l’aiderait à retrouvé son calme. Il se rappela de tout. Ses moments passés à l’Académie alors que tout allait encore pour le mieux. Elita-1… Non ! Son temps sur terre alors ? Prowl… Non ! Non ! Non !

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"  

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"  

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"  

"Optimus Prime…"

Non ! Non ! Non ! Non ! Qu’on le laisse tranquille ! Mais par Primus, qu’on lui fiche la paix ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce n’était pas de sa faute ! Ce. N’était. Pas. De sa faute !

 "Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"      

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"      

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"      

"Orion Pax…"

Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! CE. N’ETAIT. PAS. DE SA FAUTE !

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

"C’est de ta faute…"

C’était de sa faute. Mentalement, il replia ses stabilisateurs contre son pare-choc avant de les entouré de ses servomoteurs. Par Primus… Que ces voix se taisent à la fin ! Ne pouvait-il tout simplement pas être tranquille ?

 "Pri…"

"Non ! Je n’ai rien fait ! Ce n’est pas de ma faute ! Ce n’est pas de ma faute !"

"Orion"

"CE N’EST PAS DE MA FAUTE !"

"Calme-toi Orion. Rallume tes optiques, regarde ce qu’il y a devant toi, analyse la situation, repose ton processeur et synchronises-toi sur ma boite vocale."

Cette voix murmurée qui apaisait sa carte-mère … Optimus ralluma ses optiques. Depuis combien de cycles stellaires ne l’avait-il pas entendu ? Un millier peut être ? Non, cela devait être beaucoup plus que ça. En même temps, cela faisait une éternité qu’il avait perdu le compte. Il ressentit son étreinte. Elle était tellement douce. Elle lui avait tellement manqué. Il se retourna alors, retournant son étreinte. Il cacha son visage dans son cou. Cette douceur lui redonna un semblant de corps, l’étincelle qui le composait lui ayant redonné la forme de son protoform interne. Son odeur titilla son système olfactif, lui rappelant d’innombrables souvenirs et de moments passés. Ces moments où tout allait bien. Ces moments où rien de mal ne pouvait lui arriver.

 

[Mise en pause de la musique ambiance n°3]

0*0*0*0*0

Où est-ce qu’il se trouvait ? Pourquoi il faisait chaud comme ça ?! Optimus éteignit ses optiques. Il n’y voyait rien, beaucoup trop d’impuretés dans l’air, il n’arrivait pas à faire le point. Et il y a tellement de poussière, de vent. De la rouille… Il se protégea le visage avec ses servomoteurs et ouvrit à nouveau les yeux. Il ne put cacher sa surprise ! Il connaissait cet endroit. Ce désert, il savait où il se trouvait. Du moins, il le pensait... Comment est-ce qu’il s’était retrouvé ici ? Il se sentait à la fois extrêment léger et extrêmement lourd comme si son armure était vide et que l'on lui jettait des chose extrêmement lourde dessus.

Il entendit des hurlements. Il releva légèrement la tête. Quelque chose volait vers lui. Est-ce que c’était un corps ? Les vents étaient tellement puissants que le Prime aurait déjà dut être emporté par les courants. C’était un miracle qu’il soit encore accroché au sol. Le robot rouge courra, il devait essayer de l’attraper. Il n’allait pas laisser un être vivant valdingué en proie aux quatre vents comme ça ! Optimus s’approcha, il était juste là ! Il ouvrit les servomoteurs, s’apprêtant à recevoir le choc. Le choc n’arriva pas… Le corps lui passa au travers.

Il ne savait pas combien de nano-clics il resta là, les optiques perdues dans le vide. Qu’est-ce qu’il venait de se passer putain de merde ?! Son processeur était-il encore en surcharge ou est-ce qu’un virus informatique le faisait halluciner ?!

"Mon petit guerrier !"

Cette désignation et cette boite vocale… Optimus tourna la tête juste à temps pour voir une femme Bot passée à côté de lui en courant.

Le robot rouge tourna la tête, suivant du regard cet étrange robot féminin. Il n’arriva pas à reconnaitre pas sa silhouette ou son armure. Il n’était même pas sur d’avoir vu ou identifier un quelconque symbole d’appartenance, mais cette voix…. Quelque chose le poussait à la suivre. C’était presque vital. Obéissant simplement aux pulsations de son Spark, le corps du robot se retourna et poursuivit la femme Bot.

Optimus ne sut pas depuis combien de temps il courrait. Le moindre nano-clic semblait durer des millions de cycles stellaires. La tempête créait encore et encore plus de nuages de rouille. Chacun d’entre eux devenait plus opaque que le précédant. Le Prime ne voyait plus rien. Dans un ultime recourt, il se mit à tapoter sur son communicateur. Peut-être qu’il existait une possibilité, même infime, de trouver un canal de communication pour rentrer en contact avec eux…

Le Prime continua à avancer. Il ne savait pas vers où il se dirigeait. Les impuretés dans l’air l’empêchaient de scanner l’environnement. Les particules de rouille devaient s’insinuer dans son armure, corrompant légèrement ses programmes de localisation. Optimus hurla, cria, essayant d’une manière ou d’une autre de localiser les deux robots. Légèrement désespéré et en colère face à une telle situation, le robot rouge se contentait alors de courir dans tous les sens. Optimus savait qu’il tournait en rond, il avait plus d’une fois remarqué les empreinte de ses stabilisateurs. Empreintes qui se retrouvaient vite effacées par les vents de la tempête.

Optimus s’arrêta finalement de courir. Il comprenait qu’il n’y arriverait à rien s’il continuait à se fatiguer comme cela. Il éteignit alors ses optiques quelques nano-clics, se concentrant un instant pour reprendre son calme. Il s’agenouilla par terre, l’air tournant autour de lui comme un cocon. Bien qu’il n’en avait pas besoin, "machinalement" parlant, le robot rouge prit plusieurs respirations. Ouvrant légèrement la bouche, il aspira l’air, aspirant par la même occasion les impuretés et les particules de rouille qui y habitaient. Ce qui lui imprima un goût sec et dur sur sa langue. Les rejetant finalement à chaque expiration.

Optimus ralluma ses optiques. Il avait retrouvé un semblant de calme et arrivait enfin à faire la part des choses. Il se releva, éteignit tous les canaux de communication qui pourraient parasiter son ouïe, regardant autour de lui. Le Prime écoutait le vent qui soufflait. Il en connaissait toutes les mélodies, il les connaissait comme ses premiers pneus et enjoliveurs. Il arriverait à identifier les sons étrangers. Il tourna sur lui-même.

Il entendit tout d’un coup un bruit. C’était un bruit métallique certes, mais un bruit différent de ceux qu’il avait l’habitude d’entendre. Ce n’était pas semblable à une pierre cognant un morceau de métal ou celui de deux robots qui s’entrechoquaient. C’était plus vibrant, un peu comme une détonation, une onde sonnore qui avait momentanément déformé le bruit du vent lui-même. Comme du verre qui venait de tomber sur le sol, se brisant.

Cette détonation ébranla à nouveau son Spark, le faisant pulser violemment. Le robot rouge suivit son instinct, courant dans une direction. Il éteignit ses optiques, se concentrant uniquement sur ce son qui se reproduisait encore et encore. Optimus le suivait à la trace, tombant plusieurs fois ou se faisant légèrement écarté par un vent un peu plus puissant que les autres, mais il ne déviait jamais de sa route. Il s’arrêta finalement quand le son devint presque insupportable. Il ralluma ses optiques, tombant dans la plus pire des surprises, face à ce qu’il se passait devant lui. Une femme Bot avait accroché son arme dans un rocher, luttant contre les vents de la tempête. Elle tenait quelque chose contre elle. Croyant d'abord que c'était un minocon, les optiques du robot rouge s'agrandirent quand il remarqua qu'elle tenait en réalité un Sparkling.

[P.O.V. Sparkling]

Les tornades au-dessus de nous aspirent tout sur leur chemin. Je tiens sa taille avec force. Elle, elle entoure le haut de mon corps d’un seul bras. Elle s’accroche vainement à sa serpe qu’elle avait plantée dans un vulgaire rocher avec son autre main. J’ouvre difficilement mes optiques, son visage est tiraillé par l’effort. Sa peau de métal est striée de cicatrices sanglantes. L’Energon en coule abondamment, c’est absolument horrible et écœurant.

Ressentant mon regard, elle tourne son visage vers moi. Son sourire est doux et son optique rassurante. Elle me serre contre elle, cachant mon visage dans sa poitrine. Elle amène sa main à l’arrière de mon crâne, me coinçant et me bloquant un peu plus la vue.

Un hurlement stoppe ma réflexion. Quelqu’un hurle nos dénominations. Je n’arrive pas à reconnaitre sa boite vocale à cause de la tempête. Qui que ce soit, je le vois courir vers nous. Les tornades sont beaucoup trop puissantes pour lui permettre de nous rejoindre avec son mode véhicule. S’il avait utilisé son Alt-mod(3), les vents l’auraient surement déjà emporté. Heureusement que les semelles de ses stabilisateurs lui permettent de rester solidement accroché au sol. Un nuage de poussière se dissipe assez, on voit son visage. C’est Sire ! Il coure, son servo dressé vers nous, si seulement je pouvais attraper son servomoteur.

Un grognement… Je tourne ma tête vers elle. Elle a mal. Par Primus ! Pourquoi est-ce qu’elle tient son arme avec son servomoteur endommagé ?

Une tornade passe juste à côté de nous, faisant tanguer notre piètre équilibre. Mon grappin, je dois utiliser mon grappin ! Si je pouvais attraper la serpe, je pourrai, non ! Je ne le peux pas ! Mon servomoteur droit… Ces crevasses traversent à nouveau mon armure, mon Energon commence à gouté. Je me mors la langue pour m’empêcher d’hurler. Mon Energon commence à remplir ma bouche. Je vais finir par m’étouffé et à m’étranglé si je ne fais rien.

"N’utilise pas ton grappin."

"Mais Careere…"

"Ne l’utilise pas, pense à ton servomoteur. Il arrive vers nous, Sire nous aidera."

 "Je peux pas ! Ton état est grave ! Tu as trop mal"

"Je vais bien ! Je peux tenir, ne t’inquiète pas pour moi. Il ne t’arrivera rien, je te le promets."

"Laisse-moi au moins juste…"

"Non, ne l’utilise pas non plus. On ne sait pas ce qu’il ya autour de nous."

Encore un cri. Je tourne la tête dans sa direction. Sire est enfin arrivé jusqu’à nous. Les nuages de cuivres, de rouilles et de poussières s’épaississent grâce aux vents de la tempête, cachant ainsi son visage. Il plante son immense épée profondément dans le sol, derrière lui. Il attache un câble autour de sa taille avant de l’attaché à la fusée de l’épée. Il se retourne alors, levant son servomoteur vers nous.

"Venez, ne vous inquiétez pas ! Allez-y doucement, l’un après l’autre, je vous rattraperai !" nous hurla-t-il de sa grosse boite vocale.

"D’accord !" lui répond Career avant de se tourner vers moi. "Vas-y en premier !"

"Quoi ?! Tu vas faire quoi toi ?!"

"Je serai juste derrière ! Dépêche-toi !"

Elle me regarde. Ses optiques sont à la fois intransigeantes et douces. Qu’est-ce que je peux bien faire contre un tel regard ? Je détourne mon regard d’elle et tendit mon servomoteur vers lui. J’essaye en vain d’attraper son servo. Il est beaucoup trop loin. En faisant attention à ne pas me lâcher, elle descend son servo jusqu’à ma taille, attrapant ma ceinture. Elle me pousse vers lui. Mais cela ne marche toujours pas. J’ai beau étiré mon servomoteur au maximum, le vent m’empêche de l’attraper. Je n’en peux plus, je suis épuisé. Voulant surement se rapprocher un peu de nous, il détache un peu le câble, libérant ainsi un peu de mou. Enfonçant profondément ses stabilisateurs dans le sol, il arrive à nous rejoindre.

Une nouvelle tornade passe tout près de nous. La serpe se décroche de son support, nous sommes entraînés dans le tourbillon. Sire réussit à saisir la lame de la serpe avant que l’on ne s’envole. Utilisant toute sa force et essayant de résisté aux tempêtes, il tente de nous tirer vers lui. Une nouvelle tornade passe sur nous, nous emprisonnant tous les trois dans son tourbillon.

"Je vous tiens ! Je vous lâche pas !" nous hurle t’il.

La tornade au-dessus de nous est trop forte. N’arrivant plus à tenir, je lâche ma prise, commençant à me faire emporter par les courants de la tempête. Cela doit tenir du miracle pour qu’elle réussisse à rattraper mon pied. Non ! Pas cette position !

"Lâche-moi Careere !" lui hurlai-je.

"Non !"

"Mais ton servomoteur…"

"Je vais bien ! Je peux tenir le temps que la tornade passe !"

"Il a raison ! Lâche-le !" hurle Sire. "Lâche-le ! Je pourrais le récupéré après !"

Ses optiques voyagent plusieurs fois entre Sire et moi. Elle se retourne à nouveau vers moi, me souriant doucement. Non ! Elle ne va tout de même pas ?! Tout son corps s’illumine doucement. Chaque espace libre de son armure irradie de cette douce lumière dorée si particulière. Elle me lance alors un dernier regard en resserrant sa poigne autour de ma cheville.

Une explosion m’aveugle quelques nano-clics. Quand mes optiques se rallument quelques instants plus tard, je suis dans les bras de Sire. Les tornades autour disparaissent lentement, nous ramenant délicatement au sol.

Non loin de nous, une serpe tombe du ciel. Sa lame, faite en cristal bleu, se brisa en mille morceaux. Laissant derrière elle une lame noire et obscure. Je me débats, sortant des servomoteurs qui me tiennent prisonnier. Je cours, attrapant et serrant la serpe dans mes bras. Je vois mon reflet dans la larme noire. Je lève la tête vers le ciel, les nuages de poussières et de rouilles qui colorait tout en doré et en orange laisse place à la nuit noire étoilée. L’une des trois lunes de Cybertron éclaire doucement le noir. J’ouvre la bouche, ma boite vocale ne marche pas, elle grésille.

[fin P.O.V. Sparkling]

Optimus s’écoula, tombant sur ses genoux. Il hurla alors son désespoir au ciel. Il hurla le cri que le petit robot en face de lui était impossible de poussé. Là non plus, encore une fois il n’avait rien put faire. Il était resté juste là, à regarder la scène. Quand son hurlement finit par se tarir, le robot rouge laissa sa tête tombé mollement en avant. Il n’avait même plus la force de la retenir. Et pour la première fois de toute sa vie, un liquide sorti de ses optiques s’écoulant sur ses joues.

0*0*0*0*0

[Reprise de la musique ambiance n°3]

 

Optimus se mit à hurler, se séparant de celle qui le tenait. Non ! Non, non, non, non, non, non ! Ses optiques clignotèrent passant aléatoirement du bleu azuré au mauve ! Elle essaya de le calmer, l’appelant encore et encore par ce nom qu’il ne portait plus depuis longtemps.

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"  

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"  

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"

"Optimus Prime…"  

"Optimus Prime…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

"Orion Pax…"

Elle lui prit son visage entre ses mains, le forçant à le regarder. Elle lui caressa ses optiques de ses pouces. Elle essayait en vain de le calmer. Plus le Prime criait, plus son protoform se déformait. Son corps qui lui était encore sous le contrôle du géant bougeait de lui-même… échappant à la domination du monstre. L’armure blanche qui recouvrait son corps et l’épée qui se trouvait dans ses mains se dispersèrent aux quatre vents.

Optimus perdit tout contrôle. Il ne contrôlait plus rien, il ne voyait plus rien, il n’entendait plus rien. Le néant, l’entoura, l’attrapant, le trainant vers les profondeurs. Il leva le bras vers ce semblant de ciel rouge qu’il y avait au-dessus de lui. La lumière qui constituait son protoform se dissolvait dans une nuée d’étincelles.

0*0*0*0*0

Optimus apparu dans un tourbillon de lumière, se reconnectant de sa stase. Il se releva lentement en se frottant le casque. Qu’est-ce qui venait de lui arrivé ? Le robot rouge regarda ce qu’il y avait autour de lui. Cybertron ? Est-ce qu’il était revenu sur sa planète natale ?

Non… Ce n’était pas sa planète, du moins, pas tout-à-fait. L’environnement tout entier était composé de code. Mais curieusement, il n’était pas surprit d’être dans un tel endroit. Il n’éprouvait même aucune crainte ou inquiétude.

"Où suis-je ?" se demanda le Prime "C’est Cybertron ?"

Quelque chose attira alors le regard du robot rouge. Quelque chose ou plutôt quelqu’un et cette personne surprit le Prime.

0*0*0*0*0

Goliath surgit d’une nuée d’étincelle, émergeant de son inconscience. Il regarda autour de lui. Il se trouvait dans, ce qui semblait être, une grotte souterraine. La mousse avait envahit chaque surface de roche, se répandant sur les murs. Au centre de la grotte se trouvait un trou creusé à même la roche, semblable à une couveuse.

La gargouille regarda intentivement l’environnement autour de lui. Il avait l’impression de le connaitre. Un endroit qu’il avait plus d’un fois arpenter par le passé. Il n’éprouvait aucune inquiétude, mais quelque chose autour de lui n’allait pas.

"On dirait la grotte d’éclosion du château", réfléchit l’ange nocturne.

Un bruit, semblable à des pas puis à des battements d’ailes, attira l’intention de la gargouille. Machinalement, Goliath tourna la tête vers l’endroit d’où émergeait l’étrange son. Une expression sombre et choquée s’afficha sur son visage.

"Mais… Non  !" murmura Goliath d’une voix sombre. "C’est impossible, tu n’es pas…"

0*0*0*0*0

Un livre tomba d’une grande étagère. Celui-ci s’ouvrit, laissant un rayon de lumière s’échappé de ses pages. Les écritures s’envolèrent, redonnant forme à Twilight. L’alicorne violette atterrit lentement au sol, se réveillant de son sommeil.

La princesse regarda autour d’elle. Elle connaissait cet endroit, ce long corridor dont les murs étaient remplacés par de hautes arches en pierre. Le ciel étoilé se voyait au-travers, inondant l’endroit d’une lumière arc-en-ciel, semblable à une aurore boréale somptueuse et féérique. Bien que ce lieu ne lui soit aucunement inconnu, Twilight commença à s’inquiétée.

"Qu’est-ce que…" se demanda l’alicorne violette. "Le hall du savoir ?"

Des cris et pleurs résonnèrent dans ce couloir. Twilight sentit son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Il n’allait pas tarder à exploser. Elle se boucha les oreilles. Elle ne voulait pas les entendre !

0*0*0*0*0

"Comment ?" murmura le Prime.

"Que fais-tu ici ?" demanda l’ange nocturne.

"Taisez-vous !" hurla l’alicorne.

0*0*0*0*0

Goliath n’arrivait pas à y croire. Hallucinait-il ? Pourtant, elle était bien là. Même sous une forme plus âgée, plus adulte, il arriva à la reconnaitre. Ses long cheveux bruns coiffés en queue de cheval qui ce terminaient par ces mèches bleutées, ils voletaient doucement dans les airs, au rythme de ses battements d’ailes. Ce petit glaive protégé dans un fourreau doré. Non, c’était impossible !

Elle ouvrit ses magnifiques yeux bleus, la seule chose qui les différentiait réellement l’un de l’autre. Mais, ils étaient différents. Ils étaient beaucoup plus hautins et hypocrites que par le passé. Un sourire sarcastique s’afficha sur ses lèvres.

"Salutation distinguée Aile-Brisée."

0*0*0*0*0

Optimus n’y croyait pas. Cette personne, ce robot ? Comment pouvait-il être ici ? Et pourquoi avait-il l’air aussi changé ? Il ouvrit ses optiques, elles étaient rouges.

"Au rapport soldat."

0*0*0*0*0

Twilight se mit en boule, luttant contre ces cris et ces pleurs. Elle fit son maximum pour stopper cette horrible et effrayante cacophonie, plaquant ses sabots contre ses oreilles. Il fallait absolument que cela cesse. Elle ne voulait pas les entendre ! Elle le refusait ! Plus jamais !

[Mise en pause de la musique ambiance n°3]

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Tempest Shadow, Applejack, Fluttershy, Pinkie Pie, Starlight Glimer, Sunset Shimer, Trixie, Flurry Heart, Discord et Spike regardaient et tournaient autour de la sphère. Le dragon vert et violet faisait voler son feu autour de la sphère, espérant la faire fondre. Discord claquait de ses griffes et de ses serres en vain, espérant que sa magie chaotique provoquerait quelque chose. Tempest, Sunset, Starlight et Trixie lisaient tous les livres que l’alicorne violette possédait, essayant de trouver une solution. Pinkie Pie galopait, sautait dans tous les sens, excitée et inquiète. Applejack quant à elle, aidait Fluttershy à préparer plusieurs remèdes naturels en tout genre. Ils essayaient de faire tout ce qui était possible pour libérer Twilight de cette sphère.

Pour éviter plus d’inquiétudes et de tracas, les membres du Mane 10 et le dragon avaient fait sortir les Batponys de la garde, Flash Sentry, Timber Spurce et Méphisto de la chambre. Seule Flurry Heart avait été autorisée à rester. Bien que jeune, la petite protectrice du cœur de cristal avait quand même une certaine connaissance des magies Equestriennes. Surtout celles qui étaient associées aux cristaux. Telle tante, telle nièce ! Ce que la petite alicorne savait pourrait peut être servir.

Les Piliers –mené par Mistmane- avaient été envoyés à la bibliothèque de l’Empire de Cristal. Starswirl –Célestia seule sait où- était introuvable depuis plusieurs jours. Les Young 6, eux, après avoir tenté, en vain, de libéré Twilight avec les éléments d’harmonie, avaient été envoyés explorer les rayons et la réserve secrète de celle de Canterlot. Zécora était elle-aussi restée, elle étudiait et analysait les livres que Flurry avait dans sa chambre au château royal de Canterlot. La moindre information, même infime, pouvait être utile.

 Flurry Heart regarda la sphère d’un œil différent. Cette étrange géante de métal leur avait bien dit de ne rien faire et de simplement la protéger non ? Ils ne devaient pas essayer de la sortir de force. Ils ne devaient rien faire d’autre ! Rien de plus ! La petite protectrice s’approcha d’Applejack et de Fluttershy. Elle se racla la gorge pour signaler sa présence. A peine allait-elle commencer à parler que les deux juments l’interrompis.

"Ne nous dérange pas mon petit sucre. Nous sommes occupées", la coupa gentiment Applejack.

"Mais Tante AJ…"

"Flurry, ma chérie, ne nous interromps pas s’il te plait. Cette potion est très compliquée à préparer", murmura Fluttershy, concentrée. "Applejack, est-ce que tu peux m’apporter du miel d’Alfirin, une tige de filet du diable et de la poussière d’algue Nilgu s’il te plait ? J’en ai dans mon sac."

"Mais cette géante nous a bien dit de ne rien faire pour libérer Twilight. On doit juste la surveiller", rétorqua Flurry Heart. "On ne doit rien faire d’autre jusqu’à… Jusqu’à ce que la sphère se transforme en pierre. Quelqu’un a comprit ce que cela voulait dire ?"

"Si tu crois que l’on va croire ce truc, c’est que tu ne nous connais pas ! Autant libérer Tirek de Tartarus pour l’inviter à l’une des Tea Party de Smolder, cela résoudrait tous nos problèmes. Ce n’est pas parce que les éléments n’ont pas marché là-dessus que l’on ne doit pas essayer de trouver autre chose pour la libérer", répliqua la cowgirl avant de sursauter et de sortir son sabot du sac de la guérisseuse. "Euh… Flutter’sha ? C’est normal que cette feuille me serre la patte comme ça ?! Je ne sens plus ni mon sabot, ni ma circulation !"

"C’est un filet du diable. C’est une plante carnivore. Plus sa proie est stressée et agitée, plus elle se resserre et l’étouffe. Il faut être calme et apaisée quand on manipule cette plante."

"Excuse-moi d’être stressée… Je suis très inquiète pour Twilight", murmura la jument blonde. "Tu la sors d’où cette plante d’ailleurs ? Elle vient de la forêt Everfree ou c’est Zécora qui te la fournie?"

La pégase jaune s’approcha de la terrestre, prenant la tige dans sa bouche. Elle la tira longuement et délicatement, forçant la plante à relâcher son étreinte et à libérer le sabot de sa proie. La guérisseuse s’approcha de son sac récupérant les fioles et bocaux d’ingrédients qui lui manquait. Elle retourna vers son mortier, y déposant les quantités souhaité. Sentant qu’elle allait surement servir d’ingrédient, la tige entoura la bouche et les naseaux de sa porteuse. Applejack essaya de l’aider, mais Fluttershy refusa son aide d’un petit coup de sabot. La pégase jaune se dirigea vers son Draconequus de mari, lui montrant la plante d’un geste de sabot. Le seigneur du chaos regarda le visage de son épouse avant de claquer des griffes, la libérant. Une fois fait, la guérisseuse prit une grande inspiration, sa respiration reprenant un rythme normal. Discord embrassa doucement la joue de la jument de sa vie, Fluttershy le lui rendant. La pégase récupéra la plante que lui tendit son mari et la jeta dans le bol de son mortier. A peine la tige eu-t-elle atterrit, qu’elle se fit durement écrasé par le pilon tenu par Applejack.

Flurry Heart regarda les deux juments se remettre au travail. Elle regardait les seuls mâles de l’équipe, les flames de Spike et le chaos de Discord n’ébranlaient même pas la surface de la sphère. Les autres licornes et alicornes étaient concentrées sur les livres qu’elles lisaient et… Pinkie sautillait toujours dans son coin. La jeune Alicorne soupira, roulant et levant ses yeux au ciel. Son ventre se mit à gargouiller, elle commençait à avoir faim. Elle regarda les poneys et autres créatures autour d’elle, aucun d’entre eux ne l’écouterait ce soir. Et ils ne se rendraient même pas compte si elle sortait de la chambre quelques minutes. Illuminant sa corne, elle se téléporta dans les cuisines du château.

Flurry Heart savait que la nuit, la cuisine n’était pas aussi active que durant la journée, hors événement important, politique ou mondain. Il y avait généralement deux ou trois cuisiniers et quelques commis. Cela suffisait largement pour gérer les demandes de nourritures des équipes de nuit du palais. Les Batponys, qui constituaient la majeure partie de l’armée nocturne, étaient connus pour tous avoir un appétit d’oiseau. Et hormis les poulains de la princesse de la Lune, qui étaient en pleine croissances ou les petites gâteries de celle du soleil, il n’y avait que peu de demandes alimentaires.

Quand la petite protectrice arriva dans les cuisines dans un éclat doré, elle fut accueillit par les poneys et Batponys qui s’occupait du service. Un des commis, un fin et élégant étalon terrestre doré, à la crinière magenta bouclée et aux yeux vert, s’approcha d’elle, lui demandant ce qu’elle souhaitait. La petite alicorne lui demanda quelque chose de léger, mais consistant. Elle avait besoin de se remplir l’estomac rapidement. L’étalon hocha la tête et une dizaine de minutes plus tard, Flurry avait devant elle, une assiette avec un sandwich au fromage fondu, une salade de jonquilles, pâquerettes et pissenlits et un grand verre de limonade.

La petite alicorne remercia le cuisinier, dévorant sa salade et but sa limonade à grandes gorgées. Elle allait entamer son sandwich quant elle vit Cozy Glow passer les portes de la cuisine. Elle arriva auprès des cuisiniers, leur chuchotant quelque chose. Le Batpony qui était l’un d’entre eux, hocha la tête, disparaissant une minute. Il finit par revenir avec un grand plateau où était placée une cloche à plat. La pégase beige se retourna, prenant le plateau sur son dos. Celui-ci semblant un peu trop lourd, la jument de chambre tangua un peu, risquant de le faire tomber. Flurry Heart quitta sa table et courra pour l’aider. Utilisant sa magie, la petite alicorne stabilisa le plateau. Cozy tourna sa tête et remercia la petite princesse. Le Batpony fit de même. Flurry allait suivre la pégase pour l’aider quand elle se retourna un instant. Avec sa magie, elle récupéra son sandwich qu’elle emballa dans une serviette. Elle le rapprocha d’elle et le cacha sous l’une de ses ailes. Remarquant que la pégase la regardait un petit sourire au lèvre, Flurry se mit à rougir.

"C’est le sandwich aux trois fromages de Fluzzy Cheese ? Ne t’inquiète pas, je comprends", demanda la domestique dans un petit rire. "Il tient bien de son père celui-là."

"C’était Fluzz ? Bon sang, je ne l’avais pas reconnu !" répliqua la petite alicorne. "La dernière fois que je l’avais vu, il avait au moins deux tours de taille en plus. Même sa voix a changée, c’est fou !"

"Je sais, cela l’a grandement changé de s’inscrire dans la même école de cuisine qu’Apple-Cook. C’est lui qui l’a recommandé, il fait son stage ici."

"Et où se trouve Cooky ? Il n’est pas de service aujourd’hui ? Il a un jour de repos ?"

"Non, il a suivit les autres quand ils sont tous partis travailler dans le nouveau grand parc d’attraction qui a ouvert près de Filly-Delphia. DreamLand, je crois. Ils sont partis il y a environ quatre mois. Je croyais que tu étais au courant."

"Depuis quelques temps, je suis particulièrement concentré sur mes études au conservatoire. Je faisais en sortes de penser à autre chose. Enfin je veux dire…"

"Ne t’inquiète pas. Tu n’as pas à le dire ou à te justifier", lui murmura la domestique. "Tous les Young 6 le savent de toute manière."

"C’est à se demander si tout Equestria ne le sais pas déjà. Je ne serais même pas étonné que Photo-Finish se soit emparé de l’histoire pour la publier" répliqua l’alicorne avant d’ajouter dans un petit rire ironique. "Quelle chance ! C’est vrai que j’adore tellement lire les magazines People."

"Tes parents et ta tante –sans parler de toutes les autres princesses- auraient tout arrêté, tu le sais très bien", répliqua la pégase.

"Si vous le dites."

Un silence gêné s’installa entre les juments. La pégase beige essaya plusieurs fois de lancer un sujet de conversation ; proposant à la petite alicorne de partager son sandwich au fromage. Mais à part lui donner le dit sandwich, la petite protectrice du cœur de cristal ne faisait que regarder le sol, suivant juste machinalement le chemin qu’empruntait la domestique. Les deux juments passèrent ainsi une bonne heure à marcher. Enfin, c’est ce qui sembla à Flurry Heart. La petite alicorne releva finalement la tête, commençant vraiment à ressentir le poids du plateau sur ses ailes.

"Bon sang, les Batponys de la gardes de nuit doivent vraiment avoir faim. Ils pensent faire des heures supplémentaire et offrir une grasse-mat à la garde de jour ou quoi ?"

"Ca ?" demanda Cozy Glow en riant. "Non, tout ça c’est pour les petits princes et la princesse Luna. Enfin, la majorité des plats est dédiée à notre chère princesse Lunaire."

"Quoi ? Elle va avaler tout ça ? Même pendant ses petits déjeunés et ses envies de grossesse, elle ne mange pas autant", répliqua Flurry Heart étonnée. "Vous êtes sur qu’il n’y a pas l’une des grosses fringales de Tante Célestia?"

"Non, il n’y a rien du tout qui ne soit dédier à Célestia là-dedans. C’est juste pour la princesse Luna. C’est à cause de la crise d’hypoglycémie, rien d’autre."

"Une crise d’hypoglycémie ?"

"Oui. Luna est rentré avec la nouvelle petite princesse, il y a quelques heures. Elle a poussé un cri et s’est évanoui en laissant sa pauvre petite pouliche sur sa table à langer et l’eau coulant dans sa baignoire. Toute l’aile nord du château a entendu le cri", expliqua la pégase. "Célestia a fait venir un médecin. D’après lui, ce n’est rien. Apparemment, comme la petite est née plus tôt que prévu, cela a épuisé Luna de sa magie et son corps en a prit un coup. Tu n’étais pas au courant ?"

"Oh euh… Twilight et moi, on est allé voir le nouvel opéra de Dame Descorne. Ensuite, on est allé au restaurant", expliqua l’alicorne avant de lever un sourcil, interrogative. "Pour la crise d’hypoglycémie… Vous êtes sûr que c’est ce que le médecin a dit ?"

"Je n’en sais rien, je ne suis pas docteur", répliqua la domestique en gonflant ses joues d’agacement et en regardant ailleurs. "Si je veux que les princesses lèvent ma probation, je dois faire tout ce que l’on me dit. Cela ne sert à rien que je sois amis avec les Young 6. Je bosse, c’est tout ! Même si ça m’énerve de faire la jument de chambre."

"Arrêtez, tout le monde sais que vous adorez cet uniforme. Vous vous en servez même au lit avec le chancelier Sandbar."

"Attends, comment tu sais ça ?!"

"Les murs ont des oreilles", répliqua sarcastiquement Flurry Heart. "Non mais sans blague, tout le monde dans le château est courant de vos penchants à vous et votre fiancé."

"Quoi ?! Tu sais aussi que Sandbar et moi on est… ?! C’est Silverstream c’est ça ?!" hurla presque la domestique, encore plus rouge.

"Non, c’est Ocelus ! Et puis, vous ne vous cachez même pas. Vos sorties dans les restaurants les plus chics, réputés et romantiques de Canterlot se font remarquées."

La pégase beige se mit à crier d’embarrât, ses joue s’enflammant encore plus. C’est limite que de la fumée ne serait pas en train de sortir par ses oreilles. La domestique se mit à gémir et à juré dans son sabot. Flurry Heart ne put empêcher un sourire attendrit, bien qu’un peu moqueur, d’apparaitre sur ses lèvres. Les deux juments arrivèrent finalement à la porte des appartements de la princesse Lunaire. La petite Alicorne aida la pégase à ouvrir la porte, à rentrer et à déposé le plateau sur la petite table du salon. Elle ressortit alors, laissant la domestique finir son travail, fermant la porte derrière elle.

Alors que la petite protectrice du cœur de cristal commençait à marcher dans le couloir, la porte des appartements s’ouvrirent à nouveau. Flurry se retourna voyant Cozy Glow sortir et lui tendre la serviette où se trouvait le sandwich au fromage. La domestique le déposa doucement dans ses sabots.

"Mange-le, tu en as plus besoin que moi", murmura doucement Cozy Glow.

"Mais…"

"Prends-le, cela va te faire du bien. Ce sandwich, c’est un véritable câlin. Il n’existe, non, je ne connais rien de plus réconfortant. Crois-moi, tu verras."

 La petite princesse regarda la serviette avant de lancer un sourire et un regard reconnaissant à la pégase. Après un petit clin d’œil et un petit sourire amical, la domestique retourna dans les appartements de la princesse Lunaire. Flurry Heart sortit le sandwich de la serviette et en prit une bouchée. Et c’était incroyable ! Cozy Glow avait raison. Ce sandwich était absolument savoureux et c’était un véritable câlin. L’alicorne dévora son sandwich en à peine deux grosses bouchées. Elle se lécha même les sabots, un sourire de béatitude collé aux lèvres. Elle en avait carrément gémit de plaisir. Remarquant cela, Flurry Heart se mit à rougir, jetant des petits regards autour d’elle, ici ou là. Voyant qu’aucun poney ne l’avait vu ou entendu, elle soupira de soulagement et de gratitude.

Quelque chose sauta alors aux yeux de la jeune jument. Il n’y avait personne. Bon, qu’un couloir soit un peu plus désert que les autres, cela n’était pas trop grave. Cela pouvait arriver, le palais royal était gigantesque après tout. En fait non, il y avait du monde, mais… C’était beaucoup trop calme. Vraiment !

Déjà avec la crise d’hypoglycémie de Luna, il devrait y avoir plus de juments de compagnie ou de domestiques autour de ses appartements. Et les gardes et le médecin de la cour, ils étaient où ?! Est-ce que Fluttershy était simplement au courant de cela ? Elle était l’une des médecins qui s’occupait de l’alicorne noire depuis le début de sa grossesse, mais surtout, personne n’avait entendu parler de l’accident de Twilight ?! Que cela ne se fasse pas largement ébruiter à la rigueur, mais, où était Célestia ? Dès qu’il arrivait quelque chose à la princesse de l’amitié, la solaire était l’une, si ce n’est, la première sur les lieux pour vérifier ce qu’il se passait ! Et Flash Sentry, Timber Spurce et Méphisto, où est-ce qu’ils étaient ?! Bon, pour Méphisto, Flurry comprenait parfaitement. Ce n’était encore qu’un petit poulain. Pour un enfant de cet âge, voir sa mère dans une telle situation pouvait être extrêmement perturbant et effrayant. Et que l’un des deux étalons reste auprès de lui à l’écart, c’était absolument normal. Mais que l’autre ne soit pas là…

Flurry Heart se mordit le sabot de stress et de crainte. Quelque chose n’allait pas, ce n’était pas normal… Ce n’était absolument pas normal ! Flurry se retrouva comme statufié au milieu du couloir. Elle hyper ventilait. Cette ruelle, elle y était à nouveau dans cette ruelle sombre. A entendre son sombre rire, à sentir son souffle immonde dans son cou et son horrible voix résonnée dans son oreille. La petite alicorne craqua ce qu’elle avait sous la dent. Une fumée beige quitta sa bouche, s’évapora de sa corne et sortit de ses yeux qui étaient devenus intégralement blancs. Flurry revint lentement à elle en toussotant un peu. Elle se concentra alors sur ce qui se passait autour d’elle et ce qui lui trottait dans la tête. Elle se reconnecta à la réalité.

Il fallait qu’elle demande de l’aide ! Ses parents… Elle devait les contacter. D’ailleurs, pourquoi n’étaient-ils pas là ? Les Piliers d’Equestria étaient arrivés rapidement au Royaume de Cristal grâce au sort de téléportation de Mistmane. Ses parents avaient déjà dut être mis au courant de l’affaire non ? Ils auraient déjà rappliqué pour l’aider elle et les Mane 10 à sauvé sa tante ! Au moins son père. Il avait dût se passer quelque chose ! La petite alicorne se mit à galoper dans les couloirs, se dirigeant vers sa chambre. Elle devait écrire à ses parents. Immédiatement !

Alors qu’elle tournait au coin d’un couloir, Flurry Heart s’écroula. Ses sabots avaient buttés contre quelque chose. La petite princesse releva la tête, elle voyait trente-six chandelles, ça étincelait de partout. La jeune jument se releva lentement, amenant le sabot à sa tête. Elle allait avoir une belle bosse, ça, c’était sur. Elle avait dû courir trop vite, mal contrôlé son virage et l’un de ses sabots avaient dut se prendre dans un tapis ou un coin de meuble, rien de plus. Elle recommença à avancer, au petit trot cette fois. Elle ressentit alors son sabot touché quelque chose. Surprise et inquiète, elle souleva son sabot, le regardant. Elle retenu difficilement son expression de dégout. C’était collant et dégoutant. Est-ce que c’était du chewing-gum ?

Flurry Heart agita sa patte, essayant de se débarrasser de cette chose collante. Elle sentit alors cette chose se tendre, la tirant vers le sol. Cela avait été tellement violent qu’elle se retrouva plaquée au sol. Flurry Heart se sentit alors emporter. Son corps était attirer quelque part et elle ne pouvait rien faire pour l’en empêcher. Elle passa alors sous des tapis, à travers quelques meubles, se cogna contre plusieurs murs. Elle se retrouva complètement soulever du sol, la tête en bas, retrouvant ses trente-six chandelles. Elle se retrouva entièrement saucissonnée.

Flurry Heart secoua la tête, retrouvant ses esprits. C’est alors qu’elle sentit quelque chose descendre le long de son dos. C’était ses chatouillis extrêmement légers. Tremblante, la petite princesse tourna sa tête vers son épaule gauche. Elle perdit alors toutes ses couleurs, ce qui était difficile en sachant que sa fourrure était déjà bien blanche. La petite alicorne se mit à crier et à s’agiter, essayant en vain de se libérer. Une araignée… Sa pire phobie. L’insecte était de couleur argenté, comme si elle était entièrement faite, ou plutôt, qu’elle était entièrement recouverte de plaque de métal. Comme si elle était entourée d’une armure. De brulants reflets rouges feu parcouraient son armure, comme si ils semblaient provenir de l’intérieur même son corps. De petits piquets d’acier tranchants sortaient de son abdomen. Flurry Heart comprit alors. Si c’était bien cette bestiole qui l’avait emprisonné dans ses fils, elle ne pourrait pas se libérée. Les fils de ses toiles, semblable à des fils d’acier, étaient presque impossibles à coupé. Et ne pensez même pas à utilisé la magie, c’est comme s’ils y étaient imperméables. Pire, ils pouvaient même renvoyer le plus innocent des sorts. Le rendant, par un étrange effet de réverbération, encore plus dangereux.

[Musique ambiance n°4]

Flurry s’agita un peu, remarquant alors les nombreux autres Batponys et autres domestiques du palais qui l’entourait. Il y avait même le Médecin de la cour, Timber Spurce. Et son père… En tout, quinze autres victimes se trouvaient autour d’elle. Bon, cela justifiait au moins le fait que les couloirs soient aussi calmes. Ils étaient tous saucissonnés, bâillonnés et avaient tous la tête en bas. Plusieurs d’entre eux, dont Timber, étaient maintenant bleus et étaient tombé dans les pommes. En plus, une espèce de bouillasse violette transparente et malodorante semblait dégouliné des fils qui les tenaient prisonniers. Flurry Heart tourna la tête vers le sol, remarquant deux petits poulains Batponys pliés en deux de rire juste en-dessous d’elle.

"Dust et Nocturn…"

"C’est la deuxième fois que tu te fais avoir aujourd’hui", éclata de rire le petit Comet Dust. "Tu es en train de régresser Fluflu !"

"Ne m’appelle Fluflu ! Et retires-moi cette horreur de mon épaule ! Tout de suite !" hurla une Flurry Heart hystérique, de peur et de fureur avant de se faire bâillonnée par la toile de l’araignée.

"Je ne crois pas non. Oympie… A toi de jouer !" répliqua le petit Batpony dans un mauvais rire.

Oym…pie… ? Oh non ! Flurry Heart sentit alors le fil qui reliait son cocon de toile au plafond se balancé lentement. Effrayée, elle releva la tête. Là, sortant de l’ombre, une espèce de gros lézard marron, aux sept pattes violettes et à la collerette verte fluorescente à pois orange la regardait de ses quatre gros yeux dorés et brillants. La petite protectrice du cœur de cristal s’agita, essayant en vain de se libérer. Se fatiguant inutilement. Là, elle avait vraiment peur.

L’araignée était une chose, mais ce truc ! Flurry Heart trucida plusieurs centaine de fois un certain Draconequus dans sa tête. Pourquoi Discord avait ramené cette créature de sa dimension chaotique pour l’offrir au dernier anniversaire des jumeaux ?! L’étrange reptile commença à ouvrir sa gueule. Un étrange liquide violacé et puant coulait le long de sa langue. En écoutant les gémissements étouffés de la petite alicorne, Comet Dust éclata de rire. Nocturn Obscurium quant à lui, cocha quelque chose dans un carnet, un sourire fier collé aux lèvres. Un sourire qui s’effaça vite. Le petit Batpony tourna la tête vers son jumeau qui accueillait le lézard et l’araignée dans ses pattes grandes ouvertes. 

"Et de seize ! Bien jouer Oympie et Malala, vous avez été géniaux !" rit Comet Dust en embrassant la tête du lézard et en caressant doucement l’araignée du bout du sabot.

"On n’est pas allé un peu trop loin ?"

"Comment ça ? Tu aurais voulu que l’on capture moins de monde ?"

"Flurry Heart, on n’aurait pas été un trop loin ?" demanda Nocturn Obscurium en remontant ses lunettes le long de son nez. "Elle est super gentille avec nous. Elle nous aide quand on a des problèmes avec nos devoirs. On ne lui fait pas de mal, hein ?"

"Quoi ? Non ! Elle n’avait qu’à pas se faire prendre dans notre piège et faire plus attention. C’est tout ! On n’a rien fait de mal !" répliqua le petit Batpony dans un petit sourire. "On va se coucher ?"

"On les laisse comme ça ?"

"C’est Cozy Glow qui s’occupe de nettoyer nos chambres ce soir. Elle les aidera quand elle aura fini", répliqua le poulain en déposant l’araignée sur les ailes de son frère. "Enfin, si elle ne tombe pas dans l’un de nos pièges, bien sur."

"Mais… ?"

"Tu t’inquiètes pour rien Frangin ! Il ne va rien leur arrivés, tu le vois bien. Ils vont juste faire une grosse sieste, rien de plus", expliqua le poulain en installant l’iguane sur son dos. "Tu viens ? Je paris que je peux retrouver Maman aux Doors of Dream avant toi ! Et, si ça se trouve, on va peut être enfin pouvoir accéder à la porte de Moonbeam et voir ce à quoi elle rêve ! Ca te rend pas heureux ?"

"La connaissant, elle doit être en train de rêver de sa chauve-souris en peluche", répliqua Nocturn en retrouvant le sourire.

"Soit ça, soit elle rêve de sa tétine."

Les deux poulains quittèrent le couloir en galopant joyeux et riant aux éclats. Au loin, une petite alicorne essayait encore en vain de se libérée de son cocon, cet immonde liquide coulant le long de son corps. Epuisée, elle finit par tournée de l’œil. Les cris d’une certaine pégase beige résonnèrent soudain dans l’aile Nord du palais.

"Et de dix-sept !"

[Fin musique ambiance n°4]

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[Reprise de la musique ambiance n°3]

Optimus regarda le robot devant lui. C’était impossible !

"Ultra Magnus ?"

"Au rapport soldat !" répondit le commandant.

"Que faites-vous ici Commandant ? Pourtant vous…", demanda le Prime. "Et vos optiques, est-ce que vous… ?"

Ultra Magnus ne répondit pas, se contentant de regarder le robot rouge. Le toisant du regard, le jugeant. Optimus l’observa, essayant d’analyser la situation. Quelque chose n’allait pas. Les optiques du commandant avaient tournées au rouge.

"Est-ce que l’on vous a… ?"

"Au rapport soldat !" répondit machinalement le commandant.

"Quoi ? Mais, Commandant…"

"Au rapport soldat !"

"D’accord", soupira Optimus légèrement effrayé et inquiet. "Commandant, est-ce que vous… ?"

"Au rapport Magnus !"

"Magnus ?" s’écria Optimus. "Vous vous foutez de moi ?!"

Optimus ne comprit pas pourquoi il avait répondu cela. Ce simple mot, cette désignation… Cela l’horripilait intérieurement. Lui ? Porter un tel titre ? C’était forcément une plaisanterie ! Il l’avait comprit après tous ces millions de cycles stellaires, il ne le pourrait jamais !

"Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, sachez que je n’en suis pas capable !" hurla Optimus en prenant sa tête entre ses servos. "Il a raison… Totalement ! Je ne suis qu’un minable !"

Tout ce qu’il lui avait dit, ce qu’il lui avait fait durant son emprisonnement ! Cela ne devait pas en être autrement. Il ne pourrait le pas…

"Je n’y arrive pas… Je n’y arrive pas !" cria désespérément le robot rouge avant de regardé son supérieur avec un regard hautin et défiant. "Vous voulez vous moquez de moi ? Allez-y ! Je suis habitué ! Alors devenir Magnus ! Vous rigolez ? Je ne suis même pas capable de protéger mes propres alliés ! Alors Cybertron ?! Est-ce que vous voulez sincèrement… ?"

Les images de plusieurs robots passèrent dans son processeur, le corrompant comme un virus informatique. Optimus se prit à nouveau la tête entre ses mains. Le simple fait de penser à eux et ce qu’il leur avait fait par le passé allait le rendre fou ! Et lui, il venait lui demander de prendre sa place pour protéger une planète entière et sa population ?! Il avait fait beaucoup trop d’erreur pour simplement se permettre d’espérer une telle chose. Il releva alors la tête, ouvrant ses optiques.

"Qu-quoi ?" murmura le robot rouge. "Sérieux…"

C’était impossible… Le robot rouge se demanda légitimement s’il n’hallucinait pas. L’image d’Ultra Magnus commençait à disparaitre, elle s’effaçait et clignotait. Elle changeait. Optimus arrivait plus ou moins à voir qui se trouvait derrière cette métamorphose. C’était lui.

"Carrément ? Ca va jusqu’à là ?!" demanda Optimus, ne pouvant empêcher un sourire fou d’apparaitre sur ses lèvres. "C’est moi, c’est ça ?! Tout ça… Cela vient de moi ?! C’est de ma faute."

Optimus commença doucement à se baisser et à s’écrouler. Ses stabilisateurs n’arrivaient plus à supporter le poids de son propre corps.

"C’est mon processeur c’est ça ?" demanda le Prime en perdant peu à peu son sourire fou. "Je ne suis pas bête… Je sais pertinemment que le diagnostic de Ratchet est correct. Les diagnostics de Ratchet sont toujours corrects."

Le Prime posa un genou à terre et éteignit ses optiques. La fatigue commença à le prendre de court. Rodimus lui avait parlé rapidement des scans et des diagnostics que le vétéran avait faits. Son processeur était surchargé. Optimus ressentit alors une présence. Sa présence… Optimus releva la tête rallumant ses optiques éteintes.

"Tu es là hein ? Je sais que tu es là. Je sens ta présence, je te vois."

Le robot rouge vit celui en face de lui s’agenouillé, récupérant ses armes qui étaient accroché à ses jambes. Optimus releva la tête avant de s’effondrer totalement au sol, le dos penché vers l’arrière.

"Tes shurikens ?" demanda Optimus en affichant un sourire triste et nostalgique sur ses lèvres. "C’est bizarre, mais j’ai toujours été impressionné par ton style de combat. Ni vois rien d’étrange. C’est juste que, c’est juste toi. Ce style de combat, c’est exactement… Tu sais quoi ? Je vais juste me taire. Fais ce que tu dois faire."

Optimus savait pourquoi il était là. Il n’avait pas d’autres possibilités de toute manière. Le Prime ouvrit à peine les optiques pour le voir courir vers lui.

Un liquide irradia la pièce de sa couleur et de sa lumière rosé.

0*0*0*0*0

"Non, c’est impossible", murmura Goliath. "Ca ne peut pas être…"

Elle était là, au-dessus de lui. Elle planait dans les airs. Les bras derrière sa tête, elle le regardait du coin de l’œil, nonchalante et détachée de la situation.

"Oh la la… Est-ce que tu es toujours aussi cérémonieux", lui demanda-t-elle d’une voix sarcastique et fatigué. "Je n’imagine même pas l’ennui d’Eliza et du clan avec tout ça, bonjour l’ambiance."

"Qu’est-ce que tu…" s’écria presque la gargouille avant de reprendre un ton calme et sombre. "Non. Tu es juste une illusion, une ombre de mon passée."

"Une illusion ? Une ombre de ton passé ? Laisse-moi rire ! Je suis aussi réelle que j’en ai l’air…" éclata-t-elle de rire, avant de prendre un ton faussement triste, dramatique et hypocrite. "Et tu pensais sincèrement, que moi, la gentille Petite Rayon de Lune, allait attendre bien gentiment que tu me rejoignes dans l’au-delà, dans l’espoir de recevoir tes excuses ? Que moi, la gentille aînée que je suis, je vais pardonner à mon cher petit frère ?"

Elle ferma ses yeux bleus. L’ange nocturne tourna la tête ne la regardant pas. Il serra les points et rabattit ses ailes sur ses épaules. Il lui tourna le dos. Elle rouvrit ses yeux. Le doux bleu avait maintenant quitté ses yeux pour laisser place à des yeux rouges, deux cicatrices sanguinaires s’étant formé en-dessous d’eux.

"Laisse-moi rire à nouveau !" rit-elle dans un mauvais sourire qui se transforma en grimace hargneuse. "Comment pourrais-je pardonner celui qui n’a rien fait ? Celui qui m’a laissé me noyer ?! Celui qui m’a laisser disparaitre ?!"

"Tu crois que je ne le sais pas ?!" grogna Goliath en croisant les bras. "Tu crois que je ne me blâme pas tous les jours depuis ta disparition ?! Que je ne me suis pas entraîné toutes ces années juste pour me prouver que j’aurais pus te sauver ?! Ce jour où je suis resté immobile pendant que tu te noyais sous mes yeux !"

"Sérieusement ? Qu’est-ce que tu as à être aussi cérémonieux ? Les gargouilles du Moyen-âge, je vous jure ! Commence à vivre au XXIème siècle ! Ca te changeras !"

"Alors que me veux-tu ? Je t’en supplie réponds moi !"

"Si tu veux savoir la vérité, je ne suis pas en colère contre toi. Pas le moins du monde."

"Réponds-moi !"

Goliath prit sa tête entre ses griffes, attendant sa réponse. Désespérément. Un silence résonna, un silence et rien d’autre. Il laissa tombés ses bras le long de son corps. C’est comme ci, chacun d’entre eux pesait plus d’une tonne. Il était épuisé.

"Réponds !"

Encore un silence.

"Je te l’ai dit, je ne suis pas en colère."

"Réponds-moi !"

"Mais que veux-tu que je te dise à la fin ? Je te l’ai dit, je ne suis pas en colère contre toi", soupira-t-elle d’une voix molle et fatiguée, avant qu’un sourire malsain ne s’affiche sur ses lèvres. "C’est vrai, je ne suis pas en colère. Même pas un peu."

"Arrêtes de parler par énigme et réponds-moi !" s’écria Goliath. "Attends, qu’est-il arrivé à ma voix ? Et mes griffes ?! Mon corps ?! Qu’est-il arrivé à mon corps ?!"

 "Déjà, tu vas te calmer un peu ! Tu me casses les oreilles ! Et tu ne peux pas réfléchir par toi-même dans cet état !"

Il se toucha sa gorge. Il regarda ses griffes, son corps et ses ailes. Il n’était plus lui-même. Il était, il reconnu le pagne, la cape et les brassards en forme de bandages qu’il avait le long de ses poignés. C’était exactement comme ceux qu’il avait quand il était… Il n’était tout de même pas redevenu ? Goliath comprit alors.

"Voilà ! C’est déjà mieux", soupira-t-elle d’une voix fatigué et sarcastique. "Est-ce que tu commences enfin à comprendre pourquoi tu es comme ça ?"

Oui, Goliath comprenait. Il commençait à comprendre. Il ne put empêcher ses larmes de couler le long de ses joues. Elle était là pour ça. L’ange nocturne la sentit se posé derrière lui, le surplombant de toute la hauteur que lui permettait son âge adulte. Elle lui caressa ses cheveux du bout des griffes.

"Oh mais, on dirait bien. On dirait même très bien. Tu n’es pas aussi bête que ça finalement ! Tu comprends enfin que ce n’est pas à ton toi adulte que j’en veux. Oh mais, cet enfant aurait-il un cœur en réalité ? Le voilà qui pleure à présent", rit-elle presque avant de prendre un ton calme et doux. "Ne t’en fais pas mon frère, je suis là, près de toi. Ton âme Liée ne t’a jamais quittée tu sais. Je suis toujours là, dans ton Esprit. Et jamais je ne te quitterais."

Goliath ouvrit la bouche et essaya de dire quelque chose. Mais rien ne sortit de sa gorge. Il se retourna alors voyant le sourire meurtrier et effrayant qui s’affichait à présent sur son visage. Dans ses griffes, se tenait un couteau d’argent aux dorures complexes et élégantes. La gargouille était choquée, mais la fatigue l’empêchait de bouger. Il attendait, tout simplement.

"C’est vrai tu sais. Je ne te quitterai jamais. Et je compte bien hanter ton esprit encore un peu", murmura-t-elle d’une voix sombre et folle. "Allons, cela ne te fais pas plaisir ? N’est-ce pas ce que tu souhaitais au plus profond de toi Aile Brisée ?"

Un liquide rouge éclaboussa les murs.

0*0*0*0*0

Tout tournait autour de Twilight. Les murs, le sol, le plafond… Même les pleurs et les cris qu’elle entendait semblaient tourbillonner autour d’elle. La princesse de l’amitié était roulée en boule, en position fœtale. Des larmes de douleur et de colère coulaient le long de ses joues. Elle ignorait depuis combien de temps elle se trouvait là, mais elle n’en pouvait plus. Elle se demanda si elle n’était pas enfermée dans un cauchemar –et si malheureusement, cela était le cas- l’alicorne violette se demanda pourquoi, elle ne voyait pas Luna surgir pour l’aider à se débarrasser de tout ça ? Twilight serra les dents, espérant que tout cela se terminerait rapidement.

De petits bruits de sabots résonnèrent dans l’endroit, forçant Twilight à ouvrir les yeux. Si elle reconnu facilement les petits sabots, la petite voix fluette et juvénile confirma qui en était le propriétaire.

"Maman ? Pourquoi est-ce que tu pleures Maman ?" demanda la petite voix. "Tu t’es fait mal ?"

"Je n’ai rien. Ne t’inquiètes pas", répondit Twilight en se relevant et en séchant ses larmes. "Il faut beaucoup plus de chose pour me faire mal tu sais."

"Si tu le dis."

Twilight regarda son enfant. Sa crinière, les vêtements qu’il portait. Cela n’allait pas. La princesse de l’amitié se releva et défit le ruban rose qu’elle avait dans sa crinière. Tendant silencieusement le sabot vers le poulain.

"Maman ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as mal ?" murmura le poulain. "Maman ?"

"Viens, approche-toi. Je vais t’aider à régler cela."

"Mais… Maman", bégaya le poulain.

"Aller, viens me voir. Je ne vais pas te manger. Tu le sais bien."

Le poulain soupira, la mine sombre, avant d’approcher de sa mère. Ses yeux étaient tristes et reflétait sa peur et son inquiétude.

"Retournes-toi."

"Mais… Maman…"

"Retournes-toi", murmura Twilight d’une voix faussement calme.

"D’accord…" soupira le poulain d’une vois lasse.

Twilight passa doucement ses sabots dans la crinière de son poulain, défaisant les attaches qui la gardait courte. Elle la lissa du mieux qu’elle le put, calmant les boucles sauvages, hérissée et masculine.

"Je n’aime pas ça Maman."

"Allons, ne dis pas n’importe quoi", répliqua Twilight en recoiffant la crinière de son poulain. "Quand on a une jolie crinière comme la tienne, on la montre. Je vais te faire une jolie queue de cheval. Tu seras toute belle. Tu vas voir !"

"Mais je ne veux pas être belle !"

"Ne dis pas de bêtise ! Une jolie petite pouliche comme toi…"

"Je ne suis pas une pouliche !" cria le poulain.

"Mais ne dis pas de bêtise voyons. Oh, j’ai compris. C’est la coiffure c’est ça ? Ta tenue joue aussi sur ton moral. Je comprends tout à fait ma chérie. Pour une fois que je suis d’accord avec Rarity. Aller, laisses-moi te débarrasser de ce gilet trop grand ! Il faut bien laisser ces jolies petites ailes respirer non ?"

Twilight arracha presque le gilet des épaules de sa fille, faisant apparaitre de petites ailes de pégase. Au contacte de l’air frais, les petites ailes d’ange tremblèrent, faisant gémir la petite pouliche. Qu’est-ce qu’elle détestait cette sensation. L’alicorne caressa le dos de sa fille, juste entre ses deux ailes. Elle prit alors le pull d’été entre ses sabots, réfléchissant un instant.

"Oh la, la ! Mais qu’est-ce que c’est que ce pull ?" demanda Twilight d’une voix légèrement choquée. "Cela ne convient pas à une jolie pouliche comme toi. En même temps, ton père n’a jamais eu de bon goût vestimentaire non plus ! Comment est-ce que je pourrais arranger ça ?"

Une idée germa dans l’esprit de l’alicorne. Un sourire fou s’afficha sur ses lèvres pendant que sa corne s’illuminait d’un rayon violet. Twilight enveloppa son enfant d’un courant d’énergie magique rosé. Regardant par-dessus son épaule, le petit poulain illumina la sienne d’une lumière turquoise, s’entourant et se protégeant.

"Oh ! Je sais comment ! Laisse-moi faire chérie !" s’exclama Twilight d’une voix folle. "Tu vas voir ! C’est très rapide !"

"Maman, arrêtes !" hurla le poulain. "J’ai peur Maman !"

Le poulain se retrouva habillé d’une robe jaune avec des rubans blancs. Sa crinière se coiffa de deux couettes imposantes attachées par deux rubans jaune pastels. Une grande mèche de cheveux cachait son œil gauche. Un énorme ruban blanc était noué autour de sa queue. Le poulain cacha son visage dans ses sabots.

"Mais de quoi tu as peur ma chérie ?" demanda l’alicorne d’une voix hystérique. "Il n’y a pas de mal à être une jolie petite fille tu sais ! Encore quelques petits détails et tu seras jolie tout plein !"

"Je ne suis pas une petite fille !" grogna le poulain avant d’hurler. "Je suis un garçon !"

"Mais… Qu’est-ce que tu es en train de dire ?" demanda l’alicorne d’une voix sombre et tremblante.

"Je suis un garçon !"

"Mais qu’est-ce que tu me racontes Cali…"

"’Je m’appelle Méphisto !"

Le poulain ouvrit ses yeux, ils avaient changés de couleur. Les douces couleurs roses et bleutées avaient laissé place à un rouge rageur et sévère. Sa pupille était maintenant un enchevêtrement de fils blancs et brouillés. Méphisto trottina un peu, prenant son élan avant de s’envolé à quelques mètres du sol. Il prit quelques secondes pour se stabilisé dans les airs, se retournant pour faire face à sa mère. Twilight se rassit, regardant sa pouliche tendrement.

"Ca y est ma chérie ! Tu te décides à enfin te servir de tes jolies ailes d’ange ?" demanda tendrement Twilight. "Je suis très contente !"

"Je déteste mes ailes ! Tu le sais !"

"Pourtant, une jolie petite Alicorne se doit d’avoir des ailes. C’est comme ça pour toutes les princesses d’Equestria."

"J’aime pas voler ! Je suis un poulain Licorne ! Je ne veux pas être une princesse !"

"Ne dis pas n’importe quoi", murmura l’alicorne. "Il n’existe pas d’Alicorne mâle. C’est donc normal que…"

"Si tu t’arrêtes juste à cette idée, c’est normal que tu sois une mauvaise Maman."

"Ne dis pas ça !" cria Twilight. "Je m’occupe de toi, je te coiffe ! Je t’habille ! Je t’aime !"

"Tu t’occupe de moi ? Tu m’aimes ? Te moques pas de moi !" cracha Méphisto. "Si tu m’aimes vraiment, tu accepterais le fait que je suis un garçon !"

"Mais tu n’es pas un garçon !" bégaya l’alicorne d’une voix triste. "Je t’ai porter dans mon ventre, je t’ai vu naitre ! Je sais à quoi tu ressemble à l’extérieur ! Et tu n’es pas un petit garçon !"

"Et ce que je suis à l’intérieur ?! Tu y penses ?!" cria le poulain. "Parce que je suis un garçon !"

Twilight ferma les yeux et souffla lentement. Posant son sabot contre sa poitrine. Son cœur battait atrocement vite, mais elle arriva à garder ce triste calme qui traversait tout son corps. Elle regarda alors son poulain dans les yeux, murmurant lentement, d’une voix triste.

"Non, tu ne l’es pas", susurra Twilight d’une voix faible mais audible. "Ecoutes-moi. Je sais ce que je dis. Tu es une petite fille. Si tu crois le contraire, c’est que j’aurai échoué en tant que mère."

Twilight se frotta nerveusement la patte de son sabot, fermant les yeux. Méphisto regarda sa mère, une expression neutre et amère collée au visage.

"Sérieux ?" demanda le poulain. "C’est vraiment ce que tu crois ?"

"Je ne le crois pas ! C’est juste la vérité !" cria l’alicorne de colère. "Si j’ai échoué en tant que mère, c’est que j’ai échoué pour tout le reste ! J’aurai tout échoué !"

Le poulain ferma les yeux, il ne regardait plus sa mère. Il était fermé et en colère. Twilight ne put empêcher son grognement de passé ses lèvres.

"Va s’y ! Déverse ton venin !" hurla la princesse. "Tout le monde souhaite me laisser son petit mot de toute façon."

"Tu crois sincèrement que tout tourne autour de toi ? C’est ça ?" demanda sarcastiquement le poulain. "Tu veux que l’on s’occupe de toi et uniquement de toi hein ?"

"Bien sûr que non ! Pour qui me prends-tu ?!" grogna l’alicorne avant de tourner le dos à son poulain et de murmurer. "Je veux juste effacer mes erreurs et réussir à me faire pardonner."

Le poulain inspira de dépit avant de lever ses sabots en l’air. Il illumina sa corne d’un rayon orangé maladif. Une aura doré entoura son corps durant qu’une lumière rouge ténébreuse entourait le corps de l’alicorne.

"Tu lances un sort d’annihilation corporel ? J’en reconnais l’énergie magique. C’est amusant quand on sait la difficulté que cache ce sortilège noir", demanda Twilight d’une voix faible, mais fière. "Il n’y a pas à dire… Tu es bien ma fille !"

Un bruit d’explosion résonna, éclaboussant l’endroit d’un liquide carmin.

[Fin musique ambiance n°3]

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Le milliardaire avala son verre de vodka d’une seule gorgée. L’homme déglutit en sentant le liquide descendre difficilement son œsophage. L’intensité et le degré de l’alcool lui brula instantanément l’intérieur du tuyau de chaire. Cela dura quelques secondes, mais le Milliardaire le sentit passé. Il tourna la tête vers sa main, son épouse était en train de nettoyer sa coupure. C’était plus une petite douleur qu’autre chose. Ce qui le fit réellement grogner de douleur c’est quand la rousse serra le bandage autour de sa main. Un petit sourire en coin s’afficha sur les lèvres de la femme. Elle déposa alors un baisé sur la main de son époux qui la regarda étrangement, un petit sourire aux lèvres.

"Je suppose que tu ne m’as pas fait ce baisemain dans un but romantique", demanda le Milliardaire avec un petit sourire en coin. "Puis-je savoir la véritable raison qui se cache derrière ?"

"Bisou Magique", rit la renarde.

"Fox, aurais-tu oublié l’âge que j’ai ? Ce genre de chose ne marche pas sur moi."

"C’est étrange, cela marche parfaitement avec Alexandre et la petite Elizabeth. Et comme tu as l’air particulièrement douillet aujourd’hui, au point de boire un verre de vodka pendant que je te soigne. Je me suis dis que cela te soulagerais un peu."

"Alexandre et Elizabeth ne sont que des enfants. Je suis d’ailleurs surpris que notre fils croit encore à ce conte pour gamin."

"David, il a sept ans. Laisse-lui le temps de grandir et de croire encore à certaine chose."

"Je le laisse croire à ces légendes, mais je commence à en avoir assez qu’il me réveille en pleine nuit pour me demander d’aller vérifier si il n’y a pas, je ne sais quel monstre sous son lit."

"Dit-il alors qu’il fait une grosse crise de jalousie dès que son fils demande de l’aide à un membre du Clan", répliqua sarcastiquement la rousse. "David, ne me ment pas, je te connais par cœur, il n’y a pas pire Papa poule que toi. Et c’est encore pire depuis la naissance de Vivianne."

Le milliardaire rit de dépit. C’est vrai, il les adorait ses enfants. Il était super protecteur envers eux. Surtout depuis qu’Obéron avait tenté d’enlever Alexandre qui venait de naitre quelques heures plus tôt. C’est pour cela que Fox et lui, avaient décidé d’utilisé la gestation par autrui pour la naissance de leur fille. En effet, Puck, alias Owen Burnett leur avait apprit que ce n’était pas les gênes des deux parents qui rendaient les "enfants d’Obéron" magiques. Certes, cela jouait dans le développement ésotérique de l’embryon. Mais c’était le ventre et le contact direct avec la mère, via le cordon ombilical, qui déclenchait véritablement la magie de l’enfant.

Et même si cela leur avaient été vraiment douloureux de prendre cette décision. David et Fox Xanatos avaient optés pour la gestation par autrui. Juste par pure sécurité pour leur enfant à venir. Et aujourd’hui, ils étaient les parents d’une belle bambine de 10 mois qui adorait explorer le monde dans son petit trotteur orangé et violet. A présent, la petite Vivianne courait autour du bureau de son père en levant bien haut de son petit bras, son lapin rose en peluche.

Le répondeur du millionnaire grésilla avant de laisser entendre la voix d’Owen. La voix du secrétaire arrêta les jeux du bambin. Xanatos avança vers son bureau, s’y installant avant de répondre.

"Monsieur Xanatos ? Macbeth est arrivé. Il vous attend dans le jardin en compagnie de Maitre Delpandra, Mademoiselle Maza et de certains des membres du clan."

"Très bien Owen, faites-le patienté. Montrez-lui les informations et les éléments que nous avons déjà recueillis", dit Xanatos en appuyant sur un des boutons du répondeur. "J’arrive dans un instant."

Le Millionnaire se releva et commença à se dirigé vers la porte de son bureau quand quelque chose butta contre sa jambe. Machinalement, l’homme baissa la tête vers sa fille qui trépignait et sautillait dans son trotteur. Vivianne levait ses bras vers son père en babillant et riant à gorge déployé. Un semblant de sourire où on voyait cinq petites quenottes de lait, collé au visage.

"Baba, baba ! Izou, izou", cria la petite fille.

David sourit en sortant sa fille de son trotteur et en l’installant confortablement dans ses bras. La petite Vivianne entoura le cou de son père de ses bras et sa taille de ses petites jambes boudinées. Le milliardaire embrassa la joue de sa fille en caressant les beaux cheveux bruns qu’elle avait héritée de lui. La petite fille regarda alors la main bandée de son père. Sur son visage s’affichait une expression inquiète. Elle touchait lentement la main de son père comme si elle sentait instinctivement qu’il s’était blessé. Même si elle jouait avec le nœud du bandage, elle le faisait tout en douceur. David ne put s’empêché de sourire face à cette douce innocence. Il se tourna alors vers son épouse, lui confiant l’enfant. Il l’embrassa avant de partir pour le jardin.

Fox commença à partir du bureau de son mari quand elle remarqua quelque chose. Cela avait été vif et rapide comme un petit flash violet et lumineux. Curieuse, la rousse s’approcha de ce petit éclat. C’était une goute de liquide violette. Elle le toucha du bout de l’index avant de le retirer. Ce liquide, il lui avait brulé la pulpe du doigt. Par reflex, la mère mit son doigt dans sa bouche.

Grossière erreur… A peine son doigt toucha sa langue que Fox eu l’impression que l’intérieur de sa bouche allait fondre. Retirant rapidement son doigt, la rousse se mit à cracher plusieurs fois. Elle ne savait pas comment, mais elle devait impérativement se débarrasser de ce qu’elle avait dans la bouche. Serrant sa fille dans un bras et plaquant sa main devant sa bouche, la rousse courra dans les couloirs. Elle arriva finalement dans une des salles de bain du château. Après avoir déposé sa fille sur le sol, Fox se dirigea vers l’un des éviers. Elle se rinça la bouche et se brossa plusieurs fois les dents. Après avoir finalement bu un grand verre d’eau elle souffla. Bon sang, mais qu’est-ce que c’était que ça ? Est-ce que ce liquide était une espèce d’acide ? Mais qu’est-ce que cela faisait là et pourquoi cela coulait directement de la main du millionnaire ?

"Mais bordel David, dans quelle merde t’es-tu fourré pour te retrouver avec une blessure pareille ?!" grogna Fox. "Tu n’as pas pus te faire ça juste en essayant de réparer je ne sais quelle voiture, ce n’est pas possible."

"Mama, Mama bobo !"

 Fox se retourna pour voir sa fille. La petite Vivianne pleurait. Son visage était rouge mais ses joues semblaient, comme, avoir été brulée. Ses mains étaient dans le même état. Mais ce qui effraya le plus la rousse était que l’intérieur de sa bouche et le fond de sa gorge brillait d’une lumière rosée. Pensant d’abord qu’elle commençait à développé ses pouvoirs, Fox frotta ses mains l’une contre l’autre créant une bulle, un cocon d’énergie magique. La rousse plongea alors sa fille à l’intérieur, essayant de stopper temporairement ses pouvoirs et de la calmer. Si cela marchait avec Alexandre quand il faisait ses crises de vision, cela devrait marcher pour le bébé, du moins un minimum. Fox regarda aussi autour d’elle pour voir si Puck, Obéron ou même sa mère apparaissait dans un coin de la pièce pour emporter sa fille. Quelque part, le fait qu’elle ne voyait rien arriver, elle soupira de soulagement.

Voyant que l’interruption magique ne marchait pas, quelque chose flasha dans la cervelle de la mère. La petite fille avait joué avec le bandage de son père. L’étrange liquide violet avait du se répandre sur ses mains et elle les avait naturellement mit à la bouche. Fox pesta, retenant tout juste l’injure qui allait passé ses lèvres. Pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas remarqué ça ?!

"Satané « Pied-Main-bouche »", grogna Fox de désespoir. "Tu es assez grande maintenant, pourquoi tu essayes encore et toujours de manger tout ce qui te tombe entre les mains Vivi ?!"

Voyant la douche juste à côté d’elle, la mère prit alors sa fille dans ses bras, saisit sa brosse à dent et fila sous la douche. Elle alluma la douche et laissa l’eau froide coulée. Tout en tenant sa fille qui hurlait de douleur, Fox passa la paume de douche sur le visage et les mains de son bébé. Tout en s’excusant, la rousse essaya de nettoyer la bouche de sa fille avec sa brosse à dent. Elle ne supportait pas du tout ses pleurs de douleur, cela la détruisait de ne pas savoir quoi faire.

Prenant une grande inspiration, la rousse leva son bras vers le ciel. Un sceptre de bronze et d’argent forgé dont le sommet était surplombé de cristaux et de diamants apparu dans sa main. Durant les sept dernières années, Alexandre ne s’était plus retrouvé à être le seul disciple de Puck. Fox avait également rejoint les leçons de l’elfe farceur pour apprendre à contrôlé ses gênes et sa moitié magique. Pourtant curieusement, au fil des leçons et contrairement à son fils, la rousse avait découvert qu’elle ne pouvait pas donner forme à sa magie de manière, disons conventionnelle, aux yeux des autres Enfants d’Obéron. Oh certes, elle avait put réactiver ses origines magiques et ainsi revêtir sa forme elfique. Ses pouvoirs étaient quant à eux… incontrôlables, si elle n’utilisait pas un objet. Un catalyseur qui contiendrait sa magie pour la matérialisé dans le monde physique.

C’est après cette constatation que Fox, accompagné de son fils avait reçu une autorisation exceptionnel pour se rendre en Avalon. Une fois là-bas, aidé de sa mère Titania et des trois Sœurs du Destin, la rousse avait put obtenir les éléments pouvant permettre à la fabrication de son bâton élémentaire, stabilisant enfin ses pouvoirs. Apprendre à l’utilisé n’était depuis lors, qu’un assemblage de tours de passe-passe quotidiens, routiniers et ennuyeux au possible.

Fox se releva, prenant bien sa fille dans ses bras, l’entourant. Elle réussit à mettre le visage de la petite Vivianne dans son cou, lui frottant le dos, calmant un minimum ses pleurs. Remplaçant ses cris par des gémissements tonitruants. La rousse leva son sceptre droit devant elle, l’agitant dans les airs en récitant une formule magique en ancien Avalonnien. De drôles de cristaux d’un reposant vert d’eau surgirent du sol et du plafond, détruisant un peu du carrelage au passage. La stalagmite et la stalactite se rencontrèrent formant une étrange sphère creuse d’où échappait une douce lumière. Fox se retourna, fermant la porte de la salle de bain à clé. Mieux valait que personne ne vienne la déranger, le temps qu’elle trouve un moyen de guérir sa fille, si ce qui lui arrivait était d’origine magique. Il est vrai, qu’elle aurait put appeler Puck, mais elle n’avait pas confiance. Fox ne risquerait pas une nouvelle tentative d’enlèvement, Vivianne devait rester auprès d’eux.

La rousse s’approcha de l’étrange cocon, y rentrant. L’intérieur était tapissé d’une matière chaude. Elle s’y allongea, installant sa fille contre sa poitrine. Elle bloqua son sceptre dans une crevasse et ferma l’entrée du cocon. La lumière se tamisa doucement et un étrange gaz odorant remplit l’espace. Le bébé s’endormit lentement. Fox quand à elle, somnolait, réfléchissant à un moyen d’aider sa fille.

0*0*0*0*0

Xanatos arriva dans les jardins du château. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel. Le millionnaire regarda sa montre. En même temps, il était 13h45 de l’après-midi et la chaleur de l’été flambait tout l’extérieur du château. Heureusement qu’il portait juste une chemise blanche légère aujourd’hui, car avec son costume habituel, il aurait sans aucun doute demandé à ce qu’on l’achève.

Passant par un chemin bordé de petits arbres, il croisa Brooklyn, Alexandre, Eliza et le petit dernier de cette dernière. La gargouille rouge, portant le fils de l’homme riche sur ses épaules profitait pour la première fois de sa vie du soleil. Enfin profiter… Si ce qui se passait en ce moment n’était pas aussi dramatique, c’est sur que l’étudiant profiterait de son premier jour de lumière. D’ailleurs, aujourd’hui, Brooklyn n’était pas allé à ses examens. Coups du sort ou aide providentiel de Dieu, une fuite de gaz avait été déclarée et le bâtiment réservé aux examens avait été ravagé par un incendie très tôt dans la matinée. Le temps que l’établissement réorganise les examens et fasse l’inventaire des dégâts, l’université de la jeune gargouille avait retardé les dates du concours d’une dizaine de jours au minimum. Heureusement, aucune victime n’était à déplorée, le gardien du bâtiment et les quelques professeurs qui s’y étaient rendu plus tôt pour préparer les salles d’examen s’en étaient sorti avec des blessures légères.

Brooklyn avait apprit l’état de Goliath juste avant le levé du soleil. A peine lui, Eliza, la petite Elizabeth, le reste du clan et les ambassadeurs des autres clans avaient appris la nouvelle, que les gargouilles s’étaient toutes transformées en pierre. Déjà que la nouvelle de l’infarctus d’Hudson et de l’AVC de Yokoméon avait démolit le morale de tout le monde.

Heureusement que les deux vieilles gargouilles pourraient récupérer durant leur sommeil de pierre. Les deux guerriers avaient réussis à supporter la douleur et à survivre jusqu’aux premières lumières de l’aube d’or. Le soleil les aiderait à guérir et à se régénérer de leurs maux et blessures.

Brooklyn, lui, avait été épargné par le soleil. Il remerciait le collier de Zaphiro pour cela. La pierre du médaillon possédait le pouvoir de permettre à une gargouille de rester de chaire une fois le jour levé. Etant le commandant en second de Goliath et futur chef du clan, la gargouille rouge avait décidé de resté éveillé pour voir ce qui allait se passé et aidé Eliza à supporté la nouvelle. Il avait néanmoins soupiré de soulagement quand il avait apprit que Coldstone, Coldfire, Arthur, Macbeth, Owen et Xanatos seraient là pour l’aider à comprendre ce qu’il s’était passé.

Eliza quant à elle, était assise sur un banc. Cachée sous la veste en cuire de Brooklyn, elle allaitait le petit Tristan. Aussi surprenant que cela puisse être, elle et Goliath –ainsi que le clan- avaient découverts que de part leur moitié humaine, tant qu’ils étaient allaités, gardant ce lien avec leur mère humaine, les enfants pouvaient restés de chair une fois que le soleil régnait dans le ciel. Et même si elle commençait à le sevrer petit à petit en lui faisant boire du lait maternisé en poudre, Eliza préférait garder son enfant dans ses bras. Elle voulait le sentir bien vivant. Avec tout ce qui se passait, cela était parfaitement compréhensible.

La jeune inspecteur connaissait son fiancé par cœur. Elle savait qu’il avait déjà vécu bien d’autres mésaventures, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. C’était ainsi, surtout, depuis la naissance de Sullivan. Depuis la découverte de la maternité et l’arrivée de son premier enfant, Eliza s’était un peu, disons ramollie. Perdant quelque peu son courage et son sang froid.

Le milliardaire s’approcha du petit groupe, ne leur adressant aucun mot. Pas qu’il ne voulait pas leur parler, c’est juste que David sentait qu’il ne le devait pas. Il regarda la gargouille rouge. Brooklyn, la mine grave, posa et serra ses griffes sur l’épaule d’Eliza. Ressentant le geste, la future mariée serra son bébé un peu plus fort contre elle et baissa d’avantage la tête. Eliza semblait vraiment être dans un très mauvais état. Voyant cela Xanatos se dirigea vers Brooklyn et récupéra son fils qui était toujours accroché à lui. Après avoir bien installé son enfant dans ses bras et échangé un dernier regard avec la jeune gargouille, le millionnaire reprit sa route.

Le petit Alex releva la tête par-dessus l’épaule de son père. Il regarda Brooklyn qui s’était à présent assit aux cotés de la jeune inspecteur. Il entourait les épaules de la jeune femme de son bras, la consolant. Remarquant que son fils les regardait, Xanatos lui caressa les cheveux, attirant son intention.

"Tu ne devrais pas les regarder tu sais", expliqua le père. "Tu pourrais les déranger."

"Pourquoi Tante Eliza est triste comme ça ?"

"Elle est inquiète pour Goliath."

"Pourquoi ? Il dort de son sommeil de pierre non ?"

"Tu sais Alexandre", murmura David gêné. "Il y a certain sujet qui devrait rester entre adulte."

"Pourquoi ?"

"C’est comme ça."

"Mais pourquoi ?"

"Parce que c’est comme ça."

"Pourquoi parce que ?"

Le Milliardaire s’arrêta, soupirant tout en levant ses yeux au ciel. Une fois qu’Alexandre était lancé, on ne pouvait plus l’arrêté. Il posa son fils à terre et s’agenouilla devant lui. David posa alors sa main sur l’épaule du petit garçon.

"Alexandre, il faut que tu sache que certains sujets ne doivent pas être abordés devant des enfants. Celui-ci en fait partie. C’est ainsi et cela ne changera pas, tu comprends ?"

"Mais… Goliath va bien non ?"

Xanatos réfléchit un instant. Que pouvait-il bien dire à son fils pour le rassuré. Alexandre n’en avait peut être pas l’air, mais il était attaché à chacune des gargouilles du clan de New-York. Il était surtout extrêmement proche de Lexington et de Sullivan, c’est-à-dire, l’intello du clan et le premier fils de Goliath. De ce fait, le géant prenait autant soin du petit rouquin, qu’il prenait soin de ses propres enfants ou toutes les autres gargouilles. Le géant considérait même le petit garçon comme un membre à part entière du clan. Au même titre qu’Eliza, qu’il ait des ailes ou non. C’est donc sans surprise qu’un jour l’ange nocturne avait annoncé au Milliardaire que si Alexandre considérait Eliza comme sa tante, il serait honoré de considéré le petit garçon comme son propre neveu.

"Ne t’inquiète pas Alexandre. Je te promets que Goliath ira bien. Je veillerais même personnellement à ce qu’il se réveille la nuit prochaine."

"Lex et Sullivan, tu crois qu’ils peuvent devenir comme ça aussi ?" demanda le petit garçon. "La pierre de Goliath est blanche et elle brille. Elle n’est pas grise. En plus tu es revenu en le portant dans tes bras. Même si tu es super fort, je sais que tu ne peux pas le faire sans ta super armure qui vole. Je le sais, c’est trop lourd."

"Quoi ? Non, bien sûr que non. Je te l’ai dis, je te promets qu’il n’arrivera rien aux membres du clan et que je sortirais Goliath de là", répliqua le père. "Est-ce que j’ai déjà brisé l’une des promesses que je t’ai faites ?"

Le petit rouquin leva la main, dressant son auriculaire face à son père. David soupira face à se geste. Alexandre ne le faisait que quand il avait peur et qu’il avait besoin d’une certification, d’une preuve que tout irait bien. Le père attrapa l’auriculaire de son fils avec le sien. Il reprit le petit garçon dans ses bras, le consolant encore un peu. Il libéra alors Alex de son étreinte.

"Et si tu allais rejoindre ta mère et ta petite sœur ?" demanda le Milliardaire. "Quand je suis sortis du bureau, je crois qu’elles allaient à la salle de jeux. Tu veux bien y aller et surveiller Vivi pour moi ?"

Alexandre, retrouvant son sourire, hocha la tête avant de courir vers la première porte qui se présentait. David le regarda disparaitre, un sourire rassuré collé aux lèvres. Il reprit son air grave tout en reprenant sa route vers ce qu’il pouvait appelé le centre du jardin.

Il y retrouva sans surprise Owen, Arthur, Macbeth ainsi que Coldstone et Coldfire. Les membres du clan de New-York et les gargouilles invitées étaient aussi "présentes", sous leur forme de statue. Le cœur de Père du Milliardaire loupa un battement quand il vit la statue de la petite Elizabeth. Il ne put s’empêché de l’approcher pour caresser la joue de la petite. Son visage de pierre était déformé par une expression de détresse, triste et choquée. La petite gargouille tendait les bras vers la statue de son père. Elizabeth se trouvait dans les bras d’Angela qui la retenait. La première fille de Goliath était aidée par Broadway qui avait passé un bras sous le ventre de la cadette pendant qu’il tenait les épaules de l’ainée de l’autre.

Les autres gargouilles aussi "regardaient" le triste spectacle. Hudson et Yokoméon, depuis leur fauteuil roulant, regardait la scène avec horreur. Quoique, surement à cause de la maladie qui les avait frappés, ils avaient l’air un peu ailleurs. Lexington avait les yeux révulsés. Griff et Zaphiro étaient choqués et bouche bée face à ce spectacle. David soupira. Si les autres gargouilles étaient aussi apeurées face à une telle vision, comment lui et les autres pourraient arriver à quelque chose ? Le Milliardaire secoua la tête, se concentrant. Il ne devait pas se montrer effrayé ou dépassé par la situation.

L’homme riche se dirigea vers le petit laboratoire provisoire qu’avait installé Owen. Ce n’était que trois tables posé sous une espèce de tente. Sur chacune des tables, se trouvaient tout un tas de babioles, ordinateurs, machines ainsi que tous autres instruments scientifiques et magiques qui servirait à la recherche et à la découverte d’une solution pour sauver l’Ange nocturne. Xanatos regarda les premières notes écrites et les imprimés d’information que son assistant, les anciens rois et les gargouilles robotiques avaient déjà réunie.

Le Milliardaire se tourna finalement vers la statue de Goliath qui se trouvait au milieu de tout cet attroupement. L’Ange nocturne était bloqué dans une position de souffrance. Baissé vers l’avant, presque plié en deux, il se tenait la tête entre ses griffes. Mais ce n’est pas cette position qui était la plus choquante. C’était la peau de pierre qui le recouvrait. Alors qu’elle était habituellement grise voir noire, terne et froide. Celle-ci était d’un blanc apaisant et légèrement brillant. Comme si elle était incrustée de microscopiques éclats de cristaux ou de diamants. Mais surtout, elle était chaude, presque brulante au touché.

"J’ai beau réfléchir, c’est bien la première fois que je vois une telle chose se produire chez une gargouille", surgit une voix. "Et bon Dieu, c’est dire que j’en ai vu des choses durant mes siècles d’existence. Coldstone, Coldfire, est-ce que vous avez une information à nous partager ?"

"Vous m’envoyez fort désolée Macbeth, mais je ne connais aucune maladie ou événement particulier qui pourrait conduire une gargouille à se transformer en pierre durant la nuit", réfléchit Coldfire. "Surtout une pierre blanche et brillante comme celle-ci."

"Dans ce cas, ce doit surement être un maléfice très puissant", répliqua Coldstone. "Comme celui que le mage Magus avait jeté à mes frères, la première fois."

"Ou alors, cela doit en être une variante quand on voit l’apparence de la pierre", constata Xanatos. "Owen, est-ce que vous et votre… Alter-ego sauriez quelque chose à ce sujet ?"

"Je suis désolé Monsieur Xanatos, mais je possède aucune information sur une magie de ce calibre. De plus, sachez que je ne peux revêtir ma véritable apparence qu’auprès de votre fils. Et je ne suis même pas certain que Puck lui-même puisse faire quelque chose pour aider notre cher Goliath. Aussi facétieux qu’il puisse être, lui-même réfléchirait à deux fois avant d’utiliser ses pouvoirs."

"Voilà quelque chose qui n’arrange pas du tout notre affaire", grogna le Milliardaire.

"Xanatos, cette créature qui vous ait apparue à vous et à Arthur, cette licorne ailée scintillante…" demanda la gargouille à moitiée robotique. "Elle ne vous a pas donné d’indication ou d’obligation par rapport à Goliath ou à son état ?"

"Oui c’est vrai, souvenez-vous David, elle nous avait demandé de surveillé et de protégé Goliath en tant que veilleur et d’attendre, je cite. «Tant que le sang rosé ne coulera pas, vous devrez faire attention à ce que sa carapace ne se brise ou se fissure.»", répliqua Arthur en mordillant le bout d’une branche de ses lunettes, réfléchissant.

"Du sang rosé ?" réfléchit la gargouille dorée. "Même en ma qualité de Druidesse du clan, j’en ai jamais entendu parler."

"Druidesse ?" demanda le Milliardaire.

"C’est ainsi que les gargouilles désignent la guérisseuse de leur clan", expliqua Coldfire. "Mais une Druidesse n’a pas qu’un rôle de guérisseur. Elle a également un rôle et un impact religieux. Elle peut communiquer avec l’esprit de la première gargouille et en livrer la bonne parole."

"Démonix ! Si l’esprit de la première gargouille pouvait nous aider, cela se saurait."

"Coldstone ! Ce que tu dis tient du blasphème", répliqua Coldfire outrée. "Et je te supplie, n’utilise pas un tel langage. Imagine que les enfants l’entendent."

"Démonix ?" demanda Xanatos.

"C’est une injure dont les plus puissants guerriers sont fort férus. Quelque chose que les guerrières, même les intrépides refusent d’utiliser. Enfin, connaissant Démona, il est fort possible qu’elle l’utilise elle aussi. C’est certes un mot fort outrageux, mais cela ne va pas plus loin."

"Outrageux ?" demanda David en riant. "A quel point ?"

"Outrageux à tel point que… Oh et puis, vous êtes un homme, vous pouvez largement le supporter", expliqua la Druidesse en murmurant son explication pour que seul l’homme riche ne l’entende.

"Ah ah… d’accord", murmura David alors que son visage passait par toutes les expressions et toutes les couleurs possibles et imaginables.

"Le sang rosé… C’est peut-être une métaphore, quelque chose de symbolique, un peu comme un titre de noblesse. Est-ce que cela évoque quelque chose à quelqu’un ? Est-ce que cela aurait quelque chose à voir avec la magie de la troisième race ? Ou même de leur organisme ? Quelle est la couleur de votre sang d’ailleurs à vous et aux vôtres Owen ?"

 "Sachez Macbeth que cette indication n’a rien à voir avec la troisième race", expliqua Owen. "De plus, notre sang est de couleur bleu."

"Est-ce pour signifié que la race des enfants d’Obéron est supérieure à celles des humains et des gargouilles ou est-ce une allégorie ?" demanda Arthur.

"Non, il est naturellement bleu."

"Tsss ! C’est quelque chose que je demande à voir", répliqua la gargouille à moitié robotique dans un ton railleur et sarcastique. "Cela expliquerait au moins la couleur de peau de ce couard d’Obéron et de cette manipulatrice de Titania."

"Coldstone voyons !" répliqua Coldfire.

Macbeth s’approcha de la statue de l’Ange Nocturne. Il enleva l’un de ses gants et toucha la pierre du bout des doigts. Il retira la main, la regardant. La pulpe de ses doigts était comme brulée.

"La pierre est brulante ! C’est comme si je venais de toucher une plaque de cuisson."

"C’est cela qui m’étonne le plus", expliqua le Milliardaire après qu’il ait retrouvé ses esprits. "Car quand je l’ai touché la nuit dernière, la pierre était pratiquement gelée. Est-ce que la nature de la pierre changerait en fonction de la température de la journée et de la nuit ?"

" D’après les quelques analyses que j’ai effectué sur la pierre, il se pourrait monsieur Xanatos, qu’elle réagisse en fonction de la position de la lune et du soleil. Bien sûr, cela n’est qu’une hypothèse. Il est encore beaucoup trop tôt pour affirmer cette idée."

"Je crains que cela soit bien plus compliqué que cela", soupira l’ancien roi de Bretagne. "Où se trouve donc mon cher Merlin quand on a besoin de lui ? Je suis certain qu’il saurait quoi faire et nous éclairerait de ses lumières et de sa sagesse."

"Arthur… Pensez-vous sincèrement que s’il était encore en vie, ce vieillard inutile saurait sortir notre ami ailé de cette étrange prison de pierre ?"

"Sachez que je peux comprendre le faite que vous ayez des doutes Macbeth. Après tout, même l’homme le plus sage du monde peut rencontrer des personnes réfractaires à son savoir. Mais je ne permettrai à personne de critiquer, de rabaisser ou de manquer de respect à mon vieil ami !"

Xanatos soupira consterné. Macbeth et Arthur n’étaient pas réellement du genre à s’entendre. Le peu de fois où le Milliardaire les avait convoqué pour travailler en collaboration avait finit en débâcles, bagarre, noms d’oiseaux et autres insultes. Il s’approcha à son tour de la statue de l’Ange nocturne. Son regard voyagea sur toute la surface de la pierre, l’analysant attentivement.

Le Milliardaire soupira de dépit. C’est dans ces moments-là qu’il regrettait les moments où il travaillait en équipe avec Démona. Certes, cette gargouille était vraiment une sorcière spéciste doublé d’une meurtrière en puissance, mais son savoir vis-à-vis de la magie aurait été fort utile.

Il devait impérativement trouver une solution pour sortir Goliath de là. Il récupéra le gant que Macbeth avait lâché quelques secondes auparavant, l’enfila et toucha la pierre. Bien que sa main soit protégée par le gant, la chaleur de la pierre passait au travers. Il avait même l’impression que le cuir allait fondre sous cette chaleur d’ici quelques secondes s’il ne le retirait pas rapidement sa main. En étant prudent, le Milliardaire passa lentement la main sur la pierre. Il arriva alors à la poitrine de la gargouille. Là, juste au milieu de son torse, ses doigts rencontrèrent un petit endroit plus froid. Après une telle chaleur, cela était agréable de toucher une zone fraiche comme celle-ci. Xanatos appuya légèrement dessus, essayant d’en faire le contour.

David plissa ses yeux, remarquant alors, qu’une espèce de cristal se trouvait juste sous ses doigts. Etant exactement de la même couleur de la peau de pierre du géant, elle avait passée inaperçue au regard des autres. De plus, contrairement aux autres éclats qui parsemaient la pierre, celui-ci ne reflétait pas la lumière. Mais autre chose étonna le Milliardaire, quelque chose sous ce cristal semblait vibrer. Obéissant naturellement à son intuition, Xanatos fouilla une des poches de son pantalon et retira l’un de ces étranges bijoux que lui avait donné la licorne ailée. Il ignorait pourquoi, mais il en avait prit un instinctivement pour le mettre dans sa poche durant qu’Arthur stockait les autres dans ses affaires. Il vibrait encore, mais c’était assez faible. Il le regarda de plus près, essayant de trouver un quelconque indice. Il le plaça alors bien à plat sur sa paume et le rapprocha du torse de la statue et du cristal qui s’y trouvait. Il attendit au moins une bonne minute, mais rien ne se passa.

Xanatos soupira, ce n’est pas ce qu’il espérait. Il abandonna le bijou, le laissant tomber au sol, prêt à retourner auprès des autres pour essayer de trouver une solution viable à leur problème et à celui de Goliath. C’est alors qu’il entendit ce bruit de vibration. Il se retourna regardant la statue du géant et le bijou. Le cristal qui se trouvait au centre de la poitrine de la statue brillait d’une lumière blanche bleutée. C’était comme si la lumière semblait venir de l’intérieur de la pierre elle-même. David se rapprocha à nouveau de la statue, y posant sa main. Il sentit que quelque s’agitait sous la couche de pierre. C’était un mouvement rythmé, presque mécanique. Instinctivement, il posa la tête contre la poitrine de la statue, luttant comme un beau diable, contre la chaleur. Sous la peau de pierre, un bruit métallique mêlé à un bruit de chaire résonnait. Bien que les sons soit dégoutants, dérangeant et presque effrayants, aux oreilles de l’homme riche, ces drôles de sons semblaient curieusement, tout simplement naturels et ordinaires. Un petit flash attira alors son regard. 

Comme si il réagissait à la lumière du cristal, le bijou que le Milliardaire avait fait tombé ; s’était mit à tourné sur lui-même, comme une toupie. La pierre en son centre brillait légèrement et le bruit de vibration, qui venait de l’intérieur du bijou lui-même, se renforçait peu à peu.

"David…"

Le Milliardaire regarda par-dessus son épaule. Arthur avait ouvert son attaché-case et l’avait déposé sur le sol. Tournant à leur tour comme des toupies, les autres bijoux rejoignirent le premier, tournant autour de lui dans une dance étrange. Le sommet du bijou qui était le centre de cette étrange attraction fit jaillir une espèce de dard. Qui ressemblait d’avantage à une antenne. De ce dard s’élevait un drôle de courant d’énergie rosé qui se connecta à la dorure et aux pierres des autres bijoux, les faisant tourner encore plus vite.

Tous les chercheurs s’agglutinèrent autour de ce drôle de spectacle. Chacun se regardant pour tenter de trouver la réponse. Xanatos s’agenouilla et rapprocha sa main bandée de l’étrange courant. Le Milliardaire ne sut pas ce qui se passa exactement les quelques secondes qui suivirent. Il se souvenait juste de cette douleur et de cette électricité qui avait traversé son corps comme des vagues successives. Comme si la nouvelle imprégnait d’avantage son emprunte que la précédente. Il avait juste l’impression de s’être fait roulé dessus par un camion de plusieurs tonnes. Il revint à la réalité quand il entendit cette petite explosion et qu’il se sentit tiré vers l’arrière. Il atterrit les fesses les premières sur les pavés de la cour du château. David regarda vite par-dessus son épaule. C’était Owen, son secrétaire l’avait tiré de là. Quelque chose sauta aux yeux du Milliardaire. Est-ce que c’était lui ou les cheveux du blond avaient légèrement poussé ? Et est-ce qu’ils n’étaient pas un peu plus clair ?

"Vous allez bien Monsieur Xanatos ?"

"Ce serai à moi de vous demander cela Owen ? Tout vas bien, vous n’êtes pas blesser ?"

"Ne vous en faites pas pour moi. Je me suis juste pris un peu de ce courant d’énergie, mais ce n’est rien. J’ai déjà connu bien pire."

"Bordel mais c’était quoi cette explosion ?!"

"Est-ce qu’il est arrivé quelque chose à Goliath ?!"

Tout le monde releva la tête pour voir Brooklyn et Eliza. Ayant entendu l’explosion, la gargouille rouge et la jeune inspecteur avaient accourus. Les yeux de Brooklyn brillaient d’une blancheur rageuse et Eliza, inquiète, essayait de maintenir correctement le petit Tristan dans ses bras. Le bébé était en pleurs et effrayé.

"Whoa… Alors là, c’est nouveau", retentit un petit rire. "Je n’ai jamais rien vu de pareil. C’est un assemblage de magie et de technologie, mais c’est également un mélange de forces contraires. Elles sont à la fois maléfiques et bénéfiques. C’est étrange, il y a également un petit quelque chose en plus. C’est cela qui permet cet équilibre tellement précaire, mais si parfait à la fois. Elles se repoussent les unes les autres, mais se regroupent pour travailler ensemble. Cela est excitant de voir une telle chose. Voilà une belle énigme que je vais m’amuser à résoudre."

Tout le monde était sidéré. Qu’est-ce qu’il faisait ici ?! Il ne pouvait pas… Alors qu’Owen était présent. Il se retourna pour regarder les personnes autour de lui. Son regard heurta alors celui du secrétaire du Milliardaire.

"Puck ?!"

"Qu’est-ce qu’il fiche ici l’autre ?!" hurlèrent tous deux le secrétaire et l’elfe.

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Le soleil se coucha peu à peu sur la ville de New-York. Les derniers rayons du soleil disparaissaient derrière les gratte-ciels, les derniers feuillages des arbres de Central Park, éclairant encore un minimum d’un petit coin forestier. Les dernières lumières léchèrent la surface rocheuse de deux statues cachées dans deux buissons. Une fois que les derniers éclats se soient évaporés, la pierre des deux statues se craquela et se fissura avant d’explosée. Dévoilant ainsi deux créatures qui s’étirèrent en poussant un énorme bâillement semblable à des rugissements de fauves.

Bronx poussa un petit grognement en s’étirant un peu plus. Le chien gargouille tourna alors la tête vers le petit garçon à moitié gargouille qui se trouvait contre lui. Sullivan s’était un peu plus collé à lui, cachant son visage dans son ventre. Le chien rapprocha sa tête de la chevelure de son petit maitre, la reniflant légèrement et la mâchonnant gentiment.

"C’est bon Bronx, arrête", grogna Sullivan d’une voix épuisée. "Je suis réveillé, ça va."

Le petit garçon repoussa doucement la tête de la gargouille bestiale. Il se releva légèrement, se frottant les yeux, rageur. Bronx remarqua alors les traces de larmes qu’il essayait d’effacer. Gémissant et pleurant, le chien posa la tête sur les jambes de son petit maitre. Sullivan caressa d’une main distraite la tête de la gargouille en levant la tête vers le ciel qui s’assombrissait lentement.

"J’ai encore fait un cauchemar, ce n’est rien", murmura le petit garçon. "J’ai beau y être habitué, je pleure toujours quand je me réveille."

Bronx relava la tête, couinant un peu plus, poussant doucement le bras de son petit maitre du bout du museau. Le petit garçon baissa la tête avant d’enlacer celle de son chien. La gargouille bestiale ferma les yeux et commença à pousser de petits grognements. Ces grognements n’étaient pas très forts, ils étaient doux, ressemblant d’avantages à des petits ronronnements qu’autre chose. Sullivan soupira doucement, remerciant mentalement l’animal. Le petit garçon ignorait comment, mais dès qu’il se sentait mal, Bronx se mettait à émettre ces drôles de petits grognements. Comme s’il cherchait à le consoler et à l’apaiser. Sullivan gratouilla le derrière des oreilles du chien quelques secondes, renforçant un peu ces étranges ronronnements.

Une goute atterrit sur la joue de Sullivan. Les deux gargouilles levèrent la tête vers le ciel. La pluie allait bientôt commencer à tombée, ça sentait l’orage. En même temps, l’été était bien présent et il était extrêmement chaud cette année.

"Il va pleuvoir", murmura Sullivan. "Viens, il faut rentrer."

Le petit garçon se leva et fit quelques pas. Avant de s’écrouler. Il grogna en essayant de se relever, mais rien. Ses jambes semblaient ne plus supporter son poids. Il réprima ses larmes une énième fois en rampant pour sortir des buissons. Sortant des petits arbustes, le petit garçon s’assit sur l’herbe, allongeant ses jambes de gargouilles. Il leva la tête vers le ciel, laissant quelques goutes de pluie coulées le long de ses cheveux et dans son cou. Ce n’était pas une grosse pluie, l’orage était encore bien loin. Sullivan remerciait son odorat et l’ouïe que lui offraient ses oreilles de gargouille. C’était bien, quelques unes des seules choses qu’il appréciait dans son corps à moitié gargouillien comme disait lui disait souvent Alex.

Des bruits d’éclaboussures titillèrent l’intention de Sullivan. En entendant alors les aboiements joyeux de Bronx, le petit garçon se mit à sourire. Juste à côté de leur cachette, se trouvait l’un des lacs de Central Park. Voulant surement chasser quelques canards, ou essayant de se rafraichir, la gargouille bestiale avait tout simplement sauté dans l’eau. Sullivan s’allongea. Il n’y avait pas de mal à attendre un peu avant de rentrer au château, non ?

Sullivan n’avait pas peur d’être seul au milieu de nulle part, en plein centre d’une ville gigantesque. Il n’aimait pas particulièrement être vu par les humains, même si, maintenant, les gargouilles étaient plus acceptées et moins discriminées au sein de la société. Cela ne le dérangeait pas autant que ça d’être entouré ou de se retrouvé perdu dans la foule. Mais il devait bien se l’avouer, il préférait d’avantage la solitude. Heureusement que ce petit coin de Central Park était déserté une fois la nuit tombée.

Sullivan avait commencé à venir ici, quelque temps après avoir entendu ses parents en parler. Il savait que quelques temps après que le clan se soit réveillé à la fin du XXème siècle, son père et sa mère y avaient combattus des méchants. Depuis lors, une fois que le soleil disparaissait, laissant place à la nuit, les promeneurs délaissaient ce chemin, le prétextant hanté par un immense monstre. Même les pires voyous et les délinquants les plus célèbres de New-York ne s’en approchaient pas une fois le soir tombé.

Cela avait été évident pour le petit garçon, ce chemin aux pavés et au béton défoncé était devenu son endroit, sa cachette secrète. Dès qu’il se sentait mal, Sullivan appelait Bronx ou il y allait par ses propres moyens. Du moins, quand ses jambes ne le faisaient pas trop souffrir. Il y passait quelques heures et généralement, quand il était l’heure de partir, il retrouvait toujours Hudson au bout du chemin. Le vieux guerrier l’attendait toujours au même endroit. A une espèce de petite terrasse, où les humains se retrouvaient pour jouer aux échecs. Parfois, Sullivan voyait la vieille gargouille en train –comme à son habitude- de perdre une partie contre un certain Jeffrey Robbins, un humain aveugle. Le petit garçon était sans arrêt étonné. Comment un humain qui avait perdu la capacité de voir arrivait à battre un adversaire. Alors que justement, le but du jeu consistait à voir les pièces et prédire les prochains mouvements de l’adversaire. Hudson avait plus d’une fois rit en expliquant à Sullivan, qu’être aveugle n’était pas une fatalité. Même un guerrier ayant d’énormes déficiences, qu’elles soient physiques, mentales ou psychologiques, pouvait être un guerrier émérite ou un formidable combattant.

Un jour, alors qu’ils retournaient tous les trois au château, Hudson planant au-dessus de la ville, le petit garçon sur son dos. Bronx les suivant en courant et en sautant de toits en toits. Le vieux guerrier avait rit une nouvelle fois en lui disant que peut être, un jour, l’enfant comprendrait de quoi il parlait. Sullivan avait alors baisser la tête en disant simplement qu’il ne serait jamais un grand guerrier et qu’il ne saurait jamais se battre comme les autres gargouilles. La vielle gargouille avait atterrit sur le toit-terrasse d’un petit immeuble, déposant le petit garçon à terre avant de se tourner vers lui et de s’agenouillé. Le vieux guerrier avait alors posé ses griffes sur les épaules de Sullivan en disant une simple phrase.

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"Sullivan, il est important que tu laisses du temps au temps", lui avait murmuré Hudson d’une voix dure mais douce. "Apprends à connaitre tes propres forces, apprends à connaitre tes propres faiblesses. Ton moment viendra un jour, je te le promets. Et cela arrivera quand tu t’y attendra le moins. Mais pour cela, tu dois d’abord attendre. Est-ce que tu me comprends ?"

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Sullivan grogna. Attendre… Encore et toujours attendre ! Est-ce que les autres gargouilles se moquaient de lui ?! C’est justement parce qu’il passait la plus grande partie de sa vie à attendre qu’il ne pourra jamais devenir un grand guerrier comme son père ou les autres ! Plus il attendrait, plus il prendrait du retard !

Le petit garçon soupira. De qui il se moquait en faite ? Lui-même l’ignorait. Il voulait juste… être comme les autres. Sullivan se rassit et ramena ses jambes contre son torse, les entourant de ses bras. Il regarda d’ailleurs ses jambes. Pourquoi était-il né comme ça d’ailleurs ? Pourquoi ne pouvait-il pas être tout simplement un petit garçon ou une simple gargouille comme les autres ?! Cela aurait été beaucoup plus simple ! Est-ce que quelque chose en haut le détestait ?!

Sullivan se saisit d’un caillou et le jeta de toutes ses forces. La petite pierre rebondit deux ou trois fois avant d’atterrir aux pieds d’un petit garçon rondouillard.

"La légende n’était pas fausse après tout !" rit gras le garçon rondouillard. "Il existe bien un monstre près de Wagner Cove ! Hein ?! J’ai pas raison les gars ?!"

"Démonix, qu’est-ce que tu me veux encore Dévon ?"

 

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[Musique ambiance n°5]

Les vagues l’emmenaient encore un peu plus vers les abysses. Elle luttait pour garder un tant soit peu la tête hors de l’eau. Essayant, dès que cela lui était possible, d’attraper une nouvelle gorgée d’air. Elle tourna la tête vers la falaise en pierre qui bordait la mer déchainée. Là, accroché à un des rochers, quelqu’un la regardait. C’était une ombre ailée. Elle restait là, statique. Elle ne bougeait pas.

Elle leva son sabot vers elle, essayant d’approcher au maximum la terre ferme. L’ombre s’approcha doucement du rivage avant de s’agenouillé sur les roches et de tendre une griffe vers elle. Elle ne sut comment, mais elle réussi à s’approcher d’elle et à lui saisir les griffes. Il la tira alors à lui, son visage à la hauteur de ses horribles yeux rouges. L’ombre ailée l’effrayait. Tout son être, toutes les parties de son corps semblaient venir du pire cauchemar qu’un être vivant était capable de faire.

Elle essaya de se libérer de l’emprise de l’ombre. Hurlant, le frappant de ses sabots. Son corps, sa mâchoire, tout son être était traversé de douleur. Sa peau se marquait de blessures suintantes et profondes.

L’ombre, elle, ne bougeait pas, se contentant de la regarder dans un calme de mort, effrayant et irréel. Elle ouvrit sa gueule, dévoilant des flammes rouges de sang. A côté d’elles, la chaleur de celles des Enfers semblait bien gelée. Même le soleil avait l’air d’une vulgaire boule de neige fondue face à une telle fournaise.

Elle ferma les yeux quelques instants. Quand elle les rouvrit, l’ombre avait grandit. Semblant gigantesque, ses ailes ressemblaient maintenant à des squelettes et un assemblage d’os qui tenait grâce et des morceaux de chaire et de ferraille en tout genre. La fine membrane qui reliait chaque os entre eux était trouée ou pendait dans son dos, se transformant en un semblant de cape de chaire en décomposition infâme. Deux énormes cornes entouraient et partaient vers l’arrière du crâne de l’ombre, terminant cette vision d’horreur.

Pourtant, elle ne bougea pas. Cette ombre était effrayante. Elle savait rien qu’en la regardant que son passé était marqué des crimes et des horreurs les plus odieux, mais elle se sentait en sécurité. Comme si elle était déjà rentré en contact avec elle, qu’elle avait d’une manière ou d’une autre foulé l’étrange terreau qui composait son passé. Elle baissa la tête vers le bas de son corps, les flammes que vomissait l’ombre l’entouraient. Mais curieusement, cela ne la brulait pas. Chaque flammèche accélérait la guérison de son corps. La moindre petite blessure qui avait été provoqué par son séjour dans l’eau, cicatrisait sous ses yeux. L’ombre détruisait pour mieux reconstruire.

Elle regarda à nouveau l’ombre, ses yeux, pourtant d’un rouge rageur n’étaient pas aussi effrayant qu’ils en avaient l’air. Le rouge tournait délicatement à un vert clair apaisant. Ce fut alors comme un réflexe. Elle entoura le cou de l’ombre de ses bras. Attendez… Des bras ? Elle se regarda un instant. Son corps avait changé, mais cela ne la dérangea pas autant que cela. La surprise quitta sa tête aussi vite qu’elle n’était apparue. Elle regarda à nouveau l’ombre, observant ses yeux. L’ombre lui caressa doucement les cheveux du bout des griffes. Elle ne sut pas combien de temps s’écoula, mais elle s’en fichait. Elle aurait put rester comme cela éternellement.

Elle ne vit pas ce qui se précipitait vers elle. Des chaines dorées sortirent de l’eau, elles s’accrochèrent à son cou, à ses pattes et à ses sabots, la tirant vers l’océan tumultueux, l’étranglant. Se sentant chutée en arrière, elle ferma les yeux.

Elle rouvrit les yeux, essayant à nouveau de lutter contre la force des chaines. Elle leva son sabot vers la falaise, essayant d’attraper les griffes de l’ombre. Elle s’éloignait encore et encore, sombrant vers les profondeurs. Les chaines lui brulaient la peau. Elle se débattit encore et encore ; commençant à perdre conscience. Ce qui lui permettait de rester un tant soit peu éveillé était cette flamme qui brillait au dessus d’elle. Une flamme dans l’eau, quel drôle d’idée.

La flamme se rapprochait dangereusement. Elle lui saisit le sabot. Plus sa poigne se renforçait, plus sa chaire fondait à son contact. Cela la poussa à rouvrir les yeux. DayBreaker ?! Non… Ce n’était pas elle, du moins, pas tout à fait. La flamme qui constituait sa crinière était d’un délicat rose, son armure ressemblait à une robe et son humeur semblait morose et délaissée. Tout comme sa chaleur, elle n’était pas si chaude que cela, mais froide, froide comme la tristesse. Quelque chose surgit dans son dos, les séparant toutes les deux. Une silhouette géante dont sa coiffure en queue de cheval et sa veste se terminait en étranges tentacules de ferraille.

Alors qu’elle allait se débattre, pour essayer de se libérer de ses chaines. Quelque chose sortit de son corps, brisant les attaches d’ors qui la retenaient. Une ombre qui avait la forme de… De Nightmare Moon.

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Luna se réveilla en sursaut. Quel était ce cauchemar ?! Elle avait beau essayer de se débattre et d’utiliser sa magie, elle n’avait pas put arranger le rêve selon son bon vouloir ou s’enfuir de celui-ci. L’alicorne noire avait simplement dut le subir et en suivre son cours. Tout ça en silence…

Elle ressentait encore ces sensations de brulure. Celles désagréables des chaines, la froideur de celles de DayBreaker, celles apaisantes de cette ombre menaçante…

Luna ne tient plus. Elle se pencha au-dessus de son lit et vomit tout ce qui lui restait dans son estomac. Qu’est-ce que ce rêve signifiait bon sang ?!

[Fin musique ambiance n°5]

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[Musique ambiance n°6]

Titania essaya de se relever. Elle devait absolument sortir de cet endroit infâme. L’étrange métal qui constituait entièrement ce lieu la tuait à petit feu. La cape, le masque, la combinaison intégrale et ses bottes hautes la protégeaient pour le moment, mais cela ne durerait pas.

La reine de la troisième race regarda ce qui se trouvait devant elle. Retenant avec difficulté son envie de vomir. Elle n’allait pas cacher qu’elle adorait les torturer et jouer avec eux, mais elle n’irait jamais à ce point là. Aucun être de la troisième race ne serait capable de penser à un tel supplice. Elle leva une nouvelle fois ses épées au dessus de sa tête. Pour la première fois de sa vie, elle les trouvait atrocement lourdes. Elle arrivait à peine à les faire léviter au dessus de sa tête. Inspirant pour se donner de la force, elle utilisa ses dernières forces magiques pour les lancés contre ses tubes. Contre toutes attentes, elle réussit à couper l’un d’eux, recevant de ce drôle de liquide beige sur elle. Titania tourna de l’œil, chutant de cette "table" où elle était perché. Décidément, tout ce qui se trouvait dans ce drôle d’endroit voulait sa mort.

Elle se réveilla quand elle se sentit atterrir contre quelque chose de doux et réconfortant. Elle ouvrit difficilement les yeux, identifiant avec beaucoup de difficulté celui qui la portait à présent au dessus du sol.

"Obé… Obéron", bégaya la reine de fatigue.

"Que t’es t’il arrivé Titania ?! Es-tu à ce point inconsciente ?! Je t’avais pourtant ordonné de revenir s’il t’arrivait quelque chose ! Regardes dans quel état tu es ?! Dis-moi ce qu’ils t’ont fais ? Et que leur ont-ils fais à eux ?! Même si ils sont faibles et misérables, les mortels ne méritent pas de subir cela. Surtout pas des enfants ! C’est absolument ignoble !" grogna Obéron presque désespéré, commençant à perdre connaissance. "Pourquoi est-ce que je commence à perdre aussi vite mes pouvoirs ? Je me sens si faible."

"C’est cet endroit", murmura Titania d’une voix faible. "Leur moyen de locomotion est aussi un être de leur espèce, nous sommes dans son corps."

"Comment ça ?! C’est impossible, quand j’ai combattu l’autre, je ne me sentais pas aussi faible et ma magie ne me quittait pas aussi vite."

"Tu as combattu l’autre être ?! L’as-tu…"

"Non, j’ai dus fuir, mais je pense l’avoir suffisamment blessé pour lui enlever définitivement la capacité de se mouvoir", expliqua le roi en essayant de se maintenir en l’air avec sa magie avant de regarder le tuyau qui fuyait. "Cet étrange métal est une chose mais la radiation que ce liquide provoque est différent. Cela augmente la puissance de ma magie à tel point que mon corps en sature. J’ai l’impression que je ne pourrai pas l’utiliser en ces lieux. C’est horriblement douloureux ! Il faut impérativement que l’on s’éloigne de cette pièce, il en va de notre vie et de notre stabilité mentale et émotionnelle."

"Nous ne pouvons pas les laisser comme cela", murmura Titania en laissant mollement tombé sa tête sur le côté, épuisée. "Ce qu’ils subissent sort de toute compréhension."

"Nous allons les libérés mon amour ! Je le promets sur mon honneur de roi", grogna Obéron plein de haine en faisant apparaitre quelque chose dans sa main. "Mais pour cela nous devons d’abord nous débarrasser complètement de leur espèce."

"Qu’est-ce que c’est ?"

"Quelque chose que j’ai récupéré au court d’une de mes promenades nocturnes dans notre beau ciel étoilé. Je suis certain que si nous arrivons à tous les bloquer sur les terres volé de notre belle Avalon, je pourrais invoquer quelque chose qui les détruira une bonne fois pour toute."

"Il ne sera peut être nécessaire d’en arriver jusque là. J’ai réussi à imposer mon contrôle mental sur ces créatures. Ils sont complètement en mon pouvoir, je les ai tous envoyé vers ce qui semble être le centre de commandement. Ils attendent mes ordres. Nous pouvons revenir au plan précédent."

"Combien de temps penses-tu encore tenir mon amour ? Je refuse que tu te forces outre mesure !"

"Cela est très difficile, mais je pense pouvoir encore tenir un jo…"

"Titania !"

Titania s’étrangla dut prise par une douloureuse quinte de toux, crachant alors de ce liquide bleu si particulier qui circulait dans leur corps. Obéron grogna, sa reine était restée beaucoup trop longtemps dans ces lieux atroces. Puisant dans ses ultimes forces magiques, le roi sorti de cette horrible salle en regardant une dernière fois par-dessus son épaule. Il reviendrait les libérer, hors de question de les laisser ici. Le roi méprisait peut être les mortels, mais il n’était pas un monstre. Du moins, pas comme ces créatures. Les membres de la troisième race prendront soin d’eux le temps qu’ils se remettent et une fois cela fait, il supprimerait lui-même leurs souvenirs quand ils devront partir d’Avalon. Rien de plus simple, enfin, le roi espérait de tout son cœur qu’ils réussissent à survivre jusque là. En sortant, il ne la vit pas ouvrir faiblement ses grands yeux bleus célestes et surtout ne l’entendit pas prononcer ce drôle de nom.

En écoutant les indications de Titania, Obéron réussit à rejoindre avec peine la salle des commandes. Il put enfin atterrir et déposé Titania sur le sol, l’y allongeant avent de s’assoir à ses côtés. Il était absolument épuisé, il avait presque plus aucune force. Pas que la reine était d’un poids conséquent, elle était aussi légère qu’une plume, mais cet endroit l’affaiblissait au point qu’il levait avec peine ce qu’il avait dans sa main. Pourtant, ce n’était qu’un cahier gris. Des goutes de sang recouvraient la couverture où il y avait écrit : Guide de tournée. Obéron le posa par terre et tourna les pages avec grande difficulté. C’était comme si chacune d’entre elle pesait une tonne. Le roi chercha avec concentration la page exacte. Un sourire vicieux s’installa sur ses lèvres. Il réfléchit à toute vitesse, pour pouvoir faire cela, il allait avoir besoin de la magie des trois sœurs éternelles et… Il retenu avec beaucoup de mal son petit rire fatigué. Elle allait être heureuse, elle allait récupérer sa voix pour un petit moment. Il se félicita intérieurement en pensant qu’il avait déjà pris ses dispositions en les prévenant à l’avance de l’heure et de l’endroit exact où elles devront toutes apparaitre. Obéron perdit finalement son sourire, il espérait ne pas en arriver à ces extrémités. Le roi devait bien se l’avouer, il n’aimerait pas du tout invoquer ces choses.

Obéron entendit un bruit métallique résonner derrière lui. Le roi réussit juste à temps à tirer Titania vers un coin reculé de la pièce durant que plusieurs de ses créatures s’écroulaient au sol ; c’est-à-dire un gros vert, un jaune, une rose, une rouge et une habillé d’un kimono. Il soupira de soulagement, avec leur état de fatigue, ni lui, ni son épouse n’auraient survécus si l’une de ses créatures leur était tombée dessus. Déjà, leur métal les aurait surement mortellement blessés, mais leur poids les aurait définitivement achevés. Obéron s’assit contre un mur en soufflant d’épuisement. Son épouse avait peut-être raison finalement. Il aurait peut être dut assurer ses arrières et étudier d’avantage ces créatures avant de foncer tête baisée. Il riait intérieurement en se disant qu’il aurait dut croire la reine quand elle lui disait qu’un mortel avait écrit cet abominable article, juste pour recevoir un peu de cette célébrité éphémère.

Titania se releva avec difficulté sous les yeux étonnés d’Obéron. Le roi était tellement à bout de force qu’il n’arriva pas à arrêter son épouse quand elle s’approcha de ces maudites créatures afin de les examiner. Il n’avait même plus la force de prononcer le moindre mot. Il devait absolument se reposer pour retrouver un minimum de pouvoirs magiques.

"Ils se sont éteins, ils n’ont plus d’énergie. Ils ne nous seront plus d’aucune utilité", soupira Titania en prenant sa tête dans ses mains. "Ils sont moins nombreux, mais cela m’est plus profitable. Je vais pouvoir me détendre et me reposé un peu, ainsi, j’arriverai à mieux les contrôlés."

La reine regarda les créatures qui lui restaient avant de faire un grand geste de la main. Obéissant à son ordre silencieux, les créatures s’activèrent en trainant leurs semblables vers une autre salle. Titania les suivit à la trace. Tant qu’elle n’aurait pas retrouvé une partie de ses pouvoirs, elle préférait ne pas les quitter des yeux. Ce qui était ironique, vu qu’à cet instant, son corps ne stockait presque plus de puissance magique en lui.

Les créatures entassèrent celles éteintes dans une salle bien à l’arrière. A côté de celle que la reine considérait comme leur salle commune. Elle vit le corps rouge et bleu disparaitre sous les autres. Elle avait déjà ordonné à l’une d’entre elles de le faire disparaitre quelques heures plus tôt. C’est sur le chemin du retour, alors que toutes les créatures se dirigeaient vers la salle des commandes que Titania avait trouvé la salle ou ces pauvres mortels étaient emprisonnés.

La reine remarqua alors quelque chose. La créature avec une cape, celle qu’elle avait appréciée combattre ne ressortait pas de la salle. Quel était son nom déjà ? La reine avait entendu l'autre créature le dire... Alpha Trion, c'est ça ! S’était-il éteint lui aussi ? Titania vola dans la pièce, le trouvant debout à côté d’un drôle de coffre. Elle vola à la hauteur de son visage, le regardant intensément. Obéissant à son ordre, il rejoignit ses congénères, Titania sur ses talons.

Elle ne remarqua pas que le coffre s’ouvrit, libérant une fumée froide et glaciale. A l’intérieur, deux yeux s’illuminèrent d’un bleu électrique faible mais fier et combattant. Au fin fond du lieu de locomotion, caché dans un endroit secret de la salle que l'on pouvait considérer comme la réserve, un énorme marteau commença à se charger d'électricité, appellant et déclenchant lentement une tempête au-dessus de Black Hills National Forest.

[Fin musique ambiance n°6]

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[Musique ambiance n°7]

Le petit robot força le passage, défonçant à grand coup de tête la grille d’aération qui le bloquait le chemin. Elle s’était encore perdue dans ces innombrables couloirs. Si elle pouvait rire et soupirer de dépit, nul doute qu’elle le ferait avec plaisir. Elle chercha sa propriétaire du regard. Elle fut choquée quand elle l’aperçut enfin, couchée sur le côté, son Energon coulant abondamment d’une blessure. Son unique optique clignota frénétiquement dans une cacophonie de mélodie quand elle vit se qui se trouvait juste à côté d’elle. Elle fonça vers elle, la secouant en espérant la réveiller.

C’est avec bonheur qu’elle vit Célestia se reconnecter. La princesse l’entoura doucement d’un bras, la collant contre elle en murmurant sa dénomination. La princesse regarda alors du coin de l’optique ce que ce connard d’Obéron lui avait arraché durant le combat. Génial, sans cela, elle ne pourrait même pas se transformer pour reprendre son apparence d’alicorne. Et bien entendu, elle ne possédait absolument pas les compétences requise pour se le réimplanter elle-même. Au moins, il n’avait pas l’air endommagé, c’était déjà ça. Il fallait qu’elle réfléchisse à la suite des événements et elle agirait en conséquence.

Une alarme résonna dans la pièce et un ordinateur éteint depuis bien trop longtemps se ralluma. Puisant dans ses dernières forces, Célestia réussit à se relevée, posant un servo contre sa blessure et à marcher jusque là. Elle fut suivit par le petit robot qui "hurlait" ses notes de musique pour tenter de l’arrêter.

"Ne t’en fait pas ce n’est qu’une blessure superficielle, je vais bien", dit Célestia en essayant de la rassurer. "Ecoute, il faut que je vérifie cela. Tu veux bien récupérer mon T-Cog(4) et le stocker en lieu sur s’il te plait ? Je trouverai un moyen de me le réinstallé plus tard d’accord ?"

Le petit robot la regarda furieux, gonflant son unique joue avant de disparaitre, répondant à sa demande. Célestia regarda son moniteur, pianotant sur quelques touches afin de comprendre la raison de cet allumage. Et, non… C’était impossible ! Un vaisseau se trouvait à quelques kilomètres la stratosphère d’Equestria ?! C’était un vaisseau Autobot en plus. Pianotant encore quelque touche et espérant que cela ne soit pas un disfonctionnement, la princesse essaya de se connecter à son ordinateur de bord, cherchant le moindre code d’identification à l’intérieur. Elle faillit s’étouffer avec son hurlement de joie quand elle en reconnu deux.

Ils étaient là ! Ils venaient la chercher !

[Fin musique ambiance n°7]

Note de l'auteur

Bien le bonjour, bonsoir chers lecteurs et chères lectrices. Eh non, je ne suis pas morte '-v- ! C'est juste que les six derniers mois on été un peu difficiles pour moi. J'ai obtenu mon diplôme, ma maison a entièrement été inondé et j'ai été obligé de vivre chez mes grand-parents (c'est pas leurs présences qui m'ennuit, loin de là, mais au bont d'un moment, les croque-monsieurs de mon grand père, bien que je l'es adore, on en a assez au bout d'un moments...), les traveaux chez moi, l'obtention de mon premier travail.... Vous voyez....

Bon sinon, comment vous allez vous ? Avec Noël et la nouvelle année qui approche ? Vous avez des résolutions ? ;)

Enfin bon... Voici les musiques d'ambiance ;) !

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Musique ambiance: (vu leur grand nombre, je vous conseil d'ouvrir d'autres fenêtres dans l'ordre d'apparition à côté de celle de la bibliothèque de Canterlot)

Musique n°1: https://www.youtube.com/watch?v=mJDuFfTDTmY

Musique n°2: https://www.youtube.com/watch?v=fFkplPc1jsA

Musique n°3: https://www.youtube.com/watch?v=zgKKr0NmHjQ

Musique n°4: https://www.youtube.com/watch?v=fSdEUBLQuec

Musique n°5: https://www.youtube.com/watch?v=X3uBX_lh4mo

Musique n°6: https://www.youtube.com/watch?v=za8eYjQ7Nz8

Musique n°7 (désolé, je me devais de la mettre, c'était obligé XD, au moins, celle-ci est tout de même plus classe, je vous conseil de l'écouter jusqu'à la fin !): https://www.youtube.com/watch?v=GmjO6AOCSbc

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Définition :

(1) Maternusine : c'est là que les Transformers naissent et sont forgé et passe leur enfance. Enfin... certain d'entre eux... ;)

(2) Nécronomicon : Oui, je sais, c'est un titre de livre connu... Mais dans mon histoire, cela qualifie les robots Nécromanciens...

(3) Alt-Mod : la "version" anglaise du "mode véhicule" des transformers

(4) T-Cog : oui, je sais, c'est un élément qui apparait à partique de la série "Transformers Prime", mais bon, autant l'utiliser XD ! Le T-Cog est le bio-mécanisme, "l'organe" qui permet aux transformers de se transformer en mode véhécule ou Alt-mod ;) !

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Bon.... Voilà ma partie préférée... VOS THEORIES :D !

Qu'est-ce que dois faire exactement Célestia ? Qu'est-ce que l'échange qu'elle doit effectuer et pourquoi ? Qui est donc cette invitée ? Qui lui parle durant son souvenir ? Que devait-elle devenir ? Que doit-elle recréer et protéger ? Qu'est-ce que "l’union du sang et du regard du Pourfendeur, de la force et le savoir du Juge ainsi que de l’énergie et du cœur de l’Ange" ? Qui est ce robot qui semble se réveiller d'entre les morts ? Que Celestia met dans la poitrine du corps dans la sphère en verre ? Qu'est-ce qu'il y a dans le coffre en forme de fleur ?

Qui est donc ce petit robot qui semble être liée à Célestia ? Qui est cette alicorne sable qui surgit de ce portail ? Où va elle ? Quel est cet endroit ? Avec qui entre-elle en contact ? Qui les poursuit ?

Où se trouve Optimus, Goliath et Twilight ? Que voient-ils ? Pourquoi rencontrent-ils ces personnes ? Quelles sont leurs fautes ? Qu'arrive t'il à nos trois compères ? Qui leur parle ?

Pourquoi le Mane 6 ou le Young 6 n'arrive pas à libérer Twilight ? Qu'est-il arriver exactement à Luna ? Qui est Dame Descornes ? Qu'est-ce que Flurry croque sous sa dent ?

Qu'arrive t'il à Xanatos, quel est ce liquide qui goute de sa main ? Qu'arrive t-il à la petite Vivianne ? Que veux dire exactement le mot Démonix si même Xanatos semble perdre tous ses moyens face à ce mot XD ? Qu'est-ce qu'est exactement l'esprit de la première gargouille ? Pourquoi et comment Puck et Owen se sont séparé ?

Que signifie le cauchemar de Luna ?

Pourquoi Titania et Obéron sont-ils autant affaibli auprès des Transformers ? Qui sont ces Mortels qu'ils veulent libérer ? Qui est ce mortel qui se réveille ? Qu'est-ce que Obéron souhaite invoqué et de qui a t-il besoin pour les invoquer ? Qu'est-ce que c'est que ce cahier ? Que fait exactement Alpha Trion, est-il réellement sous contrôle ? Qui semble se réveiller dans ce coffre ?

Qui sont les deux codes que Célestia a identifié ?

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Bon... J'ai remarqué que mes clin d'oeil (voir forshadowing) ne sont pas toujours compris, donc j'ai décidé de vous donné des petits indices, oui je suis gentilles. A vous decouvrir.

1 : si là vous trouvez pas, je peux juste vous dire... Réviser vos classique les mec ! Ouvrez les livres et regardez à nouveau les films, là ça devient urgent!

2 : Bon, c'est pas l'Atlantide de Disney, mais c'est jouable. Eh, quelqu'un a vu Adam ?

3 : Merde! La blonde a oubliée ses clefs ! Je dois dire quoi au Roi maintenant ?!

4: Oui seigneur et Maitre Créateur, nous prendrons soin du tambeau en votre absence.

5 : Il a de la pui-pui-puissance notre "ROI DU METAL"!

Voilà, à vous de faire vos recherches ! N'hésitez pas à aller dans tous les coins, Mangas, Jeux Vidéos, YouTube, à vous de faire ! ;)

Voilà ! Bonne chance à tous et bonne fêtes de fin d'année ;) :D !

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