Discord icon

Chapitre VII : Mélodie en sous-sol.

Derrière la porte bleue sous la cité de Syyanastaclan.

 

La pièce était aveugle, la seule source d'éclairage était le peu de lumière qui filtrait par le dessous de la porte. Au loin, des bruits de cavalcade qui s'éloignaient étaient encore perceptibles. Il fallut un certain temps pour que Zazil-Ha et Dathcino habituent leurs yeux à l’obscurité. Il y avait juste devant la porte des traces de pas dans la poussière qui s’en éloignaient et quelques taches de sang au sol. Un énorme chandelier de pierre à huit branches trônait au centre. Dessus, il restait encore trois torches éteintes.

« Tiens, des retardataires »  dit une profonde voix de baryton des ténèbres du fond de la pièce.

Les deux équidés sursautèrent. Leur interlocuteur s’avança en portant une lampe à huile de terre cuite. Il n’avait plus grand chose d´un poney. La créature se tenait sur deux jambes mais elle avait besoin d’une canne afin de demeurer debout. Elle était immense, même pour un bipède. Elle devait être presque deux fois plus large et imposante qu’un poney. Son nez avait encore quelque chose d’équin mais c’était bien la seule chose de son visage qui rappelait encore un poney. Tout le reste de sa face était un visage d’humain. Son bras gauche se terminait par un sabot mais il avait à sa droite une sorte de main avec trois doigts aux extrémités recouvertes de corne. Sa peau était presque glabre à l'exception de poils hirsutes oranges qui couvraient un épiderme similaire aux barbares. Tout chez lui rappelait un de ces envahisseurs bipèdes. Il ne portait aucun vêtement, ce qui, pour un poney, n’aurait rien eu de choquant. Là, ses organes pendaient de façon visible tels ceux d’un minotaure, cela avait quelque chose de dérangeant. 

« Ne vous inquiétez pas, les jeunes, reprit la créature. Je n’ai encore mangé personne, enfin jusqu’à présent, hahaha ! Bon, blague à part, suivez-moi sans faire d’histoires.

– Tu crois qu’on peut lui faire confiance ? s'interrogea Zazil-Ha. 

– J’en sais rien. Il a pas l’air solide sur ses guiboles, le schnock, murmura Dathcino à l’oreille du zèbre. À trois on lui saute dessus, on le renverse et on se tire.

– Au cas ou vous comploteriez quelque chose de stupide, avertit le géant, sachez que la porte derrière vous, celle par laquelle vous êtes arrivés, est magiquement scellée. La seule sortie, c’est par où je suis venu, alors suivez-moi sans faire d’histoires.

– Putain ! Il lit dans les pensées ou quoi l’autre zarbi, râla l’étalon.

– Excusez-nous, monsieur, s'excusa la jument. Moi c’est Zazil-Ha, et mon compagnon un peu bougon, c’est Dathcino. L'intéressé poussa un grognement. Nous sommes enchantés de faire votre connaissance, mais nous ne comprenons pas trop ce qui nous arrive. Pourriez-vous nous expliquer qui vous êtes et ce qui se passe, s’il vous plaît ?

– Ha, des individus qui ne sont ni violents ni ne cherchant à fuir, ce n’était pas arrivé depuis longtemps, dit la chose avec courtoisie. Enchanté de vous voir, je me nomme Melchorejo. Veuillez me suivre je vous prie, nous pourrons discuter en marchant. Les quelques autres nouveaux arrivants d’aujourd’hui sont déjà partis devant. » 

C’est en s’appuyant sur sa canne que Melchorejo se mit à boitiller vers le fond de la pièce. Un grand escalier s'enfonçait dans la pierre. Le boyau s'enfonçait très profondément sous la montagne. La marche dura de longues minutes durant lesquelles le trio reprit sa discussion :

« Que voulez-vous savoir, les jeunes ? reprit Melchorejo. Je tâcherai d’y répondre dans la mesure du possible.

– Où est ce qu’on est ? demanda Dathcino d’un ton agressif.

– Et bien sachez que nous sommes sous la ville, dans l’ancien réseau de carrières souterraines qui ont servi à bâtir la cité. 

– Oh, merci monsieur les évidences, ironisa l’étalon. J’avais compris tout seul qu’on était sous la capitale.

– Ce que mon ami veut dire c’est que vous ne répondez pas vraiment à la question, compléta Zazil-ha pour arrondir les angles.

– Je vois, et bien sachez que ce lieu est le laboratoire où les prêtres licornes testent de nouveau traitements contre la maladie.

– Et ils fonctionnent ? interrogèrent en canon le couple de quadrupèdes. 

– Parfois, oui.

– Et les fois où ça ne marche pas ? s’inquiéta Dathcino.

– Les poney meurent, affirma l’étrange créature.

– Putain, t’as le chic pour mettre l'ambiance, ironisa le poney.

– Je suis vivant malgré mon stade extrêmement avancé de la maladie, lui fit remarquer Melchorejo avec sérieux. Preuve que ça marche.

– Mais qu’est donc que cette maladie exactement ? interrogea Zazil-Ha.

– Hum, vous êtes une zèbre à ce que je vois.

– Mais pourquoi tous ces types ne peuvent pas s'empêcher d’énoncer à voix haute des évidences, grommela le terrestre.

– Parce que ce qui s'énonce clairement se pense clairement, coupa le géant.

– Putain, là je suis sur le cul, avoua l’étalon. Voilà qu’il a une vraie bonne raison, l’animal, continua le terrestre, toujours aussi ironique.

– En quoi être un zèbre est-il important ? interrogea la jument plus sérieusement. 

– Les premiers cas de maladie sont apparus chez vous, les Roronaques, il me semble, supputa Melchorejo. Pourtant les malades y restent rares.

– On ne peut rien vous cacher, répondit Zazil-Ha. Mon oncle a été dans les premiers malades si ce n’est le premier. Ce qui l’a sauvé, c’est l’amour de ma tante. C’est comme ça qu’il est rentré dans la famille et qu’il a été adopté par la tribu.

– J'ignorais que l’amour avait des vertus thérapeutiques. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. Au début du moins. J’aimerais beaucoup le rencontrer, votre oncle.

– Vous n’êtes pas le seul. Mais on peut pas vraiment dire que vos guerriers jaguars invitent de façon très polie et gentille à venir ces derniers temps.

– Je rêve où miss sainte amitié c’est magique vient de faire de l’ironie, s'étonna Dathcino.

– Jeune pouliche, sachez que nécessité fait loi et que c’est contraint et forcé que les forces de l’empereur recourent à de tels expédients.

– La violence n’est jamais la solution mais bien souvent le problème, affirma d’un ton sentencieux Zazil-Ha. Mais cette conversation ne va nulle part. Si vous nous disiez plutôt ce que vous savez de ce que vous appelez la maladie.

– Franche et directe, observa Melchorejo. Bien, nous sommes arrivés. Je propose que vous continuiez cette conversation avec d’autres plus compétents que moi, jeune pouliche.

– On est plus des poulains, intervint Dathcino. » 

 

Après avoir croisé plusieurs intersections, le groupe déboucha alors du boyau sur une petite plateforme de pierre. En contrebas se trouvait une salle gigantesque sous une vaste voûte. La grotte était d’origine naturelle mais elle avait été maçonnée et réarrangée. Elle était très haute de plafond, un pégase y serait presque à ses aises. L’ensemble était éclairé par de rares petites chandelles, la lumière très tamisée ne permettait pas de se faire une bonne idée de l'ensemble. La vaste pièce était coupée par plusieurs cloisons de bois mais celles-ci ne montaient pas jusqu’en haut. Elles formaient un ensemble de dortoirs. De nombreux couloirs et portes partaient également de cette grotte, le complexe avait l’air immense. Il devait y avoir plus d’une centaine de poneys tous plus ou moins touchés par la maladie ; il régnait ici une odeur de vinaigre et de mort.

Une jeune licorne au pelage rose saumon et au crin jaune caramel portant la robe blanche des vestales s’approcha. Sa corne et ses traits fins dénotaient ses ascendances nobles. 

« Ha, Candied Vanilla, interpella Melchorejo. Tu tombes bien, pourrais-tu t’occuper des nouveaux venus, il me faut aller faire mon rapport. 

– Mais bien sûr. Ceux-là ne sont pas attachés ou sous un sort de contrôle ? s’étonna la jeune prêtresse.

– Hein ! Putain c’est quoi encore que ces conneries de sort de contrôle ? s’inquiéta l’étalon.

– Dathcino, tais-toi, s’il te plait, murmura Zazil-Ha à son compagnon avant que celui-ci ne se remette à protester.

– C’est inutile, Candied, précisa le géant en s’éloignant. Ces deux sujets sont étonnamment dociles et volontaires.

– Je vois, des syndrome numéro trois, répondit la jeune vestale. Je m’en occupe. »

 

La licorne conduisit le duo à travers le dédale des cloisons. Ils virent deux types de poneys : les plus nombreux étaient les malades, tous à un stade plus ou moins avancé, ceux là restaient allongés dans les dortoirs, plus rare était les vestales licornes croisées dans les couloirs, reconnaissables à leur tenue blanche, ces juments paraissaient exemptes de toute trace de l’épidémie.

Le trio finit par arriver dans un des petits dortoirs où se trouvaient une douzaine de lits et cinq autres individus. Dathcino reconnut les autres prisonniers croisés le matin. Ils avaient encore la tache de peinture bleu sur le front. Un d’entre eux avait le flanc pansé d’une blessure récente. Le terrestre s’approcha pour les rabrouer de les avoir laissés derrière lui et Zazil-Ha. La zébrette le stoppa dans son élan. Les captifs avaient le regard vide et deux d’entre eux bavaient. Ils étaient en train de faire les lits mais leurs gestes étaient lents et saccadés, comme mécaniques.

« Contrôle mental, lui souffla tout bas la jument. Celui-ci n’est pas du plus fin. On a dû en traiter quelques-uns des nôtres au village qui en avaient été victime. Crois-moi, tu ne veux pas le subir, ça laisse des marques à vie. »

L’étalon claqua son sabot au sol de colère. Son amie le calma en apposant le sabot sur son encolure.

« Je peux vous aider ? demanda Candied Vanilla en toute naïveté en s’approchant.

– Non ça ira, affirma la Roronaque. Par contre Melchorejo m’avait affirmé que vous pourriez éclairer ma lanterne sur ce que vous savez de la maladie

– Mais bien sûr, s'enthousiasma la jeune licorne. C’est toujours une joie de pouvoir discuter calmement avec nos cobayes.

– Vos cobayes, s’étouffa Dathcino.

– Oui, je m’excuse si je parais trop enthousiaste, s’excusa la vestale. Mais vous gardez si rarement la capacité à avoir un langage cohérent. En plus vous n’en usez pas pour me noyer d’insultes ou vous lamenter, c’est agréable.

– N’est-il pas ? enchaîna Zazil-ha avec un sourire de plus en plus forcé. Et pour ce qui est de la maladie ?

– Celle qui est en circulation est une souche extrêmement virulente, expliqua Vanilla. Elle se diffuse principalement par contact. Contrairement à ce que l’on pense, elle est peu volatile. Cependant elle est capable de rester sur une surface durant plusieurs jours. Son principal effet est de supprimer toute magie chez un individu. Les licornes perdent leur capacité à lancer des sorts ou les pégases à voler. Le premier symptôme est toujours la perte de la marque de beauté. On observe également une décoloration chez plus de 77,3 % des sujets. Les individus qui ont survécu aux souches précédentes ne risquent la contamination que s’ils sont au contact d’une muqueuse.

– Muqueuse ? demanda Dathcino peu habitué au vocabulaire médical.

– N’importe quel fluide corporel en fait : sang, larme, salive, urine, lymphe, etcetera. Par contre le moindre contact par l’un de ces muqueuses et c’est la contamination assurée, quelle que soit la personne. 100% des tests le prouvent.

– Et que testez-vous au juste ici ? questionna le terrestre d’un ton inquisiteur mais étonnement poli pour l’étalon.

– Et bien, les différentes variables d’évolution de la maladie et ses effets en fonction de diverses variables. Ainsi qu’un moyen d’employer au mieux les malades.

– Vous ne cherchez pas un remède ? interrogea le terrestre toujours sur les mêmes tonalités froides et détachées. 

– Un remède ? s'offusqua Vanilla. Hélas non, nous avons arrêté d’investir à perte. C’est incurable pour les non-licornes. La seule panacée connue, c’est la sorcellerie du sang. 

– Mais comment et pourquoi meurent ces poneys ? » intervint Zazil-Ha avant que son compagnon ne réagisse. 

La zèbre commençait à le connaître, elle sentait l’étalon bouillonner intérieurement. L’explosion n’était pas loin.

« Comme vous le savez sans doute, la maladie ne fait pas que supprimer toute magie chez les individus qu’elle affecte. Les patients sont métamorphosés en ces monstres bipèdes qui nous envahissent. 

– Elle nous prend vraiment pour des cruches cette nana, se plaignit Dathcino dans un murmure. Tout ça, on le sait depuis des années.

– Silence, lui intima tout bas Zazil-ha. J’espère en apprendre davantage. 

– Cette épidémie est insidieuse et perverse, exposait Vanilla. Elle ne fait pas que ravager les corps, elle ravage aussi les âmes. La première chose que perd un poney, c’était sa marque de beauté, ce qui le caractérise en tant qu'individu, son étincelle de magie intérieure. Mais ce n’est pas tant la métamorphose qui tue que l'absence complète de magie et de système immunitaire qui va avec. Bien sûr les modifications corporelles sont violentes, les déplacements d’os ou d'organes ne se font pas sans mal et la structure corporelle de bien des individus ne tient pas le choc. Un cœur qui lâche car inadapté, des intestins qui font littéralement des noeux, le système respiratoire bouché quand ce n’est pas un simple cancer foudroyant. Ces choses arrivent. Mais ce sont les maladies opportunistes qui font le plus de ravages. Des maladies bénignes deviennent gravissimes. S’il n'y avait que ça, nous aurions pu gérer mais s’y ajoutent des germes inconnus de nos médecins et shamans. Nous supposons que ces souches ont été ramenées par les envahisseurs. En temps normal il suffirait de renforcer les défenses magico-immunitaires des patients mais comme ils n’en n’ont plus ils tombent comme des mouches. Ces nouveaux germes sont fascinants.

– Te fous pas de moi, grognasse ! » hurla Dathcino.

L’étalon avait explosé. D’une ruade arrière, il envoya ses sabots en plein dans la direction de la tête de cette licorne décidément insupportable. Son crâne aurait dû exploser comme une pastèque trop mûre. Au dernier moment, un des autres prisonniers, le blessé, se déplaça sur la trajectoire du coup. La vitesse du captif n'avait rien de naturel. Dathcino avait mis toute sa force et toute sa hargne dans le coup. Le malheureux bouclier vivant vola en arrière. Sa cage thoracique craqua de façon sinistre. Il ne se relèverait plus jamais, celui-là.

« Des syndromes trois qui évoluent en syndrome deux, c’est tellement prévisible, commenta la prêtresse.

– Viens là, salope, que je te bute ! gueula l’étalon en se remettant en garde, prêt à ruer. 

– Cela suffit, Dathcino, tu joues son jeu, cria Zazil-Ha en s'interposant entre le terrestre et la licorne.

– Ho voilà qui est intéressant, commenta la vestale. Vous ne voudriez pas garder cette énergie pour la salle des tests ? Je n’ai pas d’outil de mesure ici. »

Les yeux de Vanilla passèrent au violet pourpre, des flammèches indigo s’en échappèrent tandis que sa corne rougeoyait. 

« Compte là-dessus, poufiasse, cracha l’étalon

– Dommage, j’aurai essayé. Vu comme vous êtes intéressant je ne vais pas subjuguer votre esprit, votre libre arbitre a de l’importance. »

Les quatre prisonniers restants bougèrent tous comme un seul homme pour attaquer. Dathcino rua et donna des coups autant qu’il le put, mais aucun de ses attaques ne porta. Zazil-Ha s’était de nouveau interposée, faisant rempart de son corps. La jument tituba sous les coups reçus de part et d’autre. 

« Pourquoi ? L’étalon était sidéré.

– Stupides poneys, articula la zébrette avec difficulté. Il faut tout vous dire plusieurs fois, la violence n’est jamais la solution mais bien souvent le problème.

– Très intéressant, soliloqua Candied Vanilla de son côté. 

– Je t’en prie, ne joue pas leur jeu, répéta la jument. Tu deviendrais comme eux. 

–  Et tu proposes quoi ? »

Zazil-ha fit un pas en arrière des quatre captifs sous contrôle, s'allongea ventre au sol et mit les sabots sur la tête en signe de reddition. L’étalon resta un moment interdit puis fit de même.

« Très surprenant comme réaction. Complètement contreproductive et à l’encontre de tout instinct de survie mais très surprenant, s’étonna la vestale alors que ses sbires maîtrisaient les deux rebelles. Hum celui-ci semble des plus quelconque », continua Vanilla alors que son aura engloba brièvement Dathcino. Le contact avec cette magie fut bref mais suffisant pour écœurer l'étalon : c’était visqueux et froid. « Par contre, toi, ma petite roronaque, tu es des plus intéressante. » L’aura vert indigo engloba la zébrette. « Je n’ai jamais relevé de tels niveaux ! On croirait avoir une équestrienne sous le sabot ! C‘est si grisant ! »

Les deux prisonniers furent encadrés par les captifs subjugués qui les poussèrent hors des dortoirs. Les couloirs devinrent de vrais boyaux, s’enfonçant toujours plus profondément dans les entrailles de la terre. Au bout de plusieurs minutes de déambulation, une épaisse porte de bois s'ouvrit en grinçant sur une caricature de cachot : la pièce était aveugle et sombre; les murs bruts de pierres mal taillées suintaient l’humidité; c'était plus froid qu’une glacière et encore moins vivant qu’une tombe ; l’odeur était un mélange rance de moisi et de renfermé ; la crasse et la poussière s'étaient accumulées dans chaque rainures et anfractuosités des parois ; l'endroit n'avait pas servi depuis un moment ; le plafond très bas permettait à peine de se tenir debout tandis que la lumière blafarde de la lampe à huile des geôliers laissait deviner de nombreux graffitis, œuvre sans doute posthume des occupants précédents, témoins muets mais néanmoins bavards des tourments de ceux qui les avaient précédés en ces lieux. 

« Uniquement toi, lâcha la vestale en se tournant vers Dathcino, je te garde pour plus tard. Je vais d’abord m’occuper de la dame.

– Je pense pas que ce soit par galanterie, poufiasse.

– Ah, nous avons un comique ! Je reviendrai vite car j’ai hâte de voir jusqu’à quand tu riras, mais d’abord il faut que j’aille rendre compte. »

Sur ces mots, le terrestre fut jeter sans ménagement au fond du cachot alors que la troupe repartait, emportant Zazil-Ha avec eux. Dathcino les couvrit d'injures tant qu’il put les entendre et même un peu après, juste pour être sûr et pour laisser sa rage ressortir. 

Note de l'auteur

Merci à Abib et Atleis pour leur relecture.

J’ai eu énormément de mal à venir à bout de ce chapitre avant de finalement le scinder en deux, la deuxième partie constitue à présent mon chapitre 10 et je ne suis toujours pas complètement satisfait du résultat. J’espère ne plus être coincé comme ça aussi longtemps.

Licence Creative Commons Ces œuvres sont mises à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.