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Une guerre inévitable

My Little Pony : Une guerre inévitable !

 

Il y a longtemps, à Equestria, les changelins viennent de poser le sabot sur le territoire de la princesse Célestia. La colonie n’est pas très grande, elle ne compte qu’une cinquantaine d’individus. A sa tête, la reine Chrysalis. Ils tentent de s’intégrer à la société des poneys, mais leur façon de se nourrir les fait vite déchanter. Effectivement, ils ne se nourrissent pas de nourriture conventionnelle, mais de sentiment d’amour.

Une fois démasqués, la princesse Célestia les bannit sur une terre désolée ou rien ne pousse. Les changelins ont une petite rancœur car la jument n’a même pas pris le temps d’écouter leurs explications.

Ils décident de ne pas faire de représailles et de vivre là où on les a chassés, ils font des excursions sur les terres des poneys pour se nourrir mais ne prennent que le strict nécessaire et ne drainent pas tout l’amour de leurs victimes.

 

Les saisons passent et les relations entre changelins et poneys ne s’améliorent pas. Des représailles sont même énoncées contre les changelins, malheureusement, ils ne peuvent pas faire autrement. La reine tente une approche plus amicale pour s’expliquer et trouver un accord qui arrangerait les deux parties. En vain. Les poneys restent inflexibles. Les changelins sont contraints à continuer à absorber l’amour en toute illégalité et à dose très réduite pour ne pas éveiller les soupçons.

 

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Planète Terre, 2041. Les ressources sont en manque, les nations se font la guerre pour les dernières ressources. Plus grave, le climat est désormais instable, le Gulf Stream a cessé de tourner, l’Europe est à la merci des températures basses de l’arctique et des chaleurs torrides de l’Équateur. Les hivers sont glaciaux et les étés étouffants.

 

Laval : une petite ville au nord-ouest de la France. Les conditions de vie sont dures.

Un père et son fils se dirigent vers le petit aéroport de la ville. La météo est mauvaise, de gros nuages noirs couvrent le ciel, le soleil perce encore la couche nuageuse à l’horizon.

Le père est pilote d’affaire. Son patron est le chef d’une grande entreprise de cosmétique qui a une résidence secondaire dans les environs. Il travaille pour lui depuis peu de temps car il sous-payait ses anciens pilotes, malheureusement il fait de même avec lui. Le problème c’est qu’il doit gagner sa vie et même dans ces conditions de travail il ne peut pas se permettre de rompre le contrat.

Une nouvelle terre a été trouvée dans un système solaire très éloigné dans la Voie Lactée.

Une technologie a été mise au point pour pouvoir passer d’un monde à un autre, déjà plusieurs milliardaires se sont exilés sur cette nouvelle planète, laissant les gens plus pauvres mourir sur terre.

Normalement, le pilote doit préparer l’avion privé de son patron pour qu’il puisse l’emmener à travers un portail qui mène sur l’autre monde.

Mais une autre idée lui travers l’esprit : s’enfuir avec le jet et son fils. C’est la seule famille qui lui reste, sa femme est décédée dans l’effondrement de la mairie, là où elle travaillait.

Il a déjà préparé son coup car il a dépensé toute sa fortune dans un petit boitier piraté pour forcer le portail à s’ouvrir.

« Ecoute, Benjamin, on va prendre le jet et on va partir ! »

« Mais on va ou papa ? » demande l’enfant

« On part pour Nova ! »

Le père attache son fils à l’arrière, ferme la porte et démarre le petit bi-réacteur.

Il roule sur le tarmac et se dirige vers le point d’arrêt Alpha. Il contacte la tour pour signaler qu’il va remonter la piste 32 et s’aligner.

Une fois aligné, au moment où il est prêt à pousser la manette des gaz, la voix de son patron retentit dans la radio.

« Qu’est-ce que vous fichez Benoit, ramenez cet avion immédiatement !! C’est un ordre !! »

Le pilote prend les jumelles situées dans l’une des sacoches de vol et voit que son patron est accompagné par deux autres pilotes. Il voulait donc le laisser là.

« Aller vous faire foutre, Francis ! … Bravo Zulu, aligné ! Prêt à décoller !

« Bravo Zulu vent du 020, 15 nœuds rafale 25 nœuds, décollez à convenance !

« Bravo Zulu je décolle ! »

Le pilote met les gaz et s’élance sur la piste ! L’homme véreux assiste avec impuissance au décollage de son jet.

Le pilote enregistre les coordonnées du portail dans l’ordinateur de bord et enclenche le pilote automatique. L’avion prend son altitude et sa vitesse de croisière.

Benoit se détache et vient voir son fils à l’arrière.

« Ne t’inquiète pas, nous serons rendus dans environ deux heures ! »

Benjamin ne sait pas quoi dire, il a peur car il ne sait pas ce qu’il l’attend derrière le portail et son père ne peut pas lui répondre car il ignore aussi comment ça va se passer une fois passé.

Il fouille dans le coffre de cabine et trouve beaucoup de vivres, son employeur avait tout prévu, il devrait y avoir d’autre choses en soute. Le Learjet-35 est tout équipé avec mini cuisine.

Il prépare un petit plat de pâtes pour son fils tous en jetant régulièrement un coup d’œil sur les instruments de bord pour voir si l’avion suit toujours sa course ver sa destination.

Au bout de deux heures il est temps de faire la procédure pour perdre de l’altitude et activer le boitier. L’homme installe le boitier sur le tableau de bord et manipule les boutons. Deux grandes antennes se dressent devant l’avion. Se sont les antennes qui servent à ouvrir le portail.

L’instant est imminent. Le pilote active l’appareil électronique. Le boitier s’éteint une fraction de seconde et se rallume. Le portail s’ouvre et l’avion s’engouffre dans le voile blanc.

 

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Dans le ciel de Poneyville un boum se fait entendre. Les poneys qui flânent dans les rues lèvent la tête et voient passer un étrange aéronef blanc. Le Learjet est entré dans l’espace aérien d’Equestria.

Le pilote voit la petite ville à sa gauche et au loin, le château de Canterlot. Il décide de faire un virage à gauche pour voir s'il ne trouve pas de piste pour atterrir. Il effectue donc un 180 et passe entre Poneyville et le château de Célestia. Il ne voit aucune piste, il tente un contact radio, mais personne ne lui répond. Il décide de refaire un demi-tour et se rapprocher de Canterlot.

Aussitôt la garde royale réagit à l’approche de l’avion privé et les licornes décident d’abattre l’aéronef pour protéger la princesse Célestia d’une éventuelle attaque.

 

Les rayons fusent autour de l’avion, le pilote comprend immédiatement que ce n’est pas un signal de bienvenue. Il réussit à éviter les rayons avec de grand coup de yoke et de palonnier. Le pauvre enfant est secoué dans tous les sens à l’arrière dans la cabine passager.

Malheureusement un des rayons touche le réacteur numéro 1 et le détruit partiellement. Aussitôt l’alarme incendie du réacteur gauche se met en marche. Le pilote actionne l’extincteur et étouffe le départ de feux, cela n’empêche pas le moteur de fumer noir, rendant l’avion très visible.

L’homme pousse son dernier réacteur au maximum pour s’éloigner le plus rapidement possible du château et de la ville.

Le Learjet laisse une épaisse fumée noire dans son sillage. Les poneys voient que l’appareil se dirige vers la forêt Everfree et décide de ne pas le poursuivre.

La princesse Célestia félicite ses gardes pour leur vivacité à réagir.

 

Dans l’avion règne une atmosphère très tendue, le pilote ne sait pas ou atterrir, le seul endroit accueillant ou il pouvait se poser vient de le rejeter. La forêt laisse place à une étendue plate puis à une étendue désertique avec de grands rochers. Au loin se profile une immense forêt tropicale. Benoit décide d’amorcer une descente pour se poser à la lisière de la forêt. Mais le moteur 2 s’arrête subitement de fonctionner. Cette fois l’avion se transforme en planeur.

Par peur de détruire son moteur restant, le pilote n’a pas pris d’altitude, il se retrouve désormais en basse altitude sans propulsion. L’avion se rapproche de la lisière plus rapidement que n’avait prévu l’homme. Faire un virage aussi bas serait trop dangereux, une seule fausse manipulation et son jet décrocherait et tomberait comme une pierre.

 

Le bruit du petit aéronef n’a pas échappé aux changelins. Chrysalis décide donc d’aller voir ce qu’il en retourne. Etant donné qu’un des réacteurs a été touché, suivre la trajectoire du Learjet est très facile à suivre.

 

L’avion passe la lisière et s’enfonce au-dessus de la forêt tropicale. Le pilote voit un terrain marécageux, c’est leur seule chance de n’a pas s’écraser dans les arbres.

Le pilote sort tous les volets et les trains d’atterrissage puis pique vers les marais. Il amorce son arrondi et se pose dans l’eau boueuse sans savoir quelle profondeur elle a. Par chance, il n’y a qu’une faible profondeur de 1m50. L’eau aide au ralentissement de l’avion. Le train avant cède au dernier moment juste avant que le Learjet atteigne la berge et s’arrête dans des mousses souples.

 

Benoit effectue les procédures d’arrêt des moteurs même si ceux-ci ne fonctionnent plus. Il détache son fils et le rassure. Au moins ils sont sur la terre ferme, l’atterrissage aurait été bien plus compliqué s’il avait dû se poser dans les arbres. Il ouvre la porte et sort du jet, il dit à son fils de rester à l’intérieur de l’avion le temps qu’il inspecte les environs.

Ce que l’humain ne sait pas, c’est que des monstres écument les marais d’Equestria.

Benoit s’enfonce dans la forêt tandis que Benjamin attend patiemment à la porte de l’avion.

Tous à coup, il entend un bruit terrifiant et fait directement demi-tour pour rejoindre le Learjet. Un monstre a senti sa présence et est bien décidé de faire de l’homme son repas.

Benoit cour à perdre haleine, au moment de sortir de la clairière, un tentacule le saisit et le soulève dans les airs.

« FERME LA PORTE ! » hurle-t-il « FERME CETTE FICHUE PORTE !!! »

L’enfant obéit directement à son père et actionne la fermeture de la porte !

Il entend les cris de son père entrainé par la créature et le voit disparaitre dans les arbres à travers les hublots.

Il fond en larme et appelle désespérément son père, mais il n’obtient aucune réponse. Il est désormais seul dans ce monde rempli de dangers.

 

Le réacteur 1 fume toujours et la reine Chrysalis repère immédiatement l’endroit où l’avion s’est immobilisé. Des créatures des marais sont déjà en train d’essayer d’ouvrir la porte de l’avion. A son arrivée, les quatre changelins qui l’accompagnent chargent les animaux difformes.

La reine se pose en douceur sur l’aile droite de l’avion et marche vers le fuselage. Elle sent une présence à l’intérieur. Ses gardes virevoltent autours de l’épave pour éloigner toute forme de vie.

« Humm, c’est étrange, je n’ai jamais vue cette…..chose ici », pense la reine.

Elle monte sur le fuselage et regarde par les hublots. Elle ne voit rien dans la cabine passager et rien dans le cockpit. Mais elle s’aperçoit que les rideaux tirés sont différents à l’avant du côté passager et à l’arrière du poste de pilotage. Elle en conclut qu’il y a un espace entre les deux. Effectivement elle s’aperçoit qu’il y a une dissymétrie entre les deux côtés de l’appareil. Elle regarde donc par le hublot à l’opposé de la porte. Là, elle découvre le petit humain recroquevillé près de la porte. Elle se dirige donc vers la sortie de secours au-dessus de l’aile droite. Avec sa magie, elle ouvre le hublot et entre agilement dans l’habitacle. Le bruit de ses sabots résonne sur le plancher, un des gardes entre aussi pour défendre sa reine en cas d’attaque. Chrysalis se dirige vers le cockpit du petit avion, elle soulève le rideau avec sa corne et voit le petit humain paniqué se réfugier dans le poste de pilotage. Elle lui parle d’une voix sans émotion.

« Qui es-tu, petite créature ? » demande-t-elle.

« C’est peut-être dangereux ! » dit son garde.

« Non, tu as vu comment il a fui ! » répond la reine des changelins. « Je sais que tu es derrière le rideau ! »                 

L’enfant passe alors timidement la tête dans l’encadrement. A ce moment Chrysalis ressent une sorte de palpitation au cœur. Son regard s’adoucit et elle prend une voix rassurante.

« Je n’ai jamais vu de créature comme toi, ni cette ... chose dans laquelle nous sommes ! »      

« Je suis un humain, mon père s’est fait attraper par une chose avec des tentacules » sanglote l’enfant.

La reine comprend immédiatement que le père est mort et qu’il n’y a plus rien à faire.

« Ton père ne reviendra pas ! Les créatures de ces marais sont redoutables ! »

Benjamin fond en larme sur le sol, la reine s’approche alors du petit humain. Sa situation ressemble à la sienne quand elle a perdu sa mère quand elle n’était encore qu’une jeune changeline, une créature monstrueuse avait attaqué la ruche et tué pas mal de changelins.

« Que fait-on, Majesté ? On mange son amour ? »

A ces mots l’enfant retourne se cacher dans le cockpit.

« Non pitié !! Je ne veux pas mourir ! » pleure-t-il.

Chrysalis jette un mauvais regard à son garde qui s’aplatit immédiatement en s’excusant de ses paroles. Ensuite elle passe la tête dans le poste de pilotage.

« Ne t’inquiète pas, nous n’allons pas de dévorer, tu vas venir avec nous à la ruche ! »

L’enfant sort la tête de ses genoux et regarde la reine. Il demande ce que c’est la ruche. Chrysalis lui répond que c’est là où son espèce habite et qu’il y sera en sécurité. Il demande si c’est loin, car il n’a pas envie de marcher longtemps dans les marais par peur de se faire attraper. La grande changeline lui répond qu’il ne devra pas marcher car elle le portera sur son dos.

Le garde sort en premier puis c'est le tour de la reine, elle utilise sa magie pour sortir le petit garçon de l’épave, elle le dépose sur son dos et referme la porte de secours. L’enfant s’agrippe à son cou et passe ses jambes devant ses ailes.

Chrysalis ordonne de faire une formation pour retourner à la ruche. Le trajet dure trois bons quarts d’heure. Avant de partir les gardes ont vidé les réserves de l’avion car ils savent que le petit d’homme ne se nourrit pas d’amour comme eux.

La petite escadrille arrive à la nuit tombée, des lanternes illuminent toute la ruche d’une lumière verte et turquoise.

On dirait qu’il y fait froid, mais les apparences sont trompeuses, la ruche est emplie d’une chaleur réconfortante. La température y est agréable, la reine convoque tous les changelins dans la salle du trône. Elle présente rapidement leur nouveau petit hôte. Bien qu’elle ne sache pas encore qui il est vraiment, il ne représente aucun danger pour la ruche.

« Bon il est temps de dormir, la journée a dû être longue pour toi ! »

L’enfant acquiesce de la tête. Bien qu’il soit encore sous le choc de la disparition de son père, la fatigue commence à l’emporter. Pour ne pas que le petit humain se promène durant la nuit, elle tisse un cocon confortable en hauteur.

La nuit est un peu mouvementée. La reine est plusieurs fois réveillée par ses sanglots et vient le consoler.

 

Le jour se lève.

Chrysalis vient voir comment se porte Benjamin, elle le trouve toujours endormi, elle le laisse dormir et va voir ses sujets. Elle leur explique que cette petite créature a été trouvée dans l’épave d’une drôle de machine volante inconnue à ce jour. Toute la ruche est en effervescence et veut savoir d’où il vient et qui il est. En attendant le réveil de son petit protégé, Chrysalis regarde la notice des plats pris dans l’épave du Learjet. Il y a pas mal d’explications, mais ils n’ont rien dans la ruche qui ressemble à un micro-onde. Ils pourraient trouver ça chez les poneys, mais le refus de leur en fournir un serait catégorique, déjà qu’ils n’ont plus le droit de s’approcher de toute ville abritant des poneys. Un petit feu fera donc l’affaire pour faire cuire cette nourriture. Deux changelins s’activent pour préparer un des repas sous vide.

La reine vient finalement réveiller Benjamin.

« Réveille-toi mon petit », dit-elle d’une voix douce.

L’enfant ouvre les yeux et regarde autour de lui.

« Mon papa !! Ou est mon papa ! »

« Il n’est plus là, je suis désolée ! » répond la changeline.

Elle le sort de son lit suspendu et le dépose au sol. Le petit d’homme commence à pleurer mais elle vient directement le câliner pour le réconforter.

« Nous avons préparé un des repas, il faut que tu manges ! » dit la reine.

Deux changelins apportent le repas sur un petit plateau et le déposent par terre.

L’enfant mange de bon appétit mais ne peut s’empêcher de fondre en larme à la pensée de son père. La reine reste à côté de lui pour le consoler. Une fois son repas fini, elle l’accompagne dans la salle du trône. Là, tous les changelins attendent avec impatience des explications.

Chrysalis prend la parole pour que tout le monde écoute. Elle explique que la petite créature a été trouvée dans l’épave de la machine volante qui est passé pas très loin de la ruche. Qu’il n’était pas seul mais que l’autre personne qui était avec lui a été tuée par une créature des marais.

L’enfant explique qu’il est un humain, qu’il s’appelle Benjamin et que son monde est à l’agonie, que beaucoup de gens fuient la terre pour rejoindre une autre planète trouvée aux confins de la galaxie, qu’une technologie a été développée pour pouvoir passer d’une planète à l’autre sans voyager dans l’espace, qu’ils ont utilisé un avion pour fuir eux aussi, mais que leur boitier a eu un disfonctionnement et les a amenés ici sur cette terre.

La reine dit qu’il n’y a pas d’autre espèce comme la sienne et que c’est la première fois qu’ils en voient. Au passage ou l’enfant décrit ce qu’il s’est passé quand l’avion est passé aux abords du château de Canterlot, Chrysalis fait remarquer que les poneys n’ont pas hésité à essayer d’abattre l’aéronef. Elle se retourne et confirme au petit humain que ce sont des poneys qui ont tenté de les tuer.

Elle lui explique que les poneys sont de nature peu amicale envers ceux qui leur font peur, sans écouter leurs explications.

Le petit d’homme écoute attentivement les paroles de la reine des changelins, il sait désormais qui étaient les tireurs qui ont essayé de les tuer.

Il demande aussi pourquoi eux aussi ont été chassés. Une jeune changeline s’approche et raconte leur façon de se nourrir.

« Te souviens-tu de ce qu’avait dit mon garde dans l’avion ? » dit Chrysalis.

« Mange-t-on son amour ? » répond Benjamin.

La grande changeline acquiesce de la tête.

« Oui, nous nous nourrissons de l’amour des autres, c’est pour cette raison que l’on a été chassés ici, dans cet environnement hostile à toute vie. »

L’enfant comprend que les poneys ne sont vraiment pas amicaux du tout, car il ne sait pas pourquoi eux ont été chassés de la sorte, ils venaient d’arriver et ils ne représentaient pas de danger.

Chrysalis lui dit que s’il a perdu son père, il a trouvé une nouvelle mère. A ces mots l’enfant vient pleurer de bonheur dans la crinière bleue de la reine. Celle-ci lui donne quelques coups de langue pour sécher ses larmes. Il a donc une nouvelle maison.

 

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Les mois passent, mais Benjamin a toujours des crises de chagrin, il ne peut pas s’empêcher de penser à son père, qui lui manque beaucoup. Même s'il passe toutes ses nuits à dormir aux côtés de la reine, il a toujours ce vide en lui.

Chrysalis a tissé un cocon confortable ou ils dorment blottis l’un contre l’autre.

La changeline éprouve un sentiment d’amour comme elle n’en a jamais connu avant. Probablement car elle n’a pas reçu cet amour.

Quand une crise de chagrin survient dans la nuit, Benjamin se réveille, il caresse le nez de la reine qui dort profondément pour faire passer son chagrin. Il a sa tête blottie sous le menton de Chrysalis, son pelage ras et très doux au touché le rassure.

 

Une nuit, il veut poser sa main sur le bout du nez de la grande changeline. Pour ne pas trop bouger, il le fait à tâtons. Mais elle a la bouche ouverte et il met la main sur la langue au lieu du nez. Dans un réflexe, Chrysalis referme sa bouche sur la petite main. Benjamin est surpris mais ne dit rien, Le contact avec la langue est plus fort encore que le nez. La langue est très douce, mais c'est aussi comme si la reine aspirait quelque chose en lui. La sensation de chagrin s’évapore presque instantanément.

Le matin, Chrysalis se réveille avec la main de l’enfant serrée entre sa langue et son palais. Elle la recrache doucement pour ne pas blesser le petit d’homme avec ses deux canines en dents de sabre.

Elle réveille l’enfant avec un souffle chaud sur son front.

« Et bien » dit-elle « pourquoi as-tu mis ta main dans ma bouche ? »

« Heu…en fait, je voulais te toucher le nez, mais tu avais la bouche ouverte et j’ai mis ma main dedans sans le vouloir et tu l’a refermée ensuite », répond Benjamin.

Chrysalis se met à rire et donne deux coups de langue sur le nez du petit humain. Ensuite elle le sort du cocon pour en sortir à son tour. Benjamin lui explique qu’il fait souvent des crises de chagrin dues aux souvenirs de son père, mais qu’il n’ose pas la réveiller et que toucher son nez le console, mais que là il a ressenti un soulagement plus grand, comme si elle avait aspiré son chagrin.

Chrysalis le regarde avec un regard profond avant de lui révéler la cause de cette sensation.

« En touchant ma langue, mon cerveau à capté un flux d’amour à cet endroit, il en a donc prélevé une infime partie, tu pensais à ton père donc j’ai aspiré un peu de cet amour, c’est pourquoi tu t'es senti si apaisé ! »

L’explication de Chrysalis tient la route. Elle lui dit aussi que depuis le début, elle sent cet amour très puissant en lui. Si se souvenir est trop pesant, elle peut aspirer ce sentiment pour que ce soit plus supportable.

« Si je comprends bien » dit benjamin « tu aspirera mes souvenirs ? »

« Non, pas exactement », dit la reine « Je drainerai le strict minimum de l’amour que tu portes pour ton père pour alléger ton cœur. »

L’idée tente fortement Benjamin, mais il ne sait pas comment cela va se passer et cela le terrifie rien que d’y penser. Chrysalis sait très bien que la douceur est primordiale, c’est pourquoi elle lui propose de faire cela la nuit dans le cocon là où ils seront surs d’être seuls et tranquilles.

La proposition rassure le jeune garçon. Le drainage se fera donc tout en douceur.

 

La journée se déroule bien, la reine des changelins a sélectionné trois de ses meilleures guerrières pour surveiller son petit protégé, de son coté, elle dirige des unités pour aller voler de la nourriture et de l’amour chez les poneys pour subsister aux besoins de sa ruche.

Les trois nourrices s’occupent bien de l’enfant, elles s’amusent à cache-cache, aux branche-loup et autres jeux.

Il ne peut pas jouer avec la génération de changelins qui vient d’éclore car ils sont trop petits, beaucoup sont encore à l’état de chenillon.

 

Le grand soir arrive. De la bonne nourriture a été rapportée. Après un bon petit repas, c’est l’heure de se coucher. La reine et l’enfant sont les derniers à se coucher après avoir fait la ronde et briefé les gardes qui surveillent la ruche pendant la nuit.

Chrysalis monte dans le cocon, s’y installe et fait monter le garçon a son tour avec sa magie. Les deux êtres se blottissent l’un contre l’autre dans le cocon.

Benjamin tremble à l’idée du drainage.

« Ne t’en fait pas, ça va bien se passer », dit Chrysalis en léchant tendrement la joue du petit humain.

« C’est simple ! » reprend-elle « Tu va mettre ta main directement sur ma langue dans ma bouche et on va s’endormir, je m’occuperai du reste, d’accord ? »

 

Quelques minutes plus tard tous deux sont endormis profondément. En plein milieu de la nuit Chrysalis se réveille, il est temps de procéder au drainage. Avant toute chose, elle s’assure bien que l’enfant dort. Une fois que tout est prêt, elle ouvre la bouche et utilise la magie de sa corne pour activer le processus d’aspiration. Elle draine petit à petit l’amour à prendre, à trop grande vitesse, cela peut affaiblir l’humain ou provoquer un choc émotionnel trop grand.

Le drainage lui prend donc énormément de temps, au moindre signe d’éveil, elle stopperait immédiatement l’aspiration.

Une fois l’opération finie, elle referme sa bouche, et serre Benjamin tendrement contre elle.

 

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Le jour se lève, le jeune garçon remue dans le cocon, ce qui réveille instantanément la grande changeline. Elle le regarde et relâche sa main.

« Comment te sens-tu ? » lui demande-t-elle.

Après quelques battements de cils, il tourne la tête à son tour.

« Et bien….. Je me sens plus léger, comme si j’avais un poids en moins. »

« Tous s’est bien passé alors ! » sourit-elle « Je t’ai retiré juste ce qu’il faut pour alléger ta souffrance ! »

Chrysalis est soulagée que son psychologique réagisse bien à l’ablation partielle d’un tel amour familiale. En réalité elle avait gardé l’amour enfermé dans sa corne au cas où il ne réagisse pas bien au drainage. Une longue séance de câlins se déroule dans le cocon douillet

La journée se passe bien, mais une envie irrésistible de retourner à l’épave du Learjet-35 se manifeste chez l’enfant. La reine et deux des nourrices l’accompagnent à l’avion. Après tous ce n’est pas une attitude étrange, car ils sont déjà revenus sur les lieux de l’accident à mainte et mainte reprise.

 

Les jours passent, les mois passent. Une année est maintenant écoulée et les demandes pour aller à l'épave sont de plus en plus fréquentes.

Les questions se bousculent dans la tête de Chrysalis, Elle en parle aux trois femelles engagées pour le surveiller pour savoir s’il leur demande cela aussi. Les trois nounous répondent que oui.

« A votre avis, c’est dû à quoi ? » demande Chrysalis.

« Je pense que c’est dû à l’ablation de cet amour », répond une des changelines.

« On a pensé à cela rapidement, ma reine ! Il se peut que ce manque essaie de se reboucher en allant sur le lieu le plus proche du souvenir », répond une deuxième.

La reine baisse la tête avant de répliquer qu’elle n’aurait peut-être pas dû retirer cet amour. Qu’a première vue, il se porte mieux, mais qu’au fond de lui cela a créé un véritable cratère qui cherche à se reboucher.

« Nous voyons bien que vous êtes inquiète, Majesté, que pouvons-nous faire pour vous aider ? »

« Vos ailes sont devenue plus étincelante ! Avez-vous remarqué ? »

« Oui je le suis ! Et oui j’ai vu cela, cela fait plusieurs jours qu’elles sont comme ça ! » répond la reine.

Chrysalis demande à ce qu’on la laisse seule pour réfléchir, les changelines lui obéissent et quittent la pièce.

Il ne faut pas plus de quelques minutes pour qu’un garde entre en trombe dans la salle du trône.

« Votre altesse ! Je sais que nous devons vous laisser seule, mais plusieurs de nos sentinelles nous ont informés que des poneys rôdent dans les parages, ils s’aventurent en grand groupe ! »

Aussitôt Chrysalis convoque tous les changelins d’urgence. En quelques instants la salle se remplit rapidement. Tout le monde ou presque est présent, mais Chrysalis ne voit pas son petit protégé. Elle demande à tous ses sujets s'ils ne l’ont pas vu, la réponse reste toujours la même. Personne n’a vu Benjamin.

La cheffe de la ruche ordonne immédiatement que l’on retrouve l’enfant au plus vite. Tous les gardes disponibles sont envoyés dans les environs de la ruche, tous en faisant attention aux groupes de poneys qui envahissent les environs.

 

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Pendant ce temps-là, à l’épave du jet, Benjamin revisite une énième fois le petit avion. Il s’installe aux commandes et actionne le yoke. Il a des souvenirs que son père lui faisait manier les commandes et jouer à voyager à travers le monde. Il sait que s’aventurer tout seul ici est très dangereux mais il est irrésistiblement attiré par l’avion. Heureusement rien ne lui est arrivé et il a pris soins de refermer la sortie de secours derrière lui.

La chance lui tourne le dos quand un groupe de poney s’approche dangereusement du Learjet.

Le jeune garçon entend les voix des poneys qui se rapprochent. Pensant qu’il s’agit de sa famille changeline, il ouvre une des vitres du cockpit pour écouter ce qu’il se dit.

« D’après nos informations, il se pourrait que l’on trouve les fleurs du souffle du poulain ici ! » dit une voix tonitruante.

Benjamin se rend compte que ce ne sont pas des changelins, il referme la vitre et court fermer tous les volets des petits hublots de la cabine passager.

« Des poneys ! » se dit le jeune humain.  « Je suis perdu ! »

Il se souvient des paroles de sa mère adoptive. Les poneys sont méchants et détruisent tout ce qui leur fait peur. Ils ont attaqué leur avion alors qu’ils avaient besoin d’aide, chassé les changelins sans les écouter.

De l’autre côté du marais, les poneys aperçoivent l’avion posé sur la berge. Ils se rapprochent de l’aéronef inerte sans la moindre hésitation, les licornes ont déjà préparé une riposte en cas d’attaque.

Les équidés sont maintenant à côté de l’appareil et forment un arc de cercle la ou ils ont pied.

Le garçon peut les entendre marcher sur l’aile gauche et monter sur la cellule. Leurs sabots résonnent dans la structure d’aluminium, ce qui terrorise encore plus le pauvre petit d’homme.

« Tiens ! Mais ce n’est pas l’engin que nous avions touché et qui s’est enfuit ? » demande un poney.

« Mais oui, tu as raison ! C’est cette chose qui a tenté de nous attaquer ! » rétorque un autre.

« Il y a une porte ! Ouvrons-la ! »

Une licorne se place en face de la porte et utilise sa magie pour forcer son ouverture. L’enfant se précipite à l’arrière de l’appareil pour se cacher. La porte finit par s’ouvrir et un poney terrestre pénètre à l’intérieur, suivi de la licorne qui a ouvert la porte. Une lumière vive illumine le bout de la corne de celle-ci ce qui permet aux deux équidés de voir ce qui se passe dans l’habitacle. Benjamin n’a pas eu le temps de se cacher dans le coffre derrière les sièges du fond, il ne peut que s’aplatir entre les deux sièges du fond qui se font face. Les deux poneys ne vont pas plus loin que la première rangée, ce qui les empêche de voir le petit humain.

« Bon ! Il n’y a rien ici ! Les occupants ont dû fuir et laisser ça ici ! »

Ils rebroussent chemin et sortent du Learjet, Benjamin se lève et marche à pas de loup vers la porte laissée ouverte. Il sait que l’avion est devenu un piège pour lui et qu’il ne pourra pas fuir s’ils le trouvent ici. Dans sa marche, il trébuche sur les accoudoirs des deux premiers sièges et s’étale de tous son long dans l’allée et frappe la mini cuisine. Les poneys qui venaient tout juste de tourner les talons se retournent et voient le jeune humain dans l’encadrement de la porte.

L’enfant sait d’avance qu’il doit fuir l’avion s’il veut avoir l’espoir de s’en tirer, il saute de l’appareil et court vers l’aile en pataugeant dans l’eau.

« Eh, Halte-là ! » crie un pégase.

Dans sa panique le petit humain hurle le nom de sa mère adoptive. Au nom de la reine des changelins, les poneys se précipitent sur le pauvre enfant.

« C’est un changelin ! » hurle une licorne, sa corne prête à tirer.

« Arrête-le, Shining ! Tu l’as en visé ! » dit un autre.

Aussitôt la licorne envoie un rayon qui vient frapper Benjamin en plein dans le dos. Au même moment un groupe de changelin surgit de derrière les arbres et attaque le groupe de poneys. Un combat violent s’engage entre les deux espèces. Les changelins sont en sous-nombre mais se battent de toute leurs forces pour protéger l’enfant inerte étendu sur l’aile. Très vite Chrysalis et deux autres patrouilles changelines arrivent en renfort. Cette fois les poneys capitulent et battent en retraite. Le combat est perdu d’avance.

Hélas Benjamin est mortellement blessé et agonise, étendu sur l’aile, sous le réacteur. Chrysalis se précipite vers lui et le tire vers elle. Il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre, l’hémorragie est trop grande et l’enfant à déjà perdu trop de sang.

La reine essaie de suturer la plaie mais cela n’empêche pas le sang de se répandre à l’intérieur du corps.

Benjamin tend faiblement sa main vers le nez de la reine.

« Ma…..Maman…. »

« Je suis là mon petit, je suis près de toi, je vais te soigner ! » répond Chrysalis d’une voix rassurante.

Elle prend la main tendue dans sa bouche et la serre doucement. A cet instant précis, elle comprend qu’elle ne pourra rien faire. Avec sa langue, elle sent le pouls ralentir inexorablement.

Elle n’a d’autre choix que d’accompagner son petit jusqu'à son dernier souffle. Les changelins ont formé un cercle de protection et assistent impuissants au drame qui se déroule sous leurs yeux.

Chrysalis s’allonge sur l’aile et sert son fils adoptif dans ses pattes. Elle veut lui procurer la plus grande douceur pour les dernières secondes qui lui restent à vivre.

Puis le moment fatidique survient. Le cœur du petit humain bat une ultime fois puis s’arrête pour toujours.

Leur reine n’a pas besoins de leur dire la tragédie, ils l’ont senti eux aussi. Certains ont les yeux brouillés de larmes.

« Votre majesté ? » ose demander un changelin.

La grande reine ne répond pas. Le changelin qui a prononcé ses mots s’approche des deux corps étendus. Il voit le regard de sa reine qui regarde l’enfant, ses lèvres remuent, dévoilant ses dents et ses deux canines pointues.

Jusqu’à présent Chrysalis a retenu ses sentiments pour ne pas effrayer Benjamin, mais à présent elle peut libérer ce qu’elle a sur le cœur.

Sans crier gare, elle laisse échapper un hurlement de douleur. Ses grands yeux sont maintenant pleins de larmes. Elle libère toute sa douleur et sa tristesse. Après quelques minutes, elle relâche la main de l’enfant, se relève et le dépose sur son dos.

Le groupe attend ses ordres.

« Retournons à la ruche ! » dit-elle d’une voix sans émotion.

Aussitôt le groupe se met en vol vers la ruche.

Une fois rendue à destination, Chrysalis dépose le corps sans vie de Benjamin sur le trône. Toute la ruche est en deuil et fait silence.

 

La nuit tombe. 

Chrysalis tisse un cocon autour du corps de l’enfant, celui-ci sera son ultime lit. Elle le laisse sur le trône jusqu’au lendemain. Elle a ordonné à plusieurs de ses gardes de veiller dessus durant la nuit. Elle s’allonge, s’isole dans un coin de la salle et s’enferme également dans un cocon.

La nuit est très mouvementée, Chrysalis se déchaine par moment. Le cocon dans lequel elle s’est enfermée se tortille violement, personne n’ose s’en approcher ou le toucher.

 

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Le jour se lève. Les changelins chargés de surveiller n’ont pas dormi de la nuit.

Chrysalis sort de son cocon, elle aussi a passé une nuit affreuse. Maintenant, il est temps de faire ses adieux. Une réunion est organisée pour savoir ou va reposer le corps de Benjamin. Le lieu voté est le Learjet. Dans la matinée, un cortège se dirige vers l’épave de l’avion. Une fois sur place, Chrysalis dépose le cocon mortuaire sur les quatre sièges du fond, elle ouvre tous les volets des hublots pour faire entrer la lumière.

Elle s’assit et se met à pleurer.

« Je suis désolée, je n’ai pas pu te protéger… La fuite de ton monde n’aura servi à rien ! …Je suis vraiment désolée mon petit !!! »

 

Après une bonne vingtaine de minutes, la reine sort de l’avion. Elle referme la porte et la scelle avec sa magie. Elle a pris soins de prendre un petit fragment de son trône. La pierre des ténèbres est directement liée à sa magie et génère une bulle ou toute magie est annulée, de ce fait aucune créature magique ne pourra forcer les portes.

Après quelques minutes de silence, le cortège retourne à la ruche. Il faut cinq bonne minutes pour que Chrysalis se détache de l’épave.

Tout le monde retourne à ses activités dans le calme et sans engouement.

Néanmoins de petits groupes se forment pour discuter de ce qui s’est passé. Beaucoup pense qu’ils devraient attaquer les poneys, leur faire payer ce qu’ils ont fait. Les langues se délient et la colère commence à monter. Cependant, la ruche préfère laisser du temps à sa reine avant de lui exposer sa pensée.

 

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Deux jours se sont écoulés depuis la mort de Benjamin. Chrysalis ne se remet pas vraiment de ses émotions mais est prête à entendre le discours de ses sujets. Pour la première fois de toute l’histoire des changelins, c’est la ruche qui convoque la reine à une réunion.

Tout le monde s’active dans la salle du trône, la reine est déjà présente et attend que tout le monde soit présent.

« Votre Majesté ! » commence un changelin « Voilà, nous voudrions vous parler de mesures à prendre contre les poneys ! »

« Oui ! Je savais d’avance que cela allait porter sur ce sujet ! » répond Chrysalis.

Une autre changeline argumente sur tous les évènements qui se sont produits et que ce sont bel et bien les poneys qui ont donné le coup en premier.

La reine les écoute attentivement, puis prend la parole.

« Vous avez raisons mes chers sujets ! Nous allons attaquer Canterlot à un moment bien propice ! Mais pour l’heure, il nous faut augmenter notre population, nous sommes trop peu nombreux face aux poneys ! »

Des acclamations s’élèvent dans la salle. Pour beaucoup de changelins, cette attaque a été de trop, il est temps qu’ils réagissent et fassent parler d’eux.

Chrysalis a en tête une autre raison. Une vengeance terrible la hante. Elle doit l’assouvir en frappant à un moment bien précis.

« Une fois que nous serons assez nombreux, nous dévorerons tout l’amour d’Equestria ! Les poneys ressentiront ce que je ressens actuellement ! »

« OUI !!!! Vive la reine Chrysalis ! » crie un des changelins.

« Faisons-leur comprend à qui ils ont affaire ! » hurle un autre.

 

Depuis ce jour fatidique, les changelins mènent une guerre sans pitié contre les habitants d’Equestria.

Quelles seront les conséquences pour les générations à venir, tant bien du côté des changelins que decelui des poneys ?

 

Vous le saurez en visionnant la série "My Little Pony : l’amitié c’est magique" !

 

 

 

FIN

 

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